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Zoom sur… le métier de mécanicien automobile

  • Publié le 22 sept. 2026 (Mis à jour le 22 sept. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
L'enseignant et ses élèves. Photo gracieuseté Centre multiservice des Samares
L’enseignant et ses élèves. Photo gracieuseté Centre multiservice des Samares

Avec l’arrivée massive, dans le monde de l’automobile, de l’électronique et des diagnostics informatiques, le métier de mécanicien a beaucoup évolué. Pourtant, de nombreux jeunes continuent de se passionner pour cette profession dont les besoins en main-d’œuvre restent importants. Rencontre avec Jean-Sébastien Legault, enseignant en mécanique automobile au Centre de formation de l’Argile, à Joliette.

Quand il a débuté dans l’industrie de la mécanique automobile, en 2001, Jean-Sébastien Legault connaissait surtout le savoir-faire traditionnel. En quelques années, assez rapidement, l’enseignant a vu le métier se transformer au fur et à mesure des avancées technologiques proposées par les constructeurs. « Ce qui a changé le plus, dans le cadre de la formation, c’est la proportion d’électricité qui a beaucoup augmenté », constate-t-il. 

« Pratiquer pour apprendre » 

Au Centre de formation de l’Argile, pour apprendre ce métier et obtenir le diplôme d’études professionnelles, deux parcours sont proposés aux étudiants. Le premier en concomitance permet aux jeunes de terminer leurs études secondaires tout en suivant la formation professionnelle. Le second parcours est celui de l’alternance travail-études. « C’est plus rapide que le premier, car cela permet de compléter la formation en un an et demi, avec trois jours par semaine à l’école et deux jours en milieu de stage », explique l’enseignant. 

Aujourd’hui, d’ailleurs, pour répondre à l’évolution de l’industrie automobile, 70 % des apprentissages ont trait, de plus ou moins près, à l’électricité et à l’électronique. « Le reste, c’est de la mécanique plus traditionnelle, entre moteurs, transmissions et différentiels. » 

« Cette formation est vraiment intéressante, car elle laisse beaucoup de place à la pratique. On a environ une heure de théorie pour cinq heures de pratique par jour, explique Jean-Sébastien Legault. On travaille sur des véhicules que l’on a au centre, parfois même sur ceux de clients qui nous les confient et enfin on a des bancs moteurs. » 

La technologie de plus en plus présente 

Bien entendu, le métier de mécanicien automobile permet à chacun d’y trouver son compte selon ses propres intérêts. Il y a ceux qui préféreront se concentrer sur l’entretien courant et les réparations comme les freins ou les suspensions. D’autres choisiront la voie de l’expertise en diagnostic. « Les employés qui veulent continuer à faire de la formation continue, qui sont intéressés par l’électronique, peuvent faire du diagnostic à longueur de journée », souligne l’enseignant qui a lui-même choisi cette voie où l’on garde les mains propres toute la journée. 

Une réalité bien éloignée de l’image que l’on peut encore se faire du mécanicien les mains constamment noircies par l’huile. « Mais que tous ceux qui veulent encore faire de la mécanique traditionnelle se rassurent, cela existe toujours et il y a beaucoup de demandes dans ce domaine. » 

De nombreux débouchés 

Face au manque de main-d’œuvre dans ce domaine en région, les perspectives d’emploi sont vraiment très favorables et le chômage n’existe presque pas. « Le taux de placement de nos élèves est de 100 % », affirme Jean-Sébastien Legault. 

Les nouveaux diplômés peuvent d’ailleurs chercher au-delà des garages indépendants puisque de nombreux secteurs recrutent aussi des mécaniciens automobiles : concessionnaires, municipalités, entreprises publiques. « On peut même se lancer à son compte », continue le formateur tout en précisant que l’on peut aussi, avec ce diplôme, devenir aviseurs techniques ou travailler dans le domaine des pièces automobiles. « Et n’oublions pas l’enseignement… » 

Un salaire attractif 

Dans le domaine de l’emploi et de la formation, quand on parle d’attractivité, il faut parler salaire. Et la mécanique automobile a de quoi attirer de nombreux jeunes ou personnes en reconversion. En effet, à ses débuts, un nouveau mécanicien peut espérer une rémunération située entre 21 $ et 25 $ de l’heure avant d’évoluer assez rapidement selon les niveaux d’apprentissage. « Après quelques années, un compagnon mécanicien peut gagner jusqu’à 47 $ de l’heure », indique Jean-Sébastien Legault. Pour progresser, certains choisissent aussi de passer par la formation continue et le développement de nouvelles compétences dans, entre autres, le domaine du diagnostic et de l’électronique. 

Les qualités essentielles au métier 

Si le salaire peut être attirant pour certains, il ne faut cependant pas oublier que ce métier est exigeant. « Il faut être minutieux pour être mécanicien. Mais ce n’est pas tout, car cela requiert de l’organisation, de l’autonomie, de la ponctualité et de la débrouillardise », insiste l’enseignant. Le métier demande aussi une certaine endurance. « On passe quand même une bonne partie de la journée debout et on peut parfois travailler dans des positions peu confortables. » 

Le métier en bref 

  • Principales tâches : entretien, freins, suspension, moteur, transmission et diagnostic de problèmes électriques ou électroniques. 
  • Débouchés : garages, concessionnaires, municipalités, entreprises publiques, travail autonome, pièces et conseil technique. 
  • Salaire : de 21 $ à 25 $/h aux débuts jusqu’à environ 47 $/h près des grands centres. 
  • Qualités recherchées : minutie, endurance, autonomie, organisation, débrouillardise et habiletés manuelles.
  • Perspectives : taux de placement proche de 100 %. 

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