Les initiations, allons-nous trop loin?

  • Publié le 24 mars 2024 (Mis à jour le 3 juin 2025)
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Étudiant du Cégep à Joliette

La ministre Pascale Déry, ministre de l’Enseignement supérieur réagissait, mardi dernier, à l’événement entourant l’initiation qu’avait fait les étudiants de l’Université de Sherbrooke l’automne dernier. Elle songe d’ailleurs à les interdire, mais je ne crois pas que ce soit une bonne solution.

En effet, selon le professeur de droit criminel à l’Université de Sherbrooke, il ne serait pas nécessaire d’avoir des lois pour encadrer ces rituels puisque le Code criminel comporte déjà toute les sanctions et les conséquences qu’il faut. Je pense comme lui, parce que même si cela n’empêche pas totalement les initiations de se produire, il les restreint déjà énormément.

De plus, si nous les rendons interdit, les gens vont tout de même en faire, ils vont se cacher et là il pourrait y avoir plus de débordement. C’est là que les victimes peuvent craindre plus de parler. C’est comme pour le cannabis, avant 2017, il était interdit, mais il y avait beaucoup de débordement, depuis la légalisation du cannabis, les gens ne se cache plus mais il y a aussi un certain contrôle de la population. Selon l’Enquête canadienne sur le cannabis, le nombre de jeunes entre 15 et 17 ans à diminué de 3% et chez les 18-24 ans la consommation n’a pas varié de façon significative.

En n’interdisant pas les initiations, nous gardons un contrôle sur la situation et empêchons une crainte de parler de ceux qui ont vécu un écart de conduite.

Daphnée Brunet

Étudiante en cinéma au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

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