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10 mars 2020

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

« Je ne me suis mis aucune barrière » 

Grâce aux Amputés de guerre

Cathy Massicotte

©(Photo gracieuseté)

Grâce à l’Association des Amputés de guerre, Cathy Massicotte a eu tous les outils nécessaires pour mordre dans la vie à pleines dents.

Depuis 1946, le service des plaques porte-clés de l’Association des Amputés de guerre a permis à plus d’un million de personnes de retrouver leur trousseau perdu. Également, il aura donné la possibilité à des milliers d’autres aux prises avec un handicap de mener un train de vie normal.

À ce sujet, Cathy Massicotte peut en témoigner, elle qui a une amputation congénitale au bras gauche. Ambassadrice depuis plusieurs années, les mots sont faibles pour désigner toute la reconnaissance qu’elle voue à l’organisme. 

« Les Amputés de guerre ont vraiment amélioré mon quotidien. Tout ce que j’ai reçu comme bagage a fait en sorte que je ne me suis mis aucune barrière. J’ai foncé et je me vois comme les autres », laisse entendre la pétillante femme de 31 ans. 

Durant son enfance, la Mélanienne d’origine souligne avoir participé à de nombreux séminaires ayant eu un impact positif sur son cheminement, mais également sur ses parents. « De voir que malgré un handicap, que d’autres enfants s’accomplissent, ça a été un plus pour eux. Cela leur a permis d’accepter la situation, en plus de la voir beaucoup moins grande que la réalité. » 

D’une durée d’une fin de semaine, les séminaires offrent aux familles l’occasion d’en apprendre davantage sur l’amputation, d’accéder à des ressources, d’échanger et d’apprendre sur les récentes avancées technologiques en matière de membres artificiels.  

« On participait à des séances d’informations sur des sujets tels que vivre avec une prothèse au quotidien, l’ergonomie, savoir détecter les dangers. Ça crée un esprit de famille de se rendre compte que nous ne sommes pas seuls et qu’il y a plein de possibilités qui s’offrent à nous, qu’il ne faut pas s’arrêter à l’accident, qu’il y a une vie après celui-ci. » 

Sur le plan personnel, ces séminaires lui ont insufflé une énorme dose d’estime de soi. Elle raconte qu’à l’image de son grand-père, elle désirait apprendre le violon. L’organisme lui a donné les outils afin d’atteindre cet objectif, de même qu’une bourse d’études lors de son passage au Cégep. 

« Ce n’est pas parce qu’on a un handicap qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut, indique-t-elle. Les Amputés se sont toujours arrangés pour m’aider, peu importe l’activité que je désirais pratiquer. Ainsi, on ne se met aucun obstacle, tout est possible. »  

Envie de redonner 

Grâce aux nombreuses activités auxquelles Cathy Massicotte a participé au fil des années, un sentiment d’appartenance s’est lié entre elle et l’organisme. C’est un peu pour cette raison qu’elle a décidé de devenir ambassadrice. 

« J’ai tellement reçu lorsque j’étais jeune. Les Amputés de guerre m’ont fait du bien, m’ont donné beaucoup de confiance en moi. Aujourd’hui, il est important pour moi de redonner et d’expliquer mon vécu. Si cela peut aider d’autres personnes, tant mieux », dit-elle. 

D’ailleurs, outre une multitude d’entrevues, Mme Massicotte, maman d’un garçon de 7 ans, a participé à des jumelages avec des enfants ayant le même handicap. « J’avais accueilli une famille dont leur fille avait la même condition que moi afin que je puisse lui parler de mon expérience. Les parents se sont sentis sécurisés, en plus de leur donner confiance en l’avenir. Ce n’est pas parce qu’il nous manque un bras qu’on ne peut rien faire. Il y a toujours moyen de s’arranger et s’adapter », affirme celle qui travaille au Centre hospitalier régional de Lanaudière à titre de technicienne en administration à la rémunération. 

Enfin, elle avait un message bien précis à envoyer à tous les gens vivant avec une amputation. « Communiquez avec les Amputés de guerre. Ils apportent un soutien émotif et financier, nous procurent des outils, notamment pour l’obtention d’un permis de conduire ainsi que pour entrer sur le marché du travail. Ils sont vraiment là pour nous guider. » 

Les Amputés de guerre en bref 

Fondée en 1918, l’Association des Amputés de guerre répond aux besoins des anciens combattants amputés, tout en aidant d’autres personnes amputées, parmi lesquelles on compte des enfants. Elle ne reçoit aucune aide du gouvernement. Outre des dons, la campagne des plaques porte-clés est sa seule source de financement.  

Le programme « Les VAINQUEURS » offre un éventail de services aux enfants amputés de moins de 18 ans ainsi qu’à leur famille. Le service de plaques porte-clés vient en aide financièrement au programme pour l’achat, entre autres, de membres artificiels. Il a célébré son 40e anniversaire en 2015.  

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