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07 décembre 2021

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Elle se dédie au bien-être des lapins et sauve plus de 150 petites vies

Un refuge à Saint-Charles-Borromée

Dominique Gamelin

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

C’est grâce à Poupoune que Dominique Gamelin a décidé de se lancer dans cette grande aventure.

Après avoir adopté une lapine abandonnée et mal en point, Dominique Gamelin a choisi de faire une différence dans la vie de ces petites bêtes. « Quand je l’ai vue avec ses ongles en tourbillon, tellement ils étaient longs, mon cœur a fendu et je me suis dit que je n’avais pas le choix de faire quelque chose! » Presque un an et demi plus tard, ce sont 147 lapins qui ont été stérilisés et plus de 130 qui ont trouvé une famille grâce au refuge qu’elle a ouvert, Sauvetage lapins et compagnie. 

C’est en juin 2020, avec l’aide d’une de ses amies, que la citoyenne de Saint-Charles-Borromée s’est lancée dans ce projet. La région étant confrontée à un nombre important d’abandons et à une surpopulation, la nécessité de ce refuge a vite été prouvée. En moins d’un mois, on lui avait déjà confié 17 lapins abandonnés.  

« Les gens m’appelaient; les vétérinaires, les contrôleurs animaliers, ça arrivait de partout, mais je ne pouvais pas en accueillir 50 chez moi!» Mme Gamelin a donc décidé de fonctionner avec des familles d’accueil, tout en conservant le siège social chez elle.  

Lors de sa rencontre avec L’Action, elle pouvait compter sur 40 de ces familles bienveillantes, presque toutes situées dans Lanaudière, et en cherchait toujours davantage. D’ailleurs, Sauvetage lapins et compagnie a temporairement dû cesser d’accueillir de nouveaux lapins par manque de familles volontaires et de matériaux. 

Lapins

©(Photo gracieuseté)

« Ce sont vraiment ces familles, dans lesquelles vivent les lapins, qui font la différence et on en prend grand soin! » Tout le matériel leur est fourni comme les enclos, puisqu’aucun lapin n’est en cage à travers le refuge, ainsi que le foin. De plus, un suivi serré est effectué avec ces dernières.  

Le refuge caresse l’objectif d’avoir son propre local dans l’avenir, mais malgré les dons reçus et l’argent récolté lors des campagnes de financement, le manque de fonds demeure un obstacle. La fondatrice y investit, elle-même, beaucoup de son argent et de son énergie, mais il s’agit parfois d’un réel défi avec son autre travail et ses quatre enfants. 

«Ce n’est pas toujours facile, mais je ne lâcherai jamais le refuge parce que ça m’amène un grand bien-être. C’est un défi pour moi de remettre des lapins sur pied et de corriger leurs troubles de comportement. Ce qui me motive, c’est de voir de belles réussites», a ajouté la directrice qui est aidée dans cette grande aventure par deux autres bénévoles.

Lapin

©(Photo gracieuseté)

Lapin

©(Photo gracieuseté)

Plusieurs lapins ont trouvé une famille grâce au refuge, dont Alfred.

Des histoires marquantes 

Parmi ces belles réussites, elle se souvient d’Alfred qui est arrivé au refuge avec un abcès si gros qu’il avait un côté du visage défiguré et de Hope qui avait 18 trous, remplis de larves de mouches, dû à des morsures. Les deux ont été soignés, adoptés et vivent maintenant un parfait bonheur dans leur famille.  

Lorsque des lapins ont ainsi besoin de soins d’urgence, une collecte de fonds est effectuée et le refuge prend bien soin de mettre l’histoire du lapin, des photos et toutes les factures afin que les donateurs puissent voir l’évolution du dossier. 

Mme Gamelin est parfois appelée sur les lieux de saisies effectuées par la Sûreté du Québec et est souvent confrontée à des bêtes en carence nutritionnelle ou d’autres qui sont laissées dans leurs excréments. Un dossier en maltraitance a même été créé à Joliette pour un lapin qui avait été battu par des jeunes et qui avait la colonne fracturée.   

Depuis l’ouverture du refuge, ce sont cinq euthanasies qui ont dû être effectuées, car les lapins étaient trop malades ou avaient subi trop de maltraitance. «Malheureusement, ça arrive que certains décèdent, mais nous y allons un lapin à la fois et chaque fois qu’un animal est adopté, c’est une petite vie de plus de sauvée! » 

Des colonies dans plusieurs villes 

La fondatrice du refuge dénonce le fait qu’il n’y ait pas de lois pour encadrer les élevages amateurs, dans lesquels les lapins n’ont parfois ni eau ni nourriture. De plus, elle aimerait qu’un nombre maximum de lapins par foyer soit fixé par des lois municipales comme c’est le cas pour les chiens et les chats afin de contrôler la surpopulation.  

Un phénomène d’abandons est aussi bien présent dans la région. « Avec la pandémie, beaucoup ont acheté des lapins sur un coup de tête et certains les ont relâchés à l’extérieur. Ce qui a créé des colonies dans certaines villes comme à Sainte-Julienne et à Saint-Lin-Laurentides.  

En effet, Mme Gamelin raconte qu’un homme a relâché quelques lapins, il y a environ trois ans, et qu’à l’automne 2020 il y en avait près de 150 dans son domaine. Avec l’aide du Carrefour Canin, des débuts de colonies ont aussi été contrôlés à Notre-Dame-des-Prairies et à Saint-Félix-de-Valois. « Il faut que les gens soient responsables de leurs animaux, si tu décides de les abandonner, ne les mets pas dehors! » 

Le fait que la plupart des lapins ne soient pas stérilisés n’aide pas à ce problème de surpopulation. De son côté, le refuge fait affaire avec l’un des rares endroits certifiés en animaux exotiques pour toutes ses stérilisations, la vétérinaire Véronique Marion a d’ailleurs été l’un des piliers du refuge, mais Mme Gamelin déplore que certains contrôleurs animaliers et animaleries vendent ces animaux sans en faire la stérilisation.  

Elle ajoute qu’il y a une grande méconnaissance des besoins des lapins autant chez les citoyens que chez certaines animaleries. «Ils vendent des lapins de moins de six semaines, alors que c’est illégal et ils mettent de la ripe dans toute la cage, bien que cela peut causer des problèmes respiratoires. »   

Elle continue en indiquant que les lapins doivent boire dans des bols et non dans des bouteilles et qu’ils nécessitent autant d’attention qu’un chien ou un chat. « Ils ont besoin de 15 minutes d’entretien par jour, de trois heures de liberté et de deux tasses de légumes. D’une coupe de griffes aux deux mois, d’un limage de dents et ils sont trop fragiles pour être laissés seuls quelques jours. Ce ne sont pas des peluches! » 

D’ailleurs, elle préfère que les gens deviennent famille d’accueil avant d’adopter un lapin. Ils peuvent ainsi voir si cela convient réellement à leur mode de vie. «On demande un six mois d’engagement comme famille d’accueil. Certaines nous quittent après leur premier lapin, car elles décident de l’adopter, mais c’est parfait comme cela! » 

lapin

©(Photo gracieuseté)

Faire une différence 

Ceux qui souhaitent devenir famille d’accueil ou adopter peuvent consulter la page Facebook Sauvetage lapins et compagnie. Il y a présentement 40 lapins en adoption, «en encourageant un refuge, ça permet de sauver deux lapins. Puisque lorsqu’un est adopté, ça permet à un autre d'entrer!» À noter que le refuge accueille aussi des petits animaux comme des hérissons, des cochons d’Inde et des furets. 

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