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01 juillet 2021

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Une nouvelle association pour les Marches du rein de Lanaudière 

Centre d’amitié autochtone de Lanaudière 

Daniel Niquay

©Photo gracieuseté - Sonia Joly - L'Action

@BV:Daniel Niquay, coprésident de la Marche du Nord de Lanaudière, représente les membres de la nation atikamekw qui souffrent de problèmes rénaux.<@CP>(Photo gracieuseté – Sonia Joly)<@$p>  

Les Marches du rein du Nord et du Sud de Lanaudière se dérouleront de nouveau cet automne. En septembre et en octobre, les Lanaudois pourront marcher et soutenir financièrement la Fondation du rein. Cette année, toutefois, la Fondation a décidé de s’associer avec un autre groupe, soit le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL).  

Des marches présentielles et virtuelles  

Les deux Marches du Nord et du Sud de Lanaudière ont été annoncées lors d’une conférence de presse le 22 juin. Celle du Nord se déroulera le 12 septembre 2021 dans le Parc Louis-Querbes de Joliette. Pour celle du Sud, les Lanaudois devront attendre au 3 octobre pour y participer et devront se rendre au parc de l’Île Lebel à Repentigny. La Fondation du rein invite également les personnes, qu’elles soient seules ou en famille, à prendre des vidéos ou des photos de leur marche et à organiser des collectes de dons chacune de leur côté.  

Les dons et le financement des partenaires serviront à financer la recherche afin éventuellement de trouver un traitement aux maladies du rein. L’argent permettra aussi d’offrir des services et des programmes pour les personnes souffrant de problèmes rénaux. La Fondation s’engage également à utiliser les dons dans le but de sensibiliser la population dans l’objectif de prévenir ces maladies.  

Selon Richard Parent, président de la section de Lanaudière pour la Fondation du rein, une personne sur 14 est atteinte de maladies rénales connues ou inconnues. Ces maux peuvent toucher des personnes de tous âges, adolescents comme personnes âgées. Il existe de multiples causes, mais les plus connues sont la consommation de boissons énergisantes et de nourriture malsaine. « Présentement, le seul moyen de gagner des années de vie, c’est une greffe », avoue-t-il.  

Soutenir la nation atikamekw  

Pour l’année 2021, les Marches du rein sont organisées en partenariat avec le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière. Pour représenter la nation atikamekw, Daniel Niquay s’est porté volontaire en tant que coprésident de la Marche du rein du Nord de Lanaudière.  

M. Niquay est lui-même en attente d’une transplantation et est sous dialyse depuis 2017. Il raconte avoir ressenti les symptômes de sa maladie bien avant : « Je n’avais plus de force, je m’endormais tout le temps. Les derniers six mois avant 2017, j’avais tout le temps froid. » Pour suivre ses traitements, il a dû quitter Manawan pour s’installer à Joliette et doit dorénavant rester près de l’hôpital en toute circonstance. « La dialyse, c’est tout un calvaire, mais il y a de l’espoir. […] Je participe à cet événement dans l’espoir de pouvoir [inviter] les donneurs à se manifester et à nous donner un second souffle », déclare-t-il. M. Niquay espère avoir rapidement une greffe de rein pour lui permettre de voir grandir ses enfants et ses petits-enfants. « Ma femme est déjà partie. Je suis le seul grand-parent qui leur reste », conclut-il. 

Des maladies qui « déstabilisent » les Atikamekws 

Partout au Québec, des membres de la communauté atikamekw souffrent de maladies rénales et doivent souvent se déplacer pour être près d’un hôpital. C’est le cas des membres de la communauté de Manawan. Les personnes devant suivre un traitement de dialyse doivent aller vivre dans les grandes villes, dont Joliette.  

Kati Niquay, coordonnatrice en santé et services sociaux pour le CAAL, souligne que ces déplacements et ces changements sont « déstabilisants », à la fois pour les individus, mais aussi pour la communauté atikamekw. « Se retrouver en ville, se trouver un logement, [s’acheter] des meubles » sont des défis que les malades doivent surmonter tout en devant suivre leurs traitements. Mme Niquay indique que cette association pour les Marches du rein est très importante pour ces raisons et bien d’autres : « On trouvait cela important que les personnes qui sont déménagées [pour être dialysées] puissent avoir aussi des services de partenaires extérieurs. »  

Les organisateurs des Marches du rein invitent les gens à former leurs équipes et à participer aux événements ou encore à encourager ceux et celles qui y participent.  

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