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18 janvier 2023

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Saint-Côme resserre la vis pour mieux encadrer le développement

La municipalité connaît un essor inattendu

Saint-Côme

©Photo gracieuseté - L'Action

La Municipalité de Saint-Côme a connu un développement sans précédent au cours des dernières années.

Depuis quelques années, Saint-Côme connaît un développement résidentiel sans précédent et pour lequel ses règlements n’étaient pas adaptés. Dans le but de conserver l’authenticité du village et d’assurer un développement harmonieux, plusieurs actions ont été prises et d’autres s’ajouteront. « Les élus sont là pour représenter l’ensemble de la population et non pour permettre à quelques promoteurs de s’enrichir indûment sur les opportunités qu’offre notre municipalité », a déclaré le maire Martin Bordeleau en entrevue avec L’Action.  

Afin de bien démontrer l’ampleur de cet essor inattendu pour Saint-Côme, la directrice générale de la Municipalité, Marie-Claude Couture, a partagé quelques données éloquentes.

En 2019, Saint-Côme a reçu 40 demandes de permis pour des constructions neuves. Ce même nombre a été de 54 en 2020, 114 en 2021 et 180 en 2022.

Concernant les demandes pour des lotissements, elles étaient de 51 en 2019 et de 100 en 2022.

Si le développement résidentiel a explosé un peu partout dans le nord de Lanaudière en raison des années de pandémie, M. Bordeleau a souligné qu’en juillet dernier, les chiffres de la MRC de Matawinie démontraient que 50 % des transactions immobilières enregistrées depuis le début de l’année étaient à Saint-Côme. Cette donnée illustre bien les enjeux avec lesquels la Municipalité doit composer.

En réponse aux inquiétudes des citoyens et aux problématiques qui se présentaient, le conseil municipal a ajusté sa réglementation. « Le but est de rassurer les gens. On ne veut pas dénaturer Saint-Côme. On ne veut pas empêcher le développement, mais on veut l’encadrer et le structurer », a exprimé le maire. Ce dernier s’est dit très déçu de voir des bâtiments existants être mis à terre pour permettre la construction de triplex, comme cela s’est produit sur la rue Principale.

C’est ainsi que les élus ont récemment adopté un règlement dans le but de geler tout projet de multilogement dans ce secteur. « Le développement est allé tellement vite qu’on était en réaction et qu’on devait adapter notre réglementation au fur et à mesure », explique Marie-Claude Couture.

Des modifications

Après avoir encadré davantage les résidences de location à court terme, la Municipalité a révisé sa façon d’approuver les lotissements sur son territoire en raison de différentes problématiques survenues.

La directrice générale souligne qu’avant, dès qu’un promoteur déposait un plan de lotissement avec des chemins, il pouvait commencer à vendre des terrains. Toutefois, la Municipalité se retrouvait notamment aux prises avec des chemins non conformes ou non terminés.

Par conséquent, la première étape pour un promoteur est dorénavant d’obtenir un plan topographique du secteur avec identification des zones humides. Par la suite, il doit présenter une demande de permis de construction de chemin accompagnée d’un plan projet de lotissement (afin de s’assurer du respect des pentes de chemins et des cours d’eau). Une fois la construction de celui-ci conforme à la règlementation municipale et approuvée par la Municipalité, une demande de lotissement peut être déposée. Cette règle s’applique tant aux rues privées qu’aux rues à municipaliser. Toutefois, nonobstant le fait qu’une rue soit déjà réalisée, si elle ne répond pas à des critères minimaux quant à la conformité exigée, aucun permis de construction ne pourra être délivré jusqu’à ce que la rue soit mise à niveau.

Puisque la Municipalité juge essentiel de concilier la venue de différents projets et la préservation d’un milieu de vie agréable pour tous, l’implantation de résidences multifamiliales sera possible dans certaines zones uniquement. Il est de la responsabilité des promoteurs de valider l’information auprès de la Municipalité avant d’acquérir un terrain en prévision d’en faire un immeuble de plusieurs logements.

La directrice générale et le maire mentionnent que le développement touristique sera priorisé près de la Station de ski Val Saint-Côme. « On veut rediriger les projets vers ce secteur récréotouristique », précise le maire.

Parmi les autres modifications qui ont été faites à la réglementation, tout projet de lotissement et de construction résidentielle situé en dehors du périmètre urbain devra préserver un minimum de 40 % du couvert forestier présent sur le terrain. Un minimum d’un arbre par 50 mètres carrés devra être maintenu ou reboisé dans la marge de recul avant du terrain construit.

« On n’avait pas de règlement concernant le couvert forestier, on est venu l’ajouter, car il est important pour nous de conserver la nature de Saint-Côme », insiste Marie-Claude Couture.

Par ailleurs, d’autres changements sont débutés, comme la superficie minimum des résidences qui a été revue à la hausse et l’obligation d’avoir une façade de maison sur rue, sauf si la façade fait face à un point de vue tel qu’un lac.

Le conseil municipal de Saint-Côme tient toujours au développement de son territoire, mais aussi à respecter les demandes et les attentes de ses citoyens.

« Les citoyens étaient inquiets et le conseil les a entendus. On veut plus prévoir que réagir », souligne la directrice générale. Par ailleurs, cette dernière croit que l’explosion du développement risque de se calmer prochainement, notamment en raison de la hausse des taux d’intérêt.

De son côté, le maire affirme que le conseil a voulu réfléchir pour ne plus être en réaction. « On a voulu être visionnaire. Ça a bougé tellement vite. L’ampleur du développement des deux dernières années, on n’aurait jamais pu le prévoir. On veut que le développement respecte l’authenticité du village. »

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Commentaires

18 janvier 2023

Jean Cantin

s enrichir pour détruire cest pas une bonne affairepartout dans les municipalité au québec gardons cette beauté traditionnelle qui est la nature merci

18 janvier 2023

Sylvie Mailhot

Bravo , si toute les municipalités et villes avaient fait la même chose ,notre paysage en serait que plusss beau .

19 janvier 2023

Odette Renaud

J'espère grandement que vous surveillez, car derrière et à côté de chez moi, Domaine Beaudry, de nouveaux propriétaires ont commencé à défricher. Toute la partie en bas de la montagne est une zone humide (comme nous la fait remarquer un arpenteurs) qui reçoit les eaux printanières, dans lesquels pendant 2 ou 3 mois vivront des grenouilles et parfois des canards. Il y a aussi des rigoles naturelles qui se déversent dans la rivière. Je n'attends que le printemps pour voir si mon terrain sera inondé avec cette nouvelle configuration et de la façon avec laquelle les nouveaux propriétaires vont gérer les rigoles et les eaux de la montagne. J'espère que vous ne ferez pas un Mont-Tremblant de notre si belle région.

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