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10 février 2021

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Projet minier en Haute-Matawinie : Une coalition dénonce la décision de Québec

Autorisation de la plus grande mine de graphite du continent

Mine graphite

©Photo archives - L'Action

Une coalition d’élus, de citoyens et d’organismes regroupés sous la bannière de « Pour que le Québec ait meilleure mine! » dénonce la décision de Québec d’autoriser une méga mine à ciel ouvert en zone touristique, collée sur le Parc national du Mont-Tremblant et le Parc régional du Lac Taureau. Ils réagissent au décret d’autorisation de la mine de Nouveau Monde Graphite publié le 10 février par Québec.

« Après l’analyse du décret, nous constatons que Québec a décidé de fermer les yeux sur plusieurs études manquantes concernant les risques de pollution de l’eau, la gestion de déchets acides et à l’impact de cette mine dans ce milieu hautement valorisé pour le tourisme », affirme Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition et coordonnateur à MiningWatch Canada.

La coalition souligne que le projet vise l’excavation d’une fosse à ciel ouvert de près de 2.7 km de longueur et génèrera plus de 107 millions de tonnes de déchets miniers, dont des millions de tonnes de résidus acides qui devront être entreposés à perpétuité dans le bassin versant du Parc régional du Lac Taureau.

Avis non suivis, promesses du ministre Fitzgibbon brisées

Selon Daniel Tokatélof de l’Association de protection du Lac Taureau : « Québec n’a pas répondu aux avis du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d’exiger toutes les études manquantes avant d’autoriser le projet. C’est extrêmement décevant et inquiétant pour la suite des choses. »

La coalition constate notamment que le décret ne fait aucune mention de l’absence d’acceptabilité sociale et de la division sociale localement, ni de l’opposition de la Nation Atikamekw de Manawan, qui revendique pourtant des droits ancestraux sur ce territoire. Le BAPE avait également recommandé à Québec d’agir sur ce front.

Le décret demande à la minière de déposer les études manquantes à une date ultérieure. Pour May Dagher de la Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie : « Cette décision est d’autant plus consternante que le ministre de l’économie, M. Fitzigibbon, nous avais promis dans le blanc des yeux que Québec suivrait tous les avis du BAPE avant d’autoriser un tel projet. »

« La décision de Québec d’autoriser une mine d’une telle envergure dans une zone touristique surprend des dizaines d’associations de lacs, de municipalités et de citoyens qui se mobilisent actuellement dans les régions des Laurentides, de Lanaudière et de l’Outaouais face à un boom de projets miniers de graphite », affirme Louis St-Hilaire du Regroupement pour la protection des lacs de la Petite Nation.

Denis Fillion, pro-maire de la petite municipalité de Grenville-sur-la-Rouge qui a subi une poursuite de 96 millions de la minière Canada Carbon en 2018, abonde dans le même sens : « Québec doit revoir la Loi sur les mines et les territoires incompatibles aux activités minières pour mieux baliser cette industrie. »

En octobre dernier, de nombreux organismes et des élus ont co-signé une lettre ouverte afin que Québec mette en œuvre les « 3 principes pour que la transition ait meilleure mine ».

« Si Québec prétend vouloir alimenter de façon responsable le marché des véhicules électriques avec ses ressources minérales, il est urgent de revoir ses lois afin de ne pas sacrifier des lacs, des collectivités et des territoires hautement valorisés pour le tourisme et d’autres économies locales », conclut M. Lapointe.

 

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Commentaires

10 février 2021

Adam Bacour

Cessez d'êtres de maudis "pas dans ma cour". Vous n'êtes que des boomers avec des pensions dorées egoistes, des chalets, etc.... Laissez les jeunes travailler, faire des projets miniers et gagner leur vie et avoir assez d'argent pour s'acheter une maison ou un chalet eux aussi. L'electricité pas chères dont vous profitez a été obtenue grâce à de grands projet qui exploitent les ressources naturelles. ça n'aurais pas avancé avec les "pas dans ma cour" comme vous

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