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16 juillet 2020

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Le Jardin des passionnées réalise une production collective de semis adaptés

Pandémie

Le Jardin des passionnées

©Photo tirée de Facebook - L'Action

Les semis sont l’œuvre d’une trentaine de familles de la communauté.

Pour un deuxième été consécutif, le Jardin des passionnées mobilise la population de Sainte-Béatrix pour le projet Cultivons notre village. Cette année, une nouvelle initiative fut développée, le projet Semis à Partager.

Ne pouvant obtenir les soins des élèves de l'école Panet cette année, les semis sont semés et entretenus par une trentaine de familles de la communauté. S’inspirant du modèle de Sainte-Émélie-de-l'Énergie, qui répond aux exigences des circonstances actuelles de distanciation physique, des trousses de démarrage de semis ont été fournies par la municipalité. Chacune des familles participantes s’est engagée à cultiver une variété spécifique de semi qui a été partagée avec le reste de la collectivité. Une partie des semis a été plantée au Jardin à Partager du parc Alain Rainville ; l’autre partie a été redistribuée entre les familles participantes et les résidents de Sainte-Béatrix afin d’enrichir leurs propres jardins.

Plus de 40 personnes sont récemment venues se procurer gratuitement des surplus de semis. L’organisme a également pu offrir différentes variétés de plants à la Chaumière jeunesse de Rawdon, au Jardin solidaire du Lac Mondor à Saint-Damien, au Centre Nouveau Regard de Notre-Dame-de-Lourdes ainsi qu’au Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

« Le financement accordé au Jardin des passionnées pour la tenue de son projet Cultivons notre village nous permet de réitérer notre confiance envers les acteurs locaux et régionaux en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Même si la crise de la COVID-19 a modifié la planification de l’activité, le projet visant la sécurité alimentaire a tout de même pu voir le jour, ce qui démontre qu’il répond aux besoins réels des citoyennes et citoyens. C’est exactement ce que l’Alliance pour la solidarité vise », précise Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie.

Malgré l’incertitude quant à l’évolution des mesures sanitaires des prochains mois, le Jardin des passionnées est confiant qu’un protocole efficace et sécuritaire puisse permettre aux participants de mener à terme, cette année, ce projet de jardin collectif visant l’accès à des aliments sains pour la population de Sainte-Béatrix.

Démarche pour la sécurité alimentaire

Cette production collective de semis marque le début d'un projet de trois ans visant l'accompagnement par le Jardin des passionnées d'une démarche citoyenne pour la sécurité alimentaire à Sainte-Béatrix. Ce projet a été initié par le comité Jardin du Jardin des passionnées, un comité constitué de citoyens. Le projet est réalisé grâce à un financement de 72 810,39 $ issu du Fonds québécois d’initiatives sociales dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité, en collaboration avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Ce projet est financé par la Table des préfets de Lanaudière.

Plusieurs autres partenaires y participeront, notamment la Municipalité de Sainte-Béatrix, le Club Optimiste, l'école Panet, la cuisine collective de Saint-Jean-de-Matha, les Jardins de l'Écoumène, le programme Production horticole et environnement du Cégep à Joliette, pour n'en mentionner que quelques-uns. « Cette démarche citoyenne est propulsée par l’espoir partagé de briser l’isolement social, de promouvoir le support mutuel et de tisser un réseau communautaire robuste, résilient en temps de crise et vibrant en période de tranquillité », affirme Steve Poitras, bénévole du comité Jardin du Jardin des passionnées.

Ce projet vise, entre autres, la mobilisation de la population locale afin d'augmenter la sécurité alimentaire. « Le comité Jardin aimerait que la communauté s'organise à travers ce projet afin de mettre en place différentes initiatives telles que la plantation d'arbres fruitiers, l'intégration d'une pratique de jardinage-itinérant au sein de la culture locale, la transformation des surplus récoltés, l'élaboration d'un réseau de redistribution des surplus, etc. », mentionne Jessica Lambert, membre fondatrice de l'organisme.

Toutes les personnes qui le désirent sont chaleureusement invitées à participer au projet, selon leurs capacités et leurs possibilités. Comme le disent les membres du comité Jardin : « Ensemble, cultivons notre village ! »

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