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19 février 2019

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Une Félicienne atteint les sommets du soccer américain

Bianca St-Georges, un exemple de détermination

©(Photo gracieuseté- Steven Prunty)

Bianca St-Georges est reconnue pour son leadership et sa discipline.

SOCCER. L’athlète de Saint-Félix-de-Valois Bianca St-Georges a été repêchée au sein de la National Women Soccer League, une ligue professionnelle des États-Unis qui détient le niveau le plus élevé de soccer féminin en Amérique du Nord. Ce sont les Red Stars de Chicago qui ont arrêté leur choix sur la Lanaudoise. 

« J’étais vraiment contente, Chicago était dans le top des équipes que je voulais joindre, c’est tellement une belle ville», a commenté la joueuse de 21 ans. Cette dernière était dans son cours, à l’Université de West Virginia, quand le repêchage a commencé. « J’essayais de le regarder et de lire sur les lèvres pour voir si j’étais nommée!» 

Mais c’est plus tard, alors qu’elle était dans sa voiture, que Bianca a reçu l’appel de Chicago mentionnant qu’elle serait choisie au prochain tour (20e choix au total). Un soulagement pour la défenseure latérale qui n’avait pas perdu espoir. « J’étais patiente et je me disais que rien n’arrive pour rien et que si je n’étais pas sélectionnée j’avais d’autres options. » 

Bianca savait qu’elle avait de bonnes chances d’être repêchée, puisque plusieurs articles sportifs l’avaient prédit et que de nombreux coachs de la ligue lui avaient démontré leur intérêt, mais le fait qu’elle soit Canadienne lui causait une certaine incertitude. « Les équipes ont seulement quelques places internationales et c’est beaucoup plus difficile de se faire repêcher lorsque nous le sommes», a-t-elle expliqué. 

Elle est d’ailleurs la seule Canadienne à avoir été choisie. « C’est une fierté, mais en même temps ça me rend triste, car je sais qu’il y a beaucoup de talent au Canada. Toutefois, les athlètes canadiennes ne doivent pas abandonner ou penser que c’est la fin du monde, car il y a plein d’autres avenues et notre talent est remarqué dans plusieurs autres pays.»   

©(Photo gracieuseté-WVU Athletics)

Bianca St-Georges a remporté le prix Google Cloud Academic All-America pour s’être démarquée tant du côté académique que sportif.

Plus qu’un sport 

Bianca St-Georges avait six ans quand elle a commencé à jouer au soccer. Il s’agissait pour elle d’une façon de rester active, de dépenser son énergie et d’assouvir sa nature compétitive, mais c’est vite devenu beaucoup plus. « Ça m’a appris tellement de choses en dehors du terrain, la discipline, l’organisation, le respect et la reconnaissance, ça m’a permis de grandir et de devenir qui je suis.»   

Elle a joué pour Saint-Félix jusqu’à 9 ans et y a rencontré Philippe Champagne, un entraîneur qui a marqué son parcours, «c’est lui le premier qui a vu quelque chose en moi». Puis, elle a été recrutée par le Laser A de Joliette. Le fait que son frère aîné en fasse partie était une motivation de plus pour elle. « Je n’ai jamais aimé qu’on sépare les garçons des filles, alors c’était ma façon de prouver que moi aussi j’étais capable!»  

Jusqu’à 14 ans, elle a joué pour le Laser de Joliette, mais elle avait le sentiment qu’elle était faite pour aller plus loin, qu’elle avait des expériences à vivre en dehors de la région. C’est à l’aube de son secondaire 3 que Bianca a reçu une invitation du Centre National de Haute Performance (CNHP) de Laval. 

Si ses parents avaient jusque-là une petite réticence à voir leur fille partir en famille d’accueil, ils ont vite changé d’avis quand ils ont compris qu’elle devait exploiter son talent. « Ils m’ont laissé aller dans la direction que je voulais. » 

Au CNHP, elle a fait la rencontre de Rudy Doliscat qui lui a fait comprendre que oui, elle avait du talent, mais qu’elle devait travailler sa technique. Puis, c’est en secondaire 4 qu’elle a été invitée à participer à un camp de Team Canada. « Il y a des filles qui se font appeler juste une fois dans leur vie, alors c’était mon opportunité ou jamais!» 

« Il y a pleins d’autres petits Saint-Félix-de-Valois dans le monde et tous les athlètes ont leur chemin à tracer, il ne faut pas avoir peur de foncer!» - Bianca St-Georges

Deux Coupes du monde 

Depuis son plus jeune âge, Bianca avait toujours évolué comme attaquante sur le terrain, mais lors du camp, les responsables cherchaient une défense latérale. Comme personne ne se portait volontaire, la Lanaudoise a vu une opportunité de se faire remarquer. « Je n’avais jamais joué là, mais j’ai levé ma main et je crois qu’ils ont aimé mon audace et ma détermination.»    

Elle a intégré Team Canada et a participé à sa première Coupe du monde en 2014 au Costa Rica, et ce, en ignorant qu’elle souffrait d’une fracture à la cheville. En revenant, elle a dû se faire opérer pour cette blessure qu’elle traînait depuis longtemps. Puis, deux ans plus tard, elle était capitaine de l’équipe nationale lors de la Coupe du Monde U-20 en Papouasie-Nouvelle-Guinée.  

Bianca a toutefois trouvé l’année 2016 difficile puisqu’elle évoluait avec Team Canada en plus d’étudier et de jouer à West Virginia. « C’était censé être des bons moments de ma vie, mais je crois que j’étais encore trop immature pour jongler avec les deux.» 

Après avoir été capitaine de son équipe universitaire pendant deux saisons, elle termine cette année son BACC en pré-médecine et dès qu’elle aura gradué, elle partira pour Chicago au mois de mai. C’est à ce moment qu’elle saura si elle fera l’équipe, mais elle mentionne que les dirigeants se sont montrés encourageants. « Je veux leur montrer la maturité dans mon jeu et mon côté leader. Je veux apprendre d’eux tout en restant moi-même et en ne me laissant pas intimider. »   

Pour la suite, son rêve ultime serait de jouer en Europe. « Le secret, et pas seulement pour le soccer, c’est de ne pas penser que tu ne peux pas aller plus loin, c’est toujours possible. Il faut se dire qu’il y a pleins d’autres petits Saint-Félix-de-Valois dans le monde et que tous les athlètes ont leur chemin à tracer, il ne faut pas avoir peur de foncer!»  

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