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14 juillet 2021

L’arbre, suprême allié

Chronique

L’arbre est au matin du monde. Plus de 400 millions d’années d’évolution et d’adaptation ont engendré cette riche diversité arboricole, initiatrice du foisonnement de la vie terrestre dont nous sommes issus.

« Le lieu d’où je viens », tel est le sens du terme « Natchimeck », chez les Montagnais, désignant la forêt. La culture des peuples aborigènes est imprégnée de cette mémoire des liens originels.

Et cette réalité persiste. Car indépendamment du degré d’avancement technologique de nos sociétés modernes, nous demeurons des enfants de la nature. Peut-être même les plus jeunes enfants et les moins bien adaptés à cette nature dont nous dépendons cependant entièrement.

Comment ? Ne serait-ce que par l’évidence même, du début à la fin de notre existence, de notre besoin élémentaire de respirer. L’arbre s’avère un jalon essentiel à la qualité de cette fonction vitale.

À la fois purificateur d’air et pourvoyeur d’oxygène, l’arbre préserve notre existence et maximise notre bien-être. Il filtre quantité de poussière et de polluants toxiques, génère l’air pur dans l’atmosphère, régule le climat en libérant l’humidité par évapotranspiration et par l’effet d’ombre de son feuillage, atténue les bruits ambiants, agit comme coupe-froid et coupe-vent hivernaux pour nos demeures et nos routes, etc. Une félicité toute nature, tout en modulant le paysage et en magnifiant le passage des saisons.

« Il nous a été montré que notre vie existe autour de la vie des arbres, que notre bien-être dépend du bien-être de la vie végétale... » Un extrait du « Message du monde occidental », de la confédération des Six Nations iroquoises du Nord-Ouest du continent nord-américain, adressé aux Nations-Unis, en 1977. L’occupation millénaire du territoire des Premières Nations a toujours été axée sur la pérennité des écosystèmes.

Tout est relié. Ce que l’homme fait à la toile de la vie, il le fait à lui-même. Chef indien Seattle.

La fixité de l’arbre n’a d’égal que sa grandeur, son rayonnement et son dynamisme à instaurer la vie dans son environnement. Sous sa couverture protectrice, tout un monde s’anime. Animaux et végétaux s’établissent, participant à ce ballet naturel de la biodiversité.

Présence fidèle et rassurante de permanence, de confort, et d’efficacité, l’arbre, dans sa prodigalité, nous entraîne en forêt, de par ces états de sérénité, de sécurité et de paix qu’il inspire, et ce, en toute simplicité, sans le moindre soin particulier, mais en nous offrant plutôt un phénoménal traitement de faveur.

« Toute théorie est grise, mais l’arbre de la vie est vert et florissant. » Wolfgang Goethe

L’arbre est à la charpente de nos habitations comme à celle de nos vies. De l’aspirine aux pneus d’avion, de la fibre textile aux boissons, du plastique aux parfums, de la céramique aux épices, des shampoings à la gomme-à-mâcher, des magazines aux dentifrices, de la vanilline aux onguents, du violoncelle aux sirops, de l’électricité aux écrans d’ordinateur, il y a peu de domaines où l’arbre n’ait sa place.

L’arbre du monde pourvoie également à notre santé par sa prolifique variété de fruits et de noix, riche en fibres, vitamines et minéraux. Sans négliger des délices comme le café, le chocolat, l’huile d’olive et le sirop d’érable, par exemple, qui s’amalgament à nos habitudes alimentaires comme aux douceurs de la vie.

Parcs et espaces verts demeurent des lieux de prédilection pour pratiquer une panoplie d’activités récréatives et éducatives comme pour se ressourcer, tout simplement, en quête d’harmonie et de quiétude. 

«  Les forêts sont la vie d’un pays. » Citation d’un texte babylonien.

Même en situation de convalescence, la présence d’arbres autour des lieux de cure se révèle être un baume pour la guérison de patients, par l’effet apaisant de leur présence et l’assainissement de l’air ambiant.

Cette présence bénéfique se décuple encore en de multiples autres facettes. Des bandes riveraines arborescentes offrent une protection efficace pour contrer l’érosion des sols et les risques d’inondations, tout en purifiant la qualité des eaux de ruissellement. 

Autour des terres agricoles, des couloirs arborescents aident à réduire l’intensité des vents, à élever le niveau d’humidité des champs, contribuant à la croissance des récoltes. Ils favorisent aussi la présence d’une multitude d’organismes prédateurs et parasites des ravageurs agricoles, réduisant les pertes de production et les besoins en pesticides.

Dans nos parterres et jardins, la décomposition des feuilles mortes enrichit les couches supérieures du sol par le retour à la terre de minéraux, favorisant une accumulation d’humus capable d’absorber l’eau.

Pierre angulaire de notre présence et de notre destin sur Terre, l’arbre prédispose à la qualité de la vie.

Sous la branche généalogique d’un arbre mature, une balançoire désinvolte invite à la détente, escortée du cantique de merles et de chardonnerets, à l’abri des tribulations climatiques et contemporaines.

Être vivant comme et parmi nous, mais avec des facultés phénoménales de capteur, générateur, recycleur, transformateur, distributeur, mobilisateur, climatiseur, protecteur, stabilisateur, pourvoyeur, entre autres, l’arbre s’avère notre providence au quotidien.

Michel Villani

Commentaires

8 septembre 2021

Michelle Rivest Bergeron

C'est la raison pourquoi on le brûle sans scrupule et on pollue à grande échelle avec une combustion toxique. Pour la chauffage ou pour amusement aucune évolution aucune... pourtant l'arbre prend plus de 40-50 ans avec de capter le carbone et aussitôt couper on rejette ce carbone accumulé. Malheureux...

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