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05 Juin 2018

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Voir la personne avant son handicap

©(Photo gracieuseté)

SENSIBILISATION. Voir la personne avant son handicap, voilà le message que veulent passer une trentaine d’organismes de Lanaudière qui participent à une campagne de sensibilisation contre les préjugés envers les personnes handicapées.

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Trouble du spectre de l’autisme, déficience intellectuelle, problèmes de langage, handicap physique, voilà des exemples de déficiences qui peuvent survenir chez des individus.  Ces personnes doivent régulièrement composer avec certaines difficultés et parfois, avec les préjugés des autres, souvent issus de la méconnaissance ou de l’ignorance.

Mal nommé

« Ce ne sont pas des préjugés nommés pour mal faire, plutôt pour comprendre, mais, parfois, ce peut être mal nommé », mentionne Lysiane Panagis, agente de développement à l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de Lanaudière.

L’organisme, qui en regroupe une trentaine, souhaite sensibiliser la population aux différences des personnes handicapées, à la maladresse dont elle peut faire preuve et surtout, qu’elle prenne conscience que derrière chaque handicap se trouve une personne à part entière. C’est pourquoi elle a mis sur pied, dans le cadre de la Semaine des personnes handicapées, une campagne régionale de sensibilisation déployée à l’aide de « vox pop » identifiant des idées préconçues et déboulonnant des mythes concernant les personnes vivant avec un handicap.

« Par exemple : est-ce qu’une personne aveugle peut être autonome ? Oui. Est-ce qu’une personne autiste a un avenir? Oui, tout le monde a un avenir et des possibilités dans la vie », exprime Lysiane Panagis.

« Ce peut aussi être le mal être de ne pas savoir comment réagir, par exemple envers une personne avec une déficience intellectuelle ou avec un trouble de langage, souligne Sabine Roblain, directrice générale de l’Association des personnes handicapées physiques et sensorielles de Joliette (APHPSSJ). Il m’est arrivé une situation où une personne avec un problème de langage s’est présentée à la caisse. L’employé l’a questionnée une première fois, une deuxième fois et, la troisième fois, c’est comme si l’autre personne n’existait plus. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est qu’elle ne savait pas comment réagir. »

Exclusion

Sabine Roblain déplore que les personnes handicapées soient parfois exclues de la société.

« Par exemple, dans les écoles, les aveugles, les malentendants, les personnes en fauteuil roulant ne sont pas nécessairement dans les mêmes classes que les autres. Ce qui fait en sorte que la réalité de ces personnes handicapées n’est pas connue », dit-elle.

Selon elle, l’exclusion des personnes handicapées peut faire en sorte qu’elles ne soient pas toujours considérées « comme des semblables ».

« On exclut beaucoup sans le vouloir parce qu’on n’a pas été habitué à les inclure », poursuit Sabine Roblain.

Selon elle et Lysiane Panagis, il reste encore « un long chemin » à parcourir vers l’atteinte d’une société complètement inclusive. Elles croient que de petites actions peuvent faire une grande différence, comme faire preuve d’ouverture, de compréhension et de respect envers les personnes handicapées.

« Ce qu’il faut retenir, c’est vraiment de mieux apprendre à connaître la personne derrière le handicap, plutôt que de s’arrêter au handicap », relève Sabine Roblain.

La Semaine des personnes handicapées se tient du 1er juin au 7 juin 2018.

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