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22 février 2020

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

Ralentie par manque de main-d’œuvre

Robert Hydraulique

Jonathan Lesage

©(Photo L'Action - Steven Lafortune)

En raison de la pénurie de main-d’œuvre, l’entreprise Robert Hydraulique est freinée dans sa croissance, rapporte son président Jonathan Lesage.

Depuis son déménagement, en 2014, dans le parc industriel de Lanoraie, l’entreprise Robert Hydraulique a le vent dans les voiles. Spécialisée dans la construction de nacelles, son expertise lui a ouvert les portes du monde. Toutefois, le manque de main-d’œuvre freine son ascension et son président, Jonathan Lesage, doit composer avec ce défi. C’est pourquoi, en compagnie d’une vingtaine d’entreprises, il a signé une lettre ouverte des Manufacturiers et exportateurs du Québec sommant la Coalition Avenir Québec d’agir rapidement.

Selon cette missive, 1900 emplois sont à pourvoir dans le secteur manufacturier dans la province. Cette pénurie freine la progression de l’entreprise. Jonathan Lesage a révélé qu’elle a peine à suffire, malgré beaucoup d’heures supplémentaires.  

« Il y a des gars qui travaillent 60 heures par semaine. On est limité à pouvoir offrir nos services et aller chercher différents créneaux parce qu’il nous manque de personnel. On ne suffit pas avec les gens que nous avons. La bonne saison n’est même pas commencée que nous sommes réservés 7 mois à l’avance. » 

Le président de Robert Hydaulique a tenté par tous les moyens de combler les nombreux postes disponibles au sein de l’entreprise.  

« Disons qu’on a été créatif. On a essayé de toutes les manières imaginables de dénicher de la main-d’œuvre. On a fait affaire avec trois agences, on se sert du site d’Emploi-Québec, où l’on annonce également. On a approché les écoles pour leurs finissants, on offre des stages rémunérés, des primes de référencement. On a même une pancarte sur le bord de l’autoroute! », énumère-t-il, ajoutant qu’il est plus facile de convaincre un travailleur avec une visite des installations. 

Selon ses dires, les seuls moyens trouvés afin de combattre cette pénurie ont été le référencement à l’interne ainsi que la formation de ses propres employés. Avec des produits touchant des domaines tels que l’électronique, l’électrique, la mécanique et l’hydraulique, l’entreprise forme ses travailleurs dans des spécialités avec lesquelles ils ont moins de connaissances.  

« Aujourd’hui, on n’engage pas quelqu’un pour ses compétences, mais pour son attitude. C’est super important. Quelqu’un qui ne connaît pas le domaine, mais qui a un désir d’apprendre, nous allons le lui montrer. Ce sont d’ailleurs nos plus beaux succès. Certains sont maintenant devenus directeurs. L’avancement est basé sur l’attitude. Les compétences suivront », a confié celui qui cherche notamment des dessinateurs, des techniciens en ingénierie ainsi que des conseillers techniques. 

Une progression fulgurante 

Fondée en 1991 et basée auparavant à Le Gardeur, Robert Hydraulique a connu une progression fulgurante dans les dernières années. En 2014, l’entreprise ne comptait que 17 employés. Aujourd’hui, elle approche le cap des 50. 

Spécialisée en élévation de personnes, elle fabrique des échelles aériennes hydrauliques, communément appelées nacelles. Elle exporte partout dans le monde, notamment aux États-Unis, en Inde et en Corée.  

« On est parti d’une industrie qui n’était plus viable en raison des lois de charge à une industrie viable et grandissante depuis quelques années. Tout cela grâce à notre innovation dans nos produits par le biais de notre département d’ingénierie et de développement », fait-il savoir. 

Résultat : l’entreprise devient le plus grand manufacturier du genre en Amérique. Manquant d’espace pour répondre à la demande, la compagnie déménage dans le parc industriel de Lanoraie dans l’optique de combler deux objectifs ; rapatrier la sous-traitance qui traînait en longueur et le contrôle de la qualité. 

« On a presque doublé la superficie pour augmenter notre capacité de production. Plusieurs points se sont automatisés, mais on a encore besoin de main-d’œuvre pour la maintenance, l’assemblage et l’installation. » 

Déjà, une deuxième phase s’active en 2020. Au coût de 2 M$, un département de service et développement, en plus de portes additionnelles pour la maintenance de véhicules, seront ajoutés.  

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