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01 octobre 2020

Renée-Claude Doucet - rcdoucet@lexismedia.ca

Deuxième vague : le virus s’est propagé plus vite que prévu

Les explications du CISSS de Lanaudière

COVID-19

©Depositphotos

La deuxième vague s'est fait sentir plus rapidement que prévu.

Alors que le sud de Lanaudière entre au palier 4, soit l’alerte rouge maximale, et que le nord passe en mode orange, le CISSS de Lanaudière a tenu à faire le point sur la situation entourant la pandémie de COVID-19 dans la région. Le directeur régional de la Santé publique, le Dr Richard Lessard, s’est notamment penché sur les changements de paliers qui se sont avérés beaucoup plus rapides que prévu.

« Plusieurs ont remarqué que notre région est passée rapidement du vert à l’orange ou au rouge. Certains disent même que le nombre de cas n’explique pas ces changements, a soulevé le Dr Lessard. Il faut dire que l’approche des couleurs a été conçue dans la perspective que la deuxième vague arriverait lentement. Nous pensions ainsi avoir le temps de voir ce qui se passe graduellement et ajuster les mesures au fur et à mesure que le nombre de cas augmenterait. Or, l’augmentation du nombre de cas s’est fait sentir très rapidement, notamment à Montréal, Québec et Laval. C’est ce qui nous a amenés à changer de palier aussi vite, dans une perspective de prévention. »

 

Des chiffres inquiétants

 

Même s’il indique que nous sommes loin des quelque 115 cas par jour qui étaient enregistrés au printemps, le directeur régional de la Santé publique s’inquiète des chiffres récents.

 

« Le nombre de cas a plus que doublé dans les sept derniers jours, insiste-t-il. Nous sommes passés de 91 à 197 cas, ce qui nous donne de 35 à 40 cas par jour. Dans les deux MRC du sud (L’Assomption et Les Moulins), le nombre a presque triplé, passant de 58 à 162. »

 

Au nord de Lanaudière, la MRC de Montcalm est préoccupante, fait savoir la Santé publique. « À l’intérieur d’une semaine, nous sommes passés de 6 cas à 21 », chiffre M. Lessard en précisant que le CISSS surveille ce secteur afin de savoir ce qui explique cette augmentation.

 

Dans la MRC de Joliette, si la propagation se voyait inquiétante lors de la première vague, la situation est différente pour la deuxième. « Actuellement, ça va bien dans Joliette. Le nombre de cas diminue, mais nous restons à l’affut parce que la MRC de L’Assomption est tout près. Lors de la première vague, les cas de L’Assomption et Les Moulins ont monté vers Joliette. »

CISSS Richard Lessard

©Archives

Le Dr Richard Lessard, directeur régional de la Santé publique

Peu de cas dans les écoles

 

Les cas rencontrés en ce moment touchent les personnes de moins de 60 ans, partage le Dr Lessard. « La transmission communautaire demeure importante, donc l’ensemble de la population est néanmoins susceptible de contracter le virus. »

 

Du côté des écoles, 15 milieux scolaires sont actuellement touchés par la COVID-19. Six de ces 15 milieux comptent plus d’un cas. Au total, ce sont 32 enfants qui ont testé positif, un nombre plutôt restreint d’après la Santé publique.

 

En ce qui a trait aux services de garde, il y a six milieux qui comptabilisent au moins un cas. Il n’y a aucune éclosion recensée, ce qui est plutôt positif selon le Dr Lessard.

 

Dans la même maison

 

La majorité des cas se retrouve chez des personnes qui habitent dans une même demeure, poursuit le directeur régional de la Santé publique. « Père, mère, frère, sœur… ils se contaminent entre eux. Souvent, l’un attrape le virus à l’extérieur et le ramène à la maison. »

 

Il y a 24% des cas, dits « communautaires », dont la Santé publique n’a pas trouvé la cause de l’infection; 12% sont issus des travailleurs de la santé et 10% des cas proviennent des milieux de travail en général.

 

« En général, pendant les heures de travail, les mesures sont très bien respectées. Le problème se trouve lors des pauses ou en dehors du milieu… c’est à ce moment que les mesures ne sont pas respectées », souligne le Dr Lessard en demandant aux travailleurs de demeurer vigilants, plus que jamais.

 

Enfin, le directeur régional de la Santé publique s’adresse aux personnes qui ont des maladies chroniques et qui sont âgées de  plus de 60 ans. « Il y a 20% des gens atteints qui sont asymptomatiques, donc on ne sait jamais qui est positif ou non. Je vous conseille de considérer toute personne devant vous comme une personne infectée et de maintenir la distanciation. »

 

Un cas aux soins intensifs

 

De son côté, Daniel Castonguay, président-directeur général du CISSS de Lanaudière fait savoir que le CISSS a fait ses devoirs et qu’il est prêt à affronter la deuxième vague. « Nous nous sommes préparés en amont. Notre but premier est d’éviter toute éclosion en milieu de soins et de services. »

 

Quant aux cas d’hospitalisations, le CISSS de Lanaudière enregistre présentement un seul cas aux soins intensifs. « Nous avons une seule éclosion chez nos employés, dans un CLSC. Il n’y a pas de clientèle touchée et les employés sont retirés du travail pour la période demandée. »

 

M. Castonguay précise que les activités régulières du CISSS de Lanaudière sont maintenues, malgré le fait qu’elles n’ont pas été reprises à 100 %, notamment en raison du personnel qui a dû s’absenter.

 

Daniel Castonguay

©Photo Jean Chevrette - L'Action

Daniel Castonguay, président-directeur général du CISSS de Lanaudière

Enfin, au niveau du dépistage, le CISSS de Lanaudière effectue environ 5 000 tests par semaine. « Nous avons eu un épisode difficile du 21 au 23 septembre, qui a fait en sorte que nos délais ont été très longs, mentionne le président-directeur général. La situation se résorbe, nous devrions être capables de revenir aux délais souhaités de 24 à 48 heures. »

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