Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Faits Divers

Retour

21 janvier 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Les Clercs de Saint-Viateur acceptent de verser 28 millions $ aux victimes

Agressions sexuelles

Clercs St-Viateur

©(Photo L'Action - Archives)

Pour indemniser les 375 victimes d’agressions sexuelles qui ont déposé une action collective contre elle, la congrégation des Clercs de Saint-Viateur s'est engagée à leur remettre 28 millions de dollars.

En réponse à une action collective déposée en 2017 par des victimes qui accusaient des membres et des employés des Clercs de Saint-Viateur d’agressions sexuelles, la congrégation s’est engagée à leur verser 28 millions de dollars. Jusqu’à présent, 375 victimes se sont manifestées dans cette affaire.

Une entente a été convenue entre les Clercs et les avocats représentant les victimes, mais elle ne sera présentée en audition que le 17 février devant la Cour supérieure du Québec. « À ce moment, nous allons expliquer en quoi cette entente est une bonne chose et en quoi elle respecte les droits de toutes les victimes », indique Me Justin Wee, avocat pour le cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats.

Les actes visés par l’action collective se seraient produits principalement au Collège Bourget de Rigaud, mais aussi dans au moins une vingtaine d'autres établissements de la province et notamment à Rawdon. Les 375 victimes sont essentiellement des hommes qui auraient fréquenté ces établissements contrôlés par les Clercs de Saint-Viateur. Près d’une cinquantaine d’agresseurs seraient visés dans ces dénonciations. L’une des victimes a d’ailleurs témoigné avoir été agressée une douzaine de fois par le frère Léo Brassard au milieu des années 60.

D’après les observations et les commentaires reçus par Me Wee, le versement de 28 millions de dollars semble être apprécié des victimes. « Selon les appels que j’ai eus de la part de victimes à la suite de cette entente, elles ressentent un grand soulagement. En évitant un procès, les victimes n’auront pas à témoigner à la cour », avoue l’avocat.

Pour la répartition des indemnisations, ce dernier indique qu’un ancien juge de la Cour supérieure du Québec, Claude Champagne, servira d’arbitre afin d’évaluer les dossiers. Puis, en prenant en compte des critères précis comme les sévices sexuels ou les séquelles psychologiques endurés par les victimes, il déterminera un montant d’indemnisation pour chacune d’entre elles.

Me Wee précise toutefois que, malgré cette entente, les victimes sont toujours invitées à se manifester. « La société est prête à écouter ces victimes qui ont gardé pendant des dizaines d’années toutes ces souffrances pour elles. C’est une occasion unique de pouvoir dénoncer, car, après un certain délai, il sera trop tard », soutient l’avocat. En effet, à la suite de cette audition prévue le 17 février, le juge imposera un délai. Au-delà de celui-ci, les victimes ne pourront plus réclamer justice. Il les invite donc à se manifester en contactant le bureau d’avocat et souligne que l’inscription est gratuite et confidentielle.

L’union fait la force

Une autre action collective, visant cette fois le diocèse de Joliette, avait aussi été déposée en décembre 2019 par un regroupement de victimes d’agressions sexuelles, qui auraient été commises à partir de 1940. Le cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats défend également cette cause qui a dû être suspendue en cours de route à la demande des avocats du diocèse de Joliette afin de se concentrer sur les discussions de règlements dans un autre dossier contre le diocèse de Montréal.

À ce jour, l’action collective a permis de regrouper 13 victimes. Me Justin Wee mentionne que, depuis le dépôt de cette action, neuf de ces dénonciations concernent le défunt prêtre Bernard Forest. La victime principale, nommée A. B., demande des dédommagements pour les agressions qu’elle a subies entre ses 7 à 10 ans par l’abbé Forêt. D’autres victimes ont également identifié les prêtres Bruno Breault, Bernard Lefebvre, Bruno Drolet (c.s.v) et Jean-Marie Payette comme étant leur agresseur.

Pour l’instant, toutefois, Me Wee indique qu’« il est encore trop tôt pour préciser le montant réclamé en totalité ». Mais il réitère que plus le nombre de dénonciateurs sera grand, plus l’action collective aura un poids important et pourra éventuellement faire changer les choses.

Les personnes concernées par ces actions collectives peuvent contacter le cabinet d’avocat au 514 527-8903 ou communiquer directement avec Me Justin Wee par courriel à l’adresse jw@adwavocats.com.

Commentaires

23 janvier 2022

Marie Louise Laurin

Il serait peut-etre bon de tenir compte des repercussions et dommage causer a ceux qui ont souffert tout en soutenant la victime dans leur vie……

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web Joliette - Caméléon Média