Six ans plus tard, la mémoire de Joyce Echaquan continue de rassembler

  • Publié le 1 oct. 2026 (Mis à jour le 1 oct. 2026)
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(Photo gracieuseté)
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Pour une sixième année, le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) a tenu une vigile en mémoire de Joyce Echaquan, femme atikamekw de Manawan et mère de sept enfants, décédée le 28 septembre 2020 au Centre hospitalier De Lanaudière. Des membres de sa famille, des citoyens autochtones et allochtones ainsi que des partenaires se sont réunis pour lui rendre hommage, se souvenir ensemble et « réaffirmer l’importance de poursuivre le travail afin que les personnes autochtones puissent recevoir des soins et des services dans un climat d’écoute, de respect, de confiance et de sécurité culturelle ».

« Six ans plus tard, nous continuons de nous rassembler pour Joyce. Honorer sa mémoire, c’est nous souvenir, mais c’est aussi continuer à regarder avec lucidité les réalités que son histoire a mis en lumière. Reconnaître le racisme systémique, ce n’est pas pointer du doigt des individus : c’est d’accepter de regarder collectivement nos systèmes afin de pouvoir les transformer. Chaque dialogue, chaque prise de conscience et chaque action compte », a déclaré Jennifer Brazeau, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

De la mémoire à l’action

Dans Lanaudière, le CAAL accompagne quotidiennement des personnes et des familles autochtones et travaille depuis plus de 25 ans avec ses partenaires afin d’améliorer leurs conditions de vie, de favoriser le rapprochement entre Autochtones et Allochtones et de contribuer à créer des environnements plus sécurisants culturellement. Des avancées ont été réalisées et des collaborations se sont développées au fil des dernières années.

L’organisme soutient que le travail doit toutefois se poursuivre. Pour le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière, passer de la reconnaissance à l’action signifie notamment écouter la parole et l’expertise des personnes autochtones, soutenir leur participation aux décisions qui les concernent, développer des pratiques culturellement sécurisantes et revoir les mécanismes qui peuvent créer des barrières dans l’accès aux soins et aux services.

La mémoire de Joyce Echaquan demeure également indissociable du Principe de Joyce, porté par le Conseil des Atikamekw de Manawan et par le Conseil de la Nation Atikamekw. Celui-ci affirme notamment le droit des personnes autochtones à un accès équitable et sans discrimination aux services sociaux et de santé ainsi que le respect de leurs réalités, de leurs cultures, de leurs savoirs et de leur dignité.

Pour le CAAL, la réconciliation ne peut reposer uniquement sur les peuples autochtones. Elle demande un engagement collectif, une capacité d’écoute et une volonté de regarder avec lucidité les réalités présentes autant que l’histoire qui les a façonnées. « Six ans plus tard, la mémoire de Joyce continue de nous rassembler. Elle nous rappelle aussi que se souvenir doit nous amener à poursuivre le dialogue et à transformer concrètement les pratiques qui créent encore des inégalités. »

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