Le préfet de Joliette s’objecte aux critiques de Saint-Thomas

(Photo Médialo - Archives)
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Les démarches judiciaires récemment entamées par la Municipalité de Saint-Thomas ont fait réagir la MRC de Joliette. Le préfet Pierre-Luc Bellerose relate que la réputation de son administration « est entachée par des allégations sérieuses et fallacieuses ». Pour cette raison, il souhaite rectifier quelques faits.

En réaction aux critiques émises par la Municipalité et son maire, Mario Rondeau, dans une résolution adoptée le 16 avril, M. Bellerose garantit que tous les membres du conseil des maires ont toujours eu accès aux documents pertinents afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées. Selon les explications du préfet, la MRC de Joliette est composée de plusieurs commissions. Celles-ci s’affairent à traiter plus en profondeur des enjeux spécifiques qui touchent le territoire et font des propositions par la suite. « Une fois ces recommandations faites, tous les documents sont déposés devant le conseil et l’ensemble des élus prend une décision. Le comité administratif ne décide rien derrière des portes closes! », assure-t-il.

Les magistrats qui souhaiteraient mettre la main sur d’autres données peuvent faire une demande d’accès à l’information, mais le préfet de Joliette insiste sur le fait qu’il n’est pas responsable de cette procédure. La requête doit plutôt être adressée à la directrice générale de la MRC qui, aidée d’un avocat, suit les règles de la loi en vigueur pour ce genre de demande. M. Bellerose précise que si un élu souhaite plus d’informations pour son intérêt ou par curiosité, mais qu’elles ne concernent pas le sujet en question, l’institution n’est pas tenue de les remettre. « Parfois, M. Rondeau demande des documents qui n’existent pas, donc c’est difficile de les lui fournir! Mais s’il se sent lésé, il peut contester, puis la Commission [de l’accès à l’information] va déterminer s’il a raison ou non. »

Mise en tutelle « excessive »

Pierre-Luc Bellerose remarque aussi que le climat est plus tendu au sein du conseil des maires, mais il soutient que cette ambiance s’est installée depuis l’arrivée de Mario Rondeau : « Avant, il y avait une belle collégialité ». Le préfet de Joliette comprend que certaines insatisfactions peuvent survenir, mais il trouve « excessif » de demander à mettre la MRC sous tutelle. Toutefois, il se dit prêt à collaborer à toute enquête. « J’espère presque que le Ministère fera des vérifications parce que ça devient insoutenable pour la MRC! »

En réponse à la réflexion de Saint-Thomas de se greffer de nouveau à la MRC de D’Autray, M. Bellerose dit ne pas vouloir s’immiscer dans la décision des élus. « C’est leur choix, mais je ne crois pas qu’il y ait de gain de leur côté en faisant cela. » Concernant le site d’enfouissement, qui semble faire partie des raisons évoquées par la Municipalité, le préfet rappelle que son agrandissement ne pourra se faire que sur les territoires de Saint-Thomas ou de Sainte-Geneviève-de-Berthier. Dans tous les cas, la décision finale sera prise par le gouvernement et non la MRC de Joliette. « S’ils vont dans celle de D’Autray, ça ne changera rien », conclut Pierre-Luc Bellerose.

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