Sainte-Élisabeth à l’honneur dans une compétition culinaire québécoise 

  • Publié le 5 août 2026 (Mis à jour le 5 août 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Émilie Aubuchon en est à sa troisième participation à la compétition culinaire de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec. (Photo gracieuseté - Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec)
Émilie Aubuchon en est à sa troisième participation à la compétition culinaire de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec. (Photo gracieuseté – Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec)

Originaire de Sainte-Élisabeth, Émilie Aubuchon s’apprête à se mesurer à certains des meilleurs talents émergents de la cuisine québécoise. La jeune cuisinière participera les 13 et 14 septembre prochains, à Gatineau, à la compétition culinaire de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec (SCCPQ).

Émile Beauséjour | infolanaudiere@medialo.ca

Réunissant huit jeunes cuisiniers de la relève, l’épreuve vise à mettre de l’avant le talent et la créativité de la nouvelle génération. L’événement, qui a été réinventé en 2024 afin de se déplacer dans différentes régions du Québec, proposera cette année plusieurs défis culinaires mettant notamment en valeur les produits de la région de l’Outaouais. 

Pour Émilie Aubuchon, cette participation sera d’autant plus significative puisqu’il s’agira de sa troisième présence à la compétition. Pour être sélectionnés à la SCCPQ, les candidats doivent d’abord soumettre un dossier comprenant notamment un plat représentant leur région ainsi qu’une création mettant en valeur un fromage québécois. Sur les 12 candidatures reçues cette année, seulement huit participants ont été retenus, dont la Lanaudoise. 

« Quand j’ai su que j’étais prise pour une troisième fois, j’étais vraiment heureuse. Je me suis dit : je mérite ma place là-bas », raconte-t-elle. 

Pour représenter Lanaudière culinairement, la cuisinière a choisi de mettre de l’avant des produits provenant de la région, dont la noisette et le sébaste. Elle utilise notamment la noisette et l’huile de noisette du Jardin des noix, situé à Saint-Ambroise-de-Kildare, ainsi que le poisson provenant du fleuve Saint-Laurent. 

Son plat à base de fromage s’inspire quant à lui d’un plateau de fromages traditionnel. L’idée a toutefois été revisitée sous une forme plus gastronomique, avec notamment une crème glacée au fromage. 

« J’aimerais montrer que même si on vient de la campagne ou d’une région où il n’y a pas beaucoup de restaurants gastronomiques, on peut réussir à créer quelque chose de spécial », souligne Émilie. 

La bataille gastronomique comportera également des épreuves où les participants devront composer avec des ingrédients imposés. Ils devront notamment créer sur place des bouchées à partir de produits comme la truite et le chocolat blanc, en plus de préparer un plat principal mettant en valeur l’agneau, la pomme et les champignons. Ces produits seront sélectionnés lors d’une tournée auprès de producteurs de l’Outaouais un jour avant le début de la compétition. 

Loin de voir ces contraintes comme un obstacle, Émilie apprécie le fait de devoir rapidement prendre des décisions et de travailler avec les ingrédients qui lui sont donnés. 

« Personnellement, j’aime mieux ça comme ça. Je n’ai pas le choix de trouver mon idée et de faire avec ça », explique-t-elle. 

La préparation demande toutefois beaucoup de travail. Émilie s’entraîne actuellement deux fois par semaine avec une coach afin de perfectionner ses différentes créations et d’optimiser son temps de la meilleure façon. 

« Monter quatre assiettes de compétition, personnellement, ça me prend 25 minutes », précise-t-elle. 

Une expérience au-delà du prix 

Au-delà de la performance et du résultat final, la jeune cuisinière apprécie également l’esprit de camaraderie qui règne entre les participants. Selon elle, la compétition permet aux concurrents de s’entraider et de partager une passion commune malgré la rivalité. 

Cette philosophie rejoint celle de Gaétan Tessier, chef cuisinier et enseignant en cuisine pendant 35 ans, qui a contribué à la relance de la compétition en 2024. Après la pandémie, l’événement avait connu un ralentissement. Lorsqu’il a été approché pour s’occuper de raviver le défi, M.Tessier a notamment souhaité que la compétition sorte des grands centres et visite différentes régions du Québec. 

« Pour moi, c’est important de faire le tour des régions parce que des fois, les candidats qui sont loin vont hésiter à venir à la compétition », explique-t-il. 

La formule actuelle s’étend également sur deux jours. Les participants ont ainsi le temps de découvrir la région, de rencontrer des producteurs et d’échanger entre eux avant de se retrouver en compétition. 

Pour M. Tessier, cette approche permet surtout de créer une expérience qui dépasse la simple remise de prix. 

« Au-delà du résultat, c’est vraiment de s’être dépassé et d’avoir vécu une expérience qui est quand même unique. On ne fait pas des compétitions tous les jours », affirme le chef d’expérience. 

La présence de professionnels reconnus, dont Normand Laprise à la présidence du jury et de Charlotte Maurin comme marraine, ajoute également une dimension particulière à l’événement. 

Pour Gaétan Tessier, offrir ce type d’expérience à de jeunes cuisiniers est essentiel afin de les encourager à poursuivre dans le métier et à relever de nouveaux défis. 

De son côté, Émilie entend profiter pleinement de cette troisième participation. Alors que son admissibilité aux compétitions de la catégorie du meilleur apprenti cuisinier prendra fin cette année en raison de ses trois années d’expérience, elle envisage déjà de relever d’autres défis, notamment en pâtisserie. 

Pour l’instant, toutefois, son attention demeure tournée vers Gatineau et les épreuves qui l’attendent en septembre prochain lors de la compétition culinaire de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec. 

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