La laïcité : une entrave au public

  • Publié le 21 nov. 2025 (Mis à jour le 5 déc. 2025)
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(Photo Médialo)
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Collaboration spéciale

Bien que je comprenne que l’un des objectifs de la laïcité québécoise soit d’inclure tous ses citoyens, imposer une neutralité absolue concernant les signes religieux dans les intuitions scolaire n’est pas la solution idéale.

Le 20 mars dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville a présenté le projet de loi 94. L’État souhaite imposer des reformes, et l’une d’entre elles porte sur le port de signes religieux. Mr. Drainville affirme que les écoles sont des lieux d’apprentissage neutres, qui doivent être à l’abri des influences idéologiques et religieuses, afin de garantir la liberté de conscience et la pensé critiques des élèves.

Je vois un problème avec cette déclaration. Dire que les écoles sont des « lieux d’apprentissages » où l’on peut développer l’esprit critique, mais censurer des sujets qui contribueraient à développer cette dite capacité révèle d’un certain paradoxe.

Aussi, l’interdiction du port de signe religieux revient à brimer la liberté individuelle de certains. Pour plusieurs, pouvoir mettre à l’avant leur croyance religieuse aurait le même effet que si un individu décidait de teindre les cheveux en bleu : c’est un moyen de s’exprimer, de montrer qui on est et de se faire comprendre.

Selon moi, plutôt que d’agir comme si le clergé et la religion exerçaient encore un contrôle absolu sur le Québec, Mr. Drainville et son équipe devrait concorder le fait que nous sommes une société pluraliste religieuse avec notre régime pédagogique.

Neyandra Shelsea Guerrier

Étudiante en Tremplin DEC au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

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