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18 septembre 2020

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Un automne sous le thème de l’appropriation au Musée d’art de Joliette

Nouvelles expositions

Automne 2020

©Photo Élise Brouillette - L'Action

L’équipe du Musée d’art de Joliette et certains de ses partenaires lors du dévoilement de ses expositions d’automne.

L’équipe du Musée d’art de Joliette (MAJ) a présenté les trois expositions de sa programmation d’automne, le 17 septembre, en conférence de presse. Ces dernières aborderont, chacune à leur manière, le thème de l’appropriation.

Le directeur général du MAJ, Jean-François Bélisle, a abordé les défis qu’a relevés l’institution au cours des six derniers mois. « Quatre jours après la fermeture, en mars, nous lancions Musée en quarantaine, une initiative créée par l’équipe du MAJ. Nous avons reçu plus de 400 œuvres de la communauté et ça se poursuit. »

Le Musée d’art de Joliette fut parmi les premiers à rouvrir ses portes le 9 juin et l’un des seuls à offrir un camp de jour grâce à la collaboration de plusieurs partenaires. « Ce fut un très gros défi au niveau communautaire. »

Le 15 août, le MAJ fut le premier musée au pays à tenir un vernissage nouveau genre.

Jean-François Bélisle a déclaré que le Musée d’art de Joliette devra se réinventer au niveau philanthropique. Ses pertes actuelles au niveau financier sont de l’ordre de 600 000 $, soit 30 % du budget annuel de l’institution muséale. C’est ainsi que le 10 octobre, une campagne de dons en ligne sera lancée, de même qu’un encan-bénéfice virtuel.

Les expositions

Cet automne, le MAJ propose l’exposition <Regards en dialogue : Hébert, Laliberté, Suzor-Côté et Fleming. La collection A.K. Prakash de sculptures historiques, un don au Musée d’art de Joliette. Cette exposition met en lumière la collection de bronzes de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Alfred Laliberté et Louis-Philippe Hébert, offerte au Musée par A.K. Prakash. Cette dernière propose un regard neuf sur des sculptures du tournant du 20e siècle, présentées au cœur d’une imposante installation de l’artiste canadien Nicolas Fleming, qui se veut une reproduction de la Maison Antoine-Lacombe. « Cette installation immersive nous permettra de jeter un regard différent sur ces œuvres, de les expliquer et de les questionner », a précisé M. Bélisle. Les questions d’identité et de colonialisme seront notamment abordées. La nouvelle collection de bronzes fera l’objet d’une publication qui paraîtra en décembre.

Les visiteurs découvriront également l’exposition Somebody Nobody Was…[Quelqu’un que personne n’était…] de Joseph Tisiga. Cette dernière présente les plus récents fruits d’une démarche visant à bousculer les frontières culturelles associées au fait d’être issu d’une Première Nation au 21e siècle. L’artiste intègre dans son exposition de faux artefacts autochtones fabriqués dans les années 1950 par Oliver Jackson, un artisan d’origine anglaise. Anne-Marie St-Jean Aubre, conservatrice à l’art contemporain, a souligné que Joseph Tisiga aborde entre autres la complexité de la notion d’appropriation culturelle.

Le MAJ propose de plus l’exposition Infiltrations de l’artiste Philippe Allard. Son nouveau corpus d’œuvres est réalisé à partir de matières résiduelles de plastique qui infiltreront tous les espaces du musée, tant ses salles d’expositions, ses aires publiques que son architecture. Il s’agira de suivre la trace des œuvres, souvent laissées dans des endroits insolites et découvrir au fil de la visite le parasitage de l’institution imaginé par l’artiste. Philippe Allard vise notamment à faire réfléchir à la surconsommation de plastique et aux enjeux entourant la gestion des matières résiduelles.

L’exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren lancée le 15 août se poursuit aussi jusqu’au 10 janvier. La poète ouvre ici les portes de sa collection personnelle afin d’illustrer les rapports étroits entre art et littérature.

Activités culturelles

Ariane Cardinal, conservatrice à l’éducation au MAJ, a présenté la multitude d’activités culturelles au programme cet automne.

Visites commentées, conférences boîtes à lunch, Matinées créatives, ateliers de création avec modèle vivant par Ghyslaine Beaufort, concert intime du Montréal Guitare Trio, poursuite du projet créatif numérique Musée en quarantaine et sprints des Muséniaux sont notamment au menu. Certains ateliers seront également proposés en mode virtuel.

Ariane Cardinal a souligné que via le projet Art en boîte, le public pourra se procurer une boîte remplie de matériel d’artiste, de conseils et d’activités de création en lien avec les expositions présentées au MAJ et ses collections. La boîte donne droit à deux ateliers créatifs en ligne.

Soulignons finalement la création de la nouvelle aire éducative Famille René Préville. Cet automne, les petits seront notamment invités à participer à une œuvre collective inspirée de l’artiste Nicolas Fleming.

 

©Photo Élise Brouillette - L'Action

Jean-François Bélisle, directeur général et conservateur en chef du MAJ.

©Photo Élise Brouillette - L'Action

Anne-Marie St-Jean-Aubre, conservatrice à l’art contemporain.

©Photo Élise Brouillette - L'Action

Ariane Cardinal, conservatrice à l’éducation.

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