Les candidats dans Joliette croisent le fer lors d’un premier débat

  • Publié le 21 sept. 2026 (Mis à jour le 22 sept. 2026)
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Les candidats lors du débat de la Chambre de commerce du Grand Joliette. (Photo Médialo – Élise Brouillette)
Les candidats lors du débat de la Chambre de commerce du Grand Joliette. (Photo Médialo – Élise Brouillette)

Des candidats se sont livrés à un premier face-à-face, le 14 septembre, lors du dîner de la Chambre de commerce du Grand Joliette (CCGJ). Rémi Lafrenière (Parti conservateur), Sana Arfaoui (Parti libéral), Clodine Desrochers (Coalition avenir Québec), Flavie Trudel (Québec solidaire) et Véronique Venne (Parti québécois) ont pris part au débat qui s’est déroulé devant des gens d’affaires, des représentants de différents organismes ainsi que des élus du milieu municipal.

Le président, Pol Brisset, a déclaré lors de son mot d’ouverture que ce dîner-débat rappelait l’importance de la CCGJ. « Le territoire grandit, ce qui amène des enjeux en matière de logement, de main-d’œuvre, de mobilité… et ça touche les entreprises. »

En ce sens, l’assistance était impatiente d’entendre les engagements de ceux qui aspirent à devenir leur député.

Chaque candidat a pu se présenter et poser trois questions aux adversaires de son choix sur trois différents thèmes, soit Économie, Services publics et Vision du parti. Divers enjeux ont été mis de l’avant, tels que la fiscalité, le soutien aux entreprises, la main-d’œuvre, la mobilité, l’éducation, les soins de santé, l’immigration ou la souveraineté.

Le dossier des dépassements de coûts pour le projet informatique SIFA de Santé Québec, qui avait défrayé la manchette le matin même du débat, a été soulevé par les candidats. Sana Arfaoui a dénoncé ce « nouveau gaspillage de fonds » de la part de la CAQ. La candidate caquiste Clodine Desrochers a renchéri que la réalisation de projets numériques était complexe alors qu’il fallait rallier les systèmes de partout au Québec. « Il faut tout de même aller de l’avant et ça aurait dû être fait depuis longtemps. »

Immigration, éducation et santé

Les seuils d’immigration ont fait partie des discussions. Flavie Trudel a souligné que Québec solidaire souhaite encourager l’immigration permanente et elle a dénoncé les effets de la destruction du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) par la CAQ. Véronique Venne a expliqué que le Parti québécois veut baisser le seuil d’accueil de nouveaux arrivants à 35 000 afin de s’assurer d’être en mesure de bien les accompagner. De son côté, Clodine Desrochers a salué le fait que dans la région, 80,4 % des nouveaux arrivants parlent français. « La rétention d’une main-d’œuvre qualifiée est importante. »

En réponse à Clodine Desrochers, qui a rappelé que son parti avait permis la construction de plus de 100 écoles au Québec pendant son dernier mandat, Sana Arfaoui a déclaré que l’important n’était pas tant les bâtiments que la qualité de l’enseignement offert. « Notre premier engagement, au Parti libéral, ce sont de meilleures pratiques éducatives. »

Véronique Venne s’est désolé que le taux de décrochage scolaire dans la région soit plus élevé que la moyenne québécoise et elle a dévoilé que son parti allait réclamer des états généraux en éducation.

Concernant les soins de santé, Véronique Venne a mentionné que sa formation proposait d’accroître les services en soutien à domicile en ouvrant les appels d’offres aux coopératives et aux entreprises d’économie sociale.

Clodine Desrochers a mis de l’avant diverses mesures prônées par la CAQ en santé telles que le recrutement à l’étranger, le renforcement de la première ligne ou l’élargissement du champ d’expertise des infirmières praticiennes spécialisées et des paramédicaux.

Alors que Québec solidaire souhaite redonner du pouvoir aux CLSC, Rémi Lafrenière a souligné que le Parti conservateur envisage le retour du privé en santé, ce qui assurerait selon lui un système plus efficace.

Gouvernance, itinérance et question référendaire

Clodine Desrochers a été confrontée au sujet de l’inaction de son gouvernement en matière d’itinérance. « La crise du logement et de l’abordabilité, c’est mondial depuis la pandémie. Nous voulons dépoussiérer le code du bâtiment pour générer plus de logements rapidement », a-t-elle expliqué.

Rémi Lafrenière, du Parti conservateur, a grandement parlé de l’importance, pour sa formation, de réduire l’impôt des entreprises pour leur redonner le pouvoir de la gestion de leurs finances. « Est-ce que cela va se traduire en rendement pour les actionnaires plutôt qu’en aide aux entreprises? », lui a demandé la candidate péquiste. Le candidat conservateur a insisté sur le fait que son parti veut moins de contrôle, simplifier la vie des entrepreneurs et leur offrir de l’autonomie.

La candidate caquiste a expliqué que sa formation compte supporter les entreprises avec des mesures d’urgence et des allégements fiscaux. De son côté, Flavie Trudel a mentionné que Québec solidaire souhaite un état fort avec plus de pouvoir afin de venir en aide aux gens qui ont faim, avec des épiceries publiques par exemple.

Véronique Venne a laissé savoir que le Parti québécois comptait accompagner les entreprises pour leur permettre de diversifier leur marché.

La place du Québec dans le Canada, l’identité québécoise et la souveraineté ont été au cœur des échanges en fin de débat. « Le monde est en bouleversement. On a besoin de toutes les forces possibles, de tous les leviers et du Canada », a déclaré Sana Arfaoui.

Concernant la souveraineté, Véronique Venne a expliqué qu’un référendum, c’est en fait une consultation publique, et que le chef du Parti québécois agissait par intégrité et transparence en étant clair sur ses intentions.

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