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30 avril 2019

Christian Belhumeur-Gross - cbelhumeurgross@lexismedia.ca

Sensibiliser les femmes à l’impact du travail invisible et de la charge mentale

Centre de femmes Marie-Dupuis

Centre Marie-Dupuis

©(Photo l'Action - Christian Belhumeur-Gross) - L'Action

Marie-Christine Laroche, Roxanne Pelletier et des membres du CA du Centre de femmes Marie-Dupuis.

COMMUNAUTAIRE. Le 25 avril marque la clôture de la campagne de sensibilisation lancée par le Centre de femmes Marie-Dupuis en octobre dernier. Cette campagne avait pour objectif d’accentuer la visibilité de l’organisme et mieux expliquer son rôle dans l’espace public. Le Centre Marie-Dupuis profite également de l’occasion pour mettre de l’avant la notion du travail invisible. 

C’est devant une dizaine de personnes que s’est tenue le 25 avril dernier la conférence de presse soulignant la clôture de la campagne de sensibilisation et de visibilité en court depuis octobre. Marie-Christine Laroche, coordonnatrice de l’organisme et Roxanne pelletier, agente de vie communautaire, ont présenté le bilan de la campagne «Donne-toi de l’air» qui fut mise de l’avant par le regroupement des centres de femmes et qui visait à faire connaître, mais également clarifier la mission d’un organisme comme le Centre Marie-Dupuis. « Beaucoup de femmes confondent encore les centres de femmes avec les centres d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Les centres de femmes abordent la problématique de la violence, mais c’est avant tout un milieu de vie, dont la mission est de briser l’isolement des femmes via des services offerts gratuitement, des ateliers éducatifs et des actions collectives » souligne Mme Pelletier.  

Des actions concrètes 

Tout au long de la campagne, le regroupement des centres de femmes a procédé à des activités afin d’accentuer la visibilité des différents centres. Le recueillement de témoignages, un marathon d’écriture en partenariat avec Amnistie internationale de même qu’un café-rencontre portant sur la violence envers les femmes ont ponctué la campagne dans la région, sans oublier la Journée internationale des femmes le 8 avril dernier. La campagne s’est également transportée sur les réseaux sociaux avec la publication de mèmes visant à faire connaître les centres de femmes.  

Concernant les résultats de la campagne, Mme Pelletier s’est dite satisfaite, soulignant une participation active au Centre Marie-Dupuis et surtout, un rajeunissement de la clientèle.  

# C’estAussiDuTravail 

Pour clôturer cette campagne, le Centre Marie-Dupuis et le regroupement des centres pour femmes souhaitent mobiliser les femmes autour du concept de travail invisible. Dans le cadre de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses le 1er mai prochain, elles mettront en lumière le travail invisible que font les femmes chaque jour.  

L’organisme définit le travail invisible comme tout travail qui n’est pas officiellement reconnu, tel que le bénévolat, les tâches ménagères et l’organisation familiale. Il s’agit d’une forme de travail qui incombe souvent aux femmes. De ce travail invisible découle la charge mentale vécue par de nombreuses femmes qui ont l’impression de porter le fardeau de l’organisation familiale sur leurs épaules. Pour souligner le travail invisible, le Centre Marie-Dupuis sera actif sur les réseaux sociaux en publiant des photos où des femmes montrent des tableaux blancs où est décrit une charge mentale avec le # C’estAussiDuTravail. Le regroupement des centres de femmes mettra également en ligne un calculateur des heures passées à travailler gratuitement afin de sensibiliser les femmes et leurs proches au travail invisible. L’organisme encourage également, dans la mesure du possible, à faire grève du travail invisible le 1er mai prochain. 

Des mentalités qui évoluent 

Questionnée à savoir si le fardeau et la charge mentale qui incombe aux femmes tend à diminuer chez les plus jeunes générations où une conception plus égalitaire du couple et des rapports hommes-femmes semble émerger, Mme Laroche soutient que les mentalités évoluent graduellement, mais qu’il reste encore beaucoup de travail à faire et beaucoup ne sont simplement pas conscients de l’existence de cette charge mentale et de son impact sur la santé des femmes.  

Le message mis de l’avant par l’organisme s’adresse principalement aux femmes. Mme Laroche souligne qu’elle aimerait qu’une campagne destinée aux hommes afin de les sensibiliser à la problématique de la charge mentale vécue par les femmes au sein du couple soit lancée. Or, les fonds ne sont pas au rendez-vous pour le moment.  

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