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30 mars 2021

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Un sport rassembleur qui change les perceptions

Des joueurs d’élite font découvrir le parahockey

parahockey

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Les étudiants ont pu découvrir le sport avec les athlètes Alexis Auclair, Raphaëlle Tousignant, Sébastien Boisvert, Simon Bénard, Jean-François Huneault et Aurélien Bucquet.

Le club de Parahockey Montréal ainsi que des athlètes de l’équipe du Québec étaient de passage à la patinoire Bleu Blanc Bouge de Joliette, pour une deuxième année consécutive, afin de faire découvrir leur sport aux jeunes. Cette fois, c’est près d’une centaine d’élèves de l’école secondaire Thérèse-Martin qui ont pu vivre des rencontres enrichissantes et partager la glace avec les athlètes d’élite.  

« Les jeunes adorent ça et ils ressortent tous avec un gros sourire! De plus, cela leur permet de rencontrer des gens qui n’ont plus de jambes ou qui sont paralysés et qui réussissent quand même à bouger et à se réaliser. Après cela, il n’y a plus d’excuses valables pour ne pas le faire», a commenté l’éducateur spécialisé à Thérèse-Martin et initiateur de l’événement, Sébastien Barbé. 

Des élèves des programmes de volleyball, de cyclisme, de boxe, de multisport et de hockey ont embarqué sur les luges au cours des journées des 22 et 23 mars. Deux groupes de soutien émotif et deux groupes d’élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ont aussi participé à l’activité.  

«Je pensais que ce serait plus facile, j’ai dû apprendre à me relever et à tourner, mais j’ai aimé cela! J’aurais voulu que ma famille me voie, je vais leur montrer les photos», a mentionné avec enthousiasme Christopher, l’un des élèves de l’adaptation scolaire.   

Pour les jeunes avec un TSA, cette nouvelle expérience venait avec son lot d’anxiété, mais ils ont tous relevé le défi avec brio. «Je les avais préparés cette semaine en leur montrant des vidéos et le matériel. Il y a un élève qui était un peu moins emballé dans mon groupe avant l’exercice, mais au final il a vraiment apprécié», a ajouté M. Barbé.  

Ce dernier, qui pratique lui-même le hockey sur luge depuis plusieurs années, évoque qu’une fois sur la glace, les difficultés et les différences, qu’il s’agisse de problèmes d’apprentissage, d’un handicap physique ou de déficience intellectuelle, n’existent plus et que tout le monde se retrouve avec le même objectif.  

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©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Des enseignants et membres de la direction ont aussi essayé les luges.

Une athlète impressionnante 

Au cours des deux jours, ce sont sept joueurs de l’équipe du Québec de parahockey qui sont venus à la rencontre des jeunes, dont la Lanaudoise Raphaëlle Tousignant. Celle-ci a été l’une des deux premières femmes, et la seule Québécoise, à intégrer l’alignement de l’équipe nationale de développement masculine de parahockey du Canada en 2019. Cette même année, elle a aussi été la première femme à participer au championnat canadien avec l’équipe masculine du Québec.   

«Ce que j’aime des événements comme aujourd’hui, c’est que cela permet de changer la perception des gens par rapport aux personnes handicapées. Parfois, ils peuvent ressentir un certain malaise en nous rencontrant et c’est normal, ils ne sont pas habitués, mais là, ils nous voient d’une autre façon que juste comme une personne handicapée», a exprimé l’athlète de 18 ans.  

«J’aimerais qu’ils retiennent, à la fin de leur journée, que ce n’est pas parce que nous sommes différents physiquement, que nous sommes différents d’eux et que c’est n’est pas parce que nous sommes handicapés, que nous ne pouvons plus rien faire!» 

Raphaëlle a toujours été très active et elle a pratiqué de nombreux sports dans son enfance avant de développer une passion pour la ringuette vers l’âge de 7 ans. Environ trois ans plus tard, elle a reçu un diagnostic de cancer et a dû se faire amputer une jambe.  

«Quand j’ai appris que j’allais me faire amputer, mon père a organisé un gros événement avec mes coéquipières de ringuette pour que je puisse patiner une dernière fois et que je puisse faire mes adieux à tout le monde et à la glace.»   

Environ six mois après son opération, elle a essayé le hockey sur luge et a eu un coup de foudre. «Je retrouvais un feeling que je ne pensais plus jamais pouvoir avoir. J’étais de nouveau sur la glace et j’allais faire partie d’une équipe, c’était juste, wow!» 

Elle a terminé en mentionnant qu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve et que parmi les jeunes qui ont été rencontrés, peut-être que certains se retrouveront dans une situation semblable. «Je ne le souhaite à personne, mais si cela arrive ils se souviendront peut-être de nous et du hockey sur luge et se diront que la vie n’est pas finie!»  

Raphaëlle Tousignant

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Raphaëlle Tousignant est la seule Québécoise à avoir intégré l’équipe nationale de développement masculine du Canada.

Développer le sport dans la région 

Cette activité avait pour objectif de récompenser les jeunes, qui ont eu une année difficile avec la Covid-19, mais aussi de favoriser le développement du hockey sur luge en le faisant connaître à un plus large public. D’autant plus qu’il y a huit clubs de parahockey au Québec, mais que Lanaudière n’a pas encore le sien.  

«Ce serait mon objectif, de faire connaître le sport assez pour qu’il y ait une demande et qu’on puisse créer une offre dans la région. Avec le centre récréatif Marcel-Bonin, la patinoire du parc Casavant-Desrochers et surtout la patinoire Bleu Blanc Bouge, qui est la première patinoire de la Fondation des Canadiens à être adaptée pour les personnes handicapées, il y aurait moyen de faire du parahockey ici», a mentionné M. Barbé.  

C’est notamment pour ces raisons, qu’il aimerait faire de ces rencontres, entre les joueurs d’élite et les élèves de la région, une tradition annuelle.  

Se mobiliser pour les jeunes 

Cette journée a aussi été possible grâce à la contribution de plusieurs personnes dont la coordonnatrice des activités parascolaires à Thérèse-Martin, Catherine Durand, la Ville de Joliette, la Fondation des Canadiens de Montréal et le club de Parahockey Montréal, qui a prêté une vingtaine de luges, des bâtons et des gants. D’ailleurs, le préposé à l’équipement, Guylain Bélanger et sa conjointe Mireille, ainsi que le directeur de Parahockey Montréal, Maxime Gagnon, étaient présents pour l’événement.  

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

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