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Personnalité de l'année 2021

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04 janvier 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Une année chargée de musique et de récompenses

Culture

David Therrien-Brongo

©Photo gracieuseté - Sphera Collective - L'Action

Le multipercussionniste, David Therrien Brongo, a participé à plusieurs spectacles durant l’année 2021, dont quelques-uns en Europe.

Devant jongler entre ses prestations avec son ensemble de musiciens, la rédaction de sa thèse de doctorat et des tournées en Europe, l’année 2021 a été mouvementée pour le multipercussionniste, David Therrien Brongo. Malgré la pandémie, le musicien a su faire preuve de créativité et d’adaptation pour continuer de propager son art. Pour l’ensemble de son œuvre, l’équipe du journal L’Action l’a nommé Personnalité de l’année dans le domaine de la culture.

De nombreuses reconnaissances

Au cours de l’année 2021, David Therrien Brongo a reçu plusieurs prix et subventions. Il a notamment remporté le Quatrième Prix et le Prix du Centre de musique canadienne au Québec lors du prestigieux concours Prix Europe 2021. Ces reconnaissances l’ont rendu particulièrement fier puisque les percussionnistes sont rarement invités dans ce genre de compétition, principalement à cause de l’espace que demandent leurs instruments. En outre, pour l’encourager dans son travail, M. Therrien Brongo a reçu la bourse Fonds de développement pour jeunes musiciens et musiciennes offerte par la Fondation Père-Lindsay. Ces récompenses signifient beaucoup pour le multipercussionniste : « Ça m’a donné un boost de confiance envers ma propre carrière. »

Il a également reçu une subvention du Conseil des arts du Canada dans le but de réaliser un projet grandement attendu : un album solo. « C’est un travail de longue haleine, reconnait M. Therrien Brongo. Durant l’été 2022, je vais l’enregistrer et ça devrait sortir en 2023. » Le musicien souhaite ensuite produire un concert avec les pièces conçues dans cet album. Son objectif est dorénavant de communiquer avec les différents diffuseurs ou producteurs de concerts de la région pour le présenter au public.

Faisant partie d’un groupe de musiciens nommé Ensemble Paramirabo, David Therrien Brongo et ses collègues ont été approchés pour reprendre un projet qui était auparavant sous la gouverne de l’Ensemble contemporain de Montréal. Intitulé Génération, il s’agit d’un concours organisé tous les deux ans durant lequel des compositeurs pancanadiens soumettent des œuvres musicales. Quatre gagnants sont ensuite sélectionnés et leurs pièces seront jouées par l’Ensemble Paramirabo lors d’une tournée à travers le Canada.

Documenter la percussion

Le multipercussionniste a longtemps étudié la musique. Originaire de Lavaltrie, il a d’abord fait ses études en concentration musique à l’école secondaire Thérèse-Martin avant de poursuivre dans la même branche au Cégep à Joliette. Maintenant musicien à temps plein, il accorde une grande importance aux pièces canadiennes et québécoises : « Je considère que si nous, les multipercussionnistes québécois, nous ne promouvons pas ce répertoire, personne ne le fera », reconnait-il. Ses études lui ont permis de bonifier son savoir au niveau des œuvres québécoises, lui permettant de les transmettre et de les faire connaitre à son tour au public.

Cependant, ses connaissances lui ont permis d’entamer un grand projet qui l’a beaucoup occupé cette année, soit une thèse de doctorat à l’Université McGill. Son sujet de recherche contribue à retracer toute l’histoire de la percussion sur le territoire québécois. Grâce à l’université et aux professeurs qui appuient l’étudiant dans ses démarches, il a pu avoir accès à de nombreuses œuvres via les archives de l’institution, dont celles de l’ancien professeur de percussion à McGill. David Therrien Brongo espère que son document deviendra une mine d’or d’informations pour tous les percussionnistes de la province. « Ça sera un ouvrage de référence pour quiconque, au Québec ou ailleurs, s’intéresse à l’histoire de la percussion au Québec. C’est pour ça que le doctorat est important pour moi dans ma carrière », indique le musicien.

Des projets en continu

La fermeture des salles de spectacles au début de 2021 n’a pas troublé David Therrien Brongo et l’Ensemble Paramirabo. Le multipercussionniste mentionne que beaucoup d’ajustements ont été appliqués pour faire comme si les mesures entourant la Covid-19 allaient demeurer pour encore un moment. « Si les mesures s’allègent, tant mieux. Sinon, nous avons une base sur laquelle travailler », résume le musicien.

David Therrien-Brongo

©Photo gracieuseté - Sphera Collective - L'Action

Les prix et les subventions qu’il a reçus lui ont donné « un boost de confiance envers [sa] propre carrière».

Ainsi, l’ensemble se réunissait en studio pour enregistrer ses pièces afin de les mettre à la disposition du public via son site web. La plupart des spectacles étaient même présentés en direct. Les musiciens sont donc parvenus à prendre les devants et à continuer d’avoir des projets, et ce, même avant la réouverture des salles de spectacles vers le mois de mars. David Therrien Brongo s’est dit très heureux de recommencer à jouer devant public, même s’il remarque que les spectateurs ne sont pas toujours au rendez-vous : « Il y a encore une certaine frilosité de la part du public à venir s’entasser dans les salles de spectacles, mais au moins les activités ont repris presque normalement. » (Prendre note que l’entrevue a été réalisée avant les nouvelles annonces concernant la fermeture des salles.)

Une tournée européenne

L’allègement des mesures a permis à M. Therrien Brongo et à l’Ensemble Paramirabo de voyager à l’étranger pour aller faire une tournée en France. Le multipercussionniste raconte s’être associé à deux ensembles français pour former un spectacle. Les 15 musiciens qui ont travaillé sur le concert l’ont ensuite présenté à Bordeaux et à Strasbourg ainsi qu’à Montréal et à Chicoutimi dès leur retour. « Ça nous a fait du bien de pouvoir voyager, s’exalte l’artiste. C’était intéressant aussi de voir les différentes approches face à la Covid. En général, l’adaptation s’est bien passée parce que, de tous les endroits, c’était le Québec qui était le plus strict au niveau des mesures. »

Entre-temps, David Therrien Brongo a également visité le Danemark pour participer à un festival de percussion où il a interprété une pièce en solo. « Je ne savais pas si ce projet allait avoir lieu », avoue-t-il, se demandant s’il allait devoir l’enregistrer dans son studio à Montréal et envoyer le tout aux organisateurs du festival pour qu’ils le présentent sur un écran au Danemark. Toutefois, le multipercussionniste précise que le pays avait mis fin à toutes ses mesures sanitaires, ce qui lui a permis d’aller interpréter sa pièce sur place.

M. Therrien Brongo a aussi pu présenter des spectacles au Québec. À la fin de l’été, le musicien et ses collègues de l’Ensemble Paramirabo ont fait une quinzaine de concerts dans des parcs ou encore dans des stationnements de résidences pour ainés « pour apporter la musique à des gens qui ne viendraient pas dans des salles de spectacles autrement ».

David Therrien Brongo ne croit donc pas s’ennuyer au cours de la prochaine année. En comptant toutes les prestations qu’il a prévues avec l’Ensemble Paramirabo ainsi que tous les projets qu’il a sur la planche, le Lavaltrois admet que « 2022 devrait être une année très occupée aussi! »

Les Finalistes de 2021

Le directeur général du Centre culturel Desjardins, Jean-Sébastien Martin, a entamé des rénovations majeures de la salle Rolland-Brunelle qui célébrera bientôt ses 100 ans. Le directeur espère apporter un aspect nouveau à la salle tout en gardant certains éléments patrimoniaux. Ainsi, plusieurs changements sont prévus, entre autres au niveau des fauteuils, de la ventilation et de la couleur des lieux. M. Martin a particulièrement hâte de présenter ce nouveau concept aux visiteurs à la fin des travaux, qui se sont étalés sur neuf mois.

Salle Rolland-Brunelle

©Photo gracieuseté - Centre culturel Desjardins - L'Action

Alex Ayotte

©hoto gracieuseté - Photographie Stylisée RL, Annie Roberge - L'Action

Le jeune écrivain de Saint-Jean-de-Matha, Alex Ayotte, est parvenu à publier son deuxième livre durant l’été 2021. Âgé de 16 ans, il se spécialise dans l’écriture de roman noir, inspirée par les œuvres de Patrick Senécal. Après la sortie de son premier livre en décembre 2020, Alex Ayotte présente un deuxième tome qui vient expliquer plusieurs éléments de l’histoire précédente. Le jeune auteur a de nombreux projets pour la suite comme deux manuscrits qui sont en cours d’écriture. Il désire également adapter des romans au théâtre et a l’idée de créer une pièce de son cru.

La monteuse de films joliettaine, Amélie Labrèche, a grandement été félicitée pour son travail en 2021. Lors de la soirée du 3 juin, elle a remporté un prix pour le montage du long-métrage Le Rire aux 11e Canadian Cinema Editors (CCE) Awards. De plus, au cours de cette même soirée, elle a gagné l’Iris pour le montage du film Errance sans retour lors du Gala Artisans Québec Cinéma. L’ancienne étudiante en cinéma au Cégep à Joliette n’a cessé de travailler sur d’autres projets de tournage et de montage tout au long de cette année fructueuse.

Amélie Labrèche

©Photo gracieuseté - L'Action

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