Le dilemme des jeunes face aux gangs de rue

  • Publié le 7 nov. 2024 (Mis à jour le 23 mai 2025)
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Connaissez-vous l’histoire du jeune Mohamed-Yanis Seghouani? Ça pourrait être celle de n’importe quel adolescent en recherche d’inclusion dans la société, qui ressent le besoin d’essayer quelque chose de nouveaux ou même un jeune de votre famille. Cet ado âgé de seulement 14 ans a était retrouvé mort à Frampton, en Beauce, près du fameux repère des Dark Souls, un club-école des Hells Angels, l’organisation criminelle la plus puissante et influente au Québec. Comment est-ce possible qu’un jeune garçon soit impliqué dans ce genre d’activités ? Ces situations vont-ellesaugmenter ? Devrions- nous craindre pour le futur de nos enfants ?

Premièrement, Il faut comprendre que ce sont souvent les jeunes qui se font intimider à l’école qui risque de s’impliquer dans ce genre d’activités. En effet, Mimoun Mohammed Nordine (coordonnateur du Forum jeunesse de Saint-Michel)affirme que l’intimidation pousse les jeunes à se protéger avec des armes blanches ou automatiques à l’école. Ils se collent àdes membres de gang criminel, car les ressources d’aide à l’école ne reconnaissent pas assez la détresse vécue par ces victimes. 

Ensuite, les jeunes vivant dans des milieux défavorisés peuvent être poussés à commettre des crimes pour le gang. Il faut comprendre que les jeunes sont facilement manipulés en se faisant dire qu’ils peuvent gagner de gros montantsd’argent rapidement. Les criminels utilisent ces jeunes innocents pour faire leur boulot à leur place en minimisant les risques encourus.

 

À cet âge, surtout les garçons se sentent invincibles. Ils se font manipuler facilement, car on leur fait croire que faire partie de leur groupe les rendra plus « forts » ou « cool ». Les autres jeunes ont alors moins tendance à vouloir les rabaisser. On estime que 18,7 % des garçons entre 14 ans à 17 ans ont déjà apporter une arme à feu dans des établissements scolaires. 

Comment nos écoles peuvent prévenir tout ça ? Est- ce que le gouvernement met de l’avant l’urgence d’un changement pour diminuer les risques que les jeunes s’engagent dans ce genre d’engrenage ? Une panoplie de questions à se poserauxquelles nous n’avons pas de réponses. Pour ma part, moi,une jeune adulte qui aimerait un jour avoir des enfants, se méfie du futur et se demande si cela vaut la peine d’envoyer mes enfants à l’école publique si tous ces risques ne sont pas stabilisés dans notre pays.

Coralie Lubin

Étudiante au Cégep de Lanaudière à Joliette

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