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10 octobre 2018

Christian Belhumeur-Gross - cbelhumeurgross@lexismedia.ca

L’état de certains lacs inquiète des résidents

Saint-Damien

Lac Jonc

©(Photo L'Action - Christian Belhumeur-Gross) - L'Action

Le barrage du lac Jonc.

ENVIRONNEMENT. Le faible niveau d’eau des lacs Jonc et Lachance à Saint-Damien sème l’inquiétude chez les riverains et ces derniers craignent de voir l’état de leur lac se détériorer. Plusieurs d’entre eux pressent la municipalité d’agir.  

Situé dans le nord de la municipalité, aux limites de la municipalité voisine de Sainte-Émélie-de-l’Énergie, se trouve le lac Jonc. Plus d’une dizaine de résidents et villégiateurs occupent les rives de ce lac. Depuis plus d’une dizaine d’années, ces derniers réclament la réfection du barrage situé sur le cours d’eau de la Crique à David, à l’embouchure du lac, afin de mieux réguler le niveau d’eau de ce dernier.  

Le barrage en question a fait l’objet d’une étude en 2012 et fut considéré comme non-conforme à la réglementation actuelle. Le rapport ne jugeait pas la situation urgente, mais recommandait tout de même une surveillance accrue de l’installation de la part des propriétaires. Le barrage est aujourd’hui la propriété de la municipalité de Saint-Damien. C’est quelques années plus tard, en 2015, sous l’administration du maire André Dutremble, que la municipalité va adopter un règlement afin de procéder à la réfection du barrage.  

Des travaux d’urgence à l’automne 2017 

C’est à l’automne 2017 qu’ont débuté les premiers travaux de réfection. Cette première phase de travaux fut approuvée par le ministère de l’Environnement vu le caractère temporaire et urgent de ces derniers. Les travaux principaux ont été reportés à plus tard, en attente d’une autorisation en bonne et due forme du ministère de l’Environnement.  

Malgré l’approbation du règlement d’emprunt en 2015, la municipalité doit attendre d’obtenir des autorisations en vertu de la loi sur la qualité de l’environnement et de la loi sur la sécurité des barrages avant de procéder à des travaux d’importance. Selon le ministère de l’Environnement, l’autorisation en vertu de la qualité de l’environnement a été délivrée le 21 août dernier. Quant à celle concernant la qualité des barrages, la municipalité doit livrer une étude de rupture au ministère avant d’obtenir une autorisation.  

Des citoyens s’impatientent  

Pierre Desjardins et Michel Ste-Marie, tout deux riverains du lac Jonc, s’impatientent devant les délais et le manque d’information. Les deux hommes sont impliqués dans le dossier depuis quelques années et s’inquiètent face à la détérioration de leur lac. M. Ste-Marie explique également que depuis les travaux effectués à l’automne 2017, où on a démantelé une partie des installations originales, le niveau du lac ne s’est pas régulé, au contraire, il a de nouveau baissé. «Ça n’a rien réglé, la situation s’est dégradée et là, notre lac continue de se vider» indique-t-il. La baisse du niveau du lac entraîne de nombreux problèmes, dont la stagnation de l’eau et la prolifération de la végétation aquatique selon ces derniers.  

Les deux hommes déplorent les délais, mais également le manque d’information concernant la suite des choses et les coûts supplémentaires qui seront engendrés pour les riverains. «Avec le règlement adopté en 2015, on parlait de coût de 75 600$ qui devaient être assumés par les résidents du secteur. Avec les délais et imprévus, la municipalité nous a indiqué qu’il y aurait des dépassements de coût. Il n’y a toujours rien de fait et on ne sait pas combien ça va nous coûter de plus» indique M. Ste-Marie.  

Ils indiquent avoir eu une rencontre en juillet avec la municipalité et soutiennent avoir eu l’assurance qu’ils seraient informés régulièrement de l’évolution du dossier. Ils soutiennent cependant avoir reçu très peu d’information depuis. Les deux hommes se disent fatigués des délais et souhaitent que les choses bougent réellement. 

En attente de l’étude de rupture 

Joint par L’Action, le maire de Saint-Damien, Claude Monette, dit comprendre les préoccupations des résidents du secteur, mais rappelle que la municipalité ne peut brûler les étapes. «Le Centre d’expertise hydraulique exige qu’on produise une étude de rupture avant d’aller de l’avant. On a commandé une étude en ce sens et on est en attente du rapport» a-t-il indiqué. M. Monette confirme également que les travaux vont engendrer des coûts supplémentaires. Selon ce dernier, il y a eu de nombreux imprévus et plusieurs éléments n’ont pas été tenus en compte lors de l’adoption du règlement de 2015 par l’administration précédente. Une partie des sommes prévues dans le règlement d’emprunt de 2015 a d’ailleurs été utilisée pour les travaux de 2017.  

Le maire indique également que les travaux publics ont accumulé les matériaux nécessaires pour la réfection du barrage et dès que l’autorisation sera reçue, ils vont aller de l’avant et il assure également que les terrains privés qui ont été endommagés pour les travaux seront réaménagés.  

Situation similaire au lac Lachance 

Plus près du village, au lac Lachance, des résidents vivent une problématique similaire quant au niveau de leur lac. Le barrage du lac Lachance a fait l’objet d’une réfection complète il y a quelques années et la municipalité y a aménagé un parc public à proximité. 

Malgré cette réfection, plusieurs résidents se plaignent du faible niveau d’eau de leur lac et de la détérioration des berges. Comme pour le lac Jonc, on constate la stagnation de l’eau dans certains secteurs, la prolifération des algues, l’assèchement d’une portion importante du lac durant l’été et le manque de circulation de l’eau. Selon un des résidents, qui souhaite conserver l’anonymat, la principale problématique tient au seuil du barrage, qui ne serait pas suffisamment élevé. Ce résident déplore également le manque d’entretien du seuil déversoir par la municipalité. Situé dans un parc municipal, le barrage est facilement accessible et de nombreux visiteurs déplacent les roches ce qui a pour conséquence d’abaisser le seuil et ainsi accélérer le débit indique-t-il.  

Questionné sur la situation du lac Lachance, le maire estime qu’il ne peut se prononcer à savoir si le seuil du barrage est adéquat ou non. «Le barrage a été réalisé selon les études d’une firme d’ingénierie qui a déterminé le seuil requis» a-t-il expliqué. Toutefois, le maire indique que la municipalité a demandé à l’ingénieur responsable des travaux de réévaluer la situation. Il est actuellement en attente d’une réponse de ce dernier. M. Monette rappelle cependant que le lac Lachance n’est pas le seul lac de la région avec un niveau d’eau plus faible, surtout avec les faibles précipitations de l’été dernier.  

©(Photo L'Action - Christian Belhumeur-Gross) - L'Action

Le barrage du lac Lachance

©(Photo L'Action - Christian Belhumeur-Gross) - L'Action

Seuil déversoir du barrage du lac Lachance

©(Photo L'Action - Christian Belhumeur-Gross) - L'Action

Commentaires

18 octobre 2018

Sylvie Beauvais

Municipalité Saint-Norbert, Lanaudière. Nous possédons un domaine et tout les résidences ont eu des permis récents pour fosses septiques et aucune n’est conformes mais les inspecteurs ont accomodés les propriétaires faute de terrain. Ce que m’a dit le maire quand j’ai parlé avec. Nous possédons un lac dont ont usufruit les propriétaires mais il est pollué et nous voulons le sauver après 10 ans de demande a tout les instances gouvernemental, municipal, on en ais au même point. Les résidents se sont fiés aux inspecteurs qui se sont succédés a tour de rôle. Les résidents sont pris avec des fosses non conformes et veulent que la ville règle le problèmes qu’ils ont causées. Nous poursuivons la municipalité pour chaques fosses et en avons gagner 2 a date. Plus con la municipalité est assuré par la Mutuelle des municipalités et ils payent en connaissant le problème et qu’il en reste au moins 8 fosses encore. La Mutuelle devrait obliger la municipalité a corriger a leurs frais les fosses septique qu’ils ont autoriser et ce sans être conforme. Donc on continue en espérant que sauver notre lac. Même la directrice générale de la municipalité a oser dire qu’elle se foutait du lac et qu’elle souhaitait qu’il meurt. Et moi je vais perdre de la valeur sur ma propriété et je vais laisser allez le pourquoi que j’ai acheté ce dimaine. Non jamais! Je ne suis pas fière de ma municipalité. PS Apres plusieurs demande concernant les castors qui font des barrages. Je vous souhaite que ça ne cède pas. Un trappeur coute beaucoup moins cher que payer pour une innondation qui la dernière fois a couté cher a la municipalité. Mais vous êtes riche. Sylvie Beauvais, Francois Degré Domaine Michel 514-806-1484

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