La CSN inquiète de la faillite de la scierie pour ses syndiqués

(Photo tirée de Facebook)
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Le 1er juin, la Scierie St-Michel annonçait s’être placée à l’abri de ses créanciers. Selon les informations reçues de la CSN, à qui les salariés sont affiliés, la situation affecte plus particulièrement le secteur du planage, qui compte une dizaine de membres syndiqués, ainsi que l’usine de granules, qui n’est pas syndiquée avec la CSN. L’organisation rapporte que si la situation devait se prolonger, jusqu’à 100 emplois directs à la scierie pourraient être menacés, et, à l’échelle de la région, 250 emplois en seraient impactés.

« Cette annonce suscite une vive inquiétude chez nos membres. Après une année marquée par un ralentissement des activités, apprendre que la scierie se trouve en difficulté financière est particulièrement éprouvant. Bien que l’employeur poursuive la mise en œuvre de son plan de redressement, l’incertitude liée à la guerre commerciale continue d’alimenter nos préoccupations quant à l’avenir », reconnait Luc Duchesne, président du Syndicat des employé-es de la Scierie de Saint-Michel-des-Saints.

En plus de se préoccuper du sort des syndiqués CSN, Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN, s’inquiète des effets d’une éventuelle fermeture pour la région : « Perdre la scierie serait un coup dur les salariés, mais aussi pour Saint-Michel-des-Saints et pour le nord de Lanaudière. Cette entreprise est un véritable poumon économique pour la région. Sans ces emplois, l’effet d’entrainement sur les commerces locaux serait épouvantable. Saint-Michel a besoin de sa scierie, il en va de la vitalité économique de la région. »

Le syndicat indique que la Scierie St-Michel apparait comme l’une des plus récentes victimes de la guerre commerciale, tout comme le sont plusieurs entreprises œuvrant dans le domaine de la foresterie au Québec. Il rappelle que le secteur du bois d’œuvre est toujours frappé par des tarifs d’environ 45 % imposés par les États-Unis. « Nous appelons les autorités régionales, provinciales et fédérales à se mobiliser rapidement. Il est temps que l’ensemble des acteurs concernés passe en mode gestion de crise. Tant que nous ne développerons pas des débouchés fiables et prévisibles pour le bois d’œuvre, le secteur demeurera confronté à un niveau d’incertitude insoutenable. »

Dans ce contexte, la CSN lance l’idée d’un plan de mise en chantiers de logements abordables afin de répondre à la crise du logement. « Le gouvernement Carney clame sur toutes les tribunes avoir un plan pour le logement et des mesures concrètes pour les secteurs touchés par la crise commerciale. On s’attend donc à des actions rapides et conséquentes, il en va de l’avenir de la région et du secteur. »

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