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21 août 2019

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

Joliette et Brive-la-Gaillarde : Plus de 30 ans de souvenirs impérissables

Élisa Prot

©(Photo L'Action - Steven Lafortune)

Élisa Prot a tellement apprécié son passage à Joliette durant la période estivale qu’elle songe revenir dans l’éventualité d’y rester pour quelques années.

COMMUNAUTÉ. C’est en octobre 1985 que le conseil de Joliette, par le biais d’une résolution, a accepté le jumelage entre Brive-la-Gaillarde en France et la Ville. Trente-quatre ans plus tard, le lien est toujours aussi fort, et les souvenirs, impérissables.

Parlez-en à Élisa Prot. Cette finissante en droit est la dernière à avoir profité du programme d’échange. Et à la lumière de ses propos, son passage dans la région n’est pas près de s’effacer de sa mémoire. 

D’ailleurs, cette histoire a failli n’être jamais écrite. Ayant été mise au parfum par une connaissance ayant participé à l’échange l’année dernière, elle a acheminé ses coordonnées ainsi que son curriculum vitae, mais à ce moment, les places étaient déjà comblées.  

Toutefois, le vent a tourné en novembre dernier. « J’ai reçu un appel à savoir si j’étais toujours intéressée. J’en ai discuté avec mes parents et ils m’ont fait comprendre que c’était l’opportunité d’une vie, alors ils m’ont dit de foncer! », a raconté la jeune femme de 22 ans. 

Une journée après les célébrations entourant la Saint-Jean-Baptiste, Élisa Prot a atterri à Montréal et a effectué son arrivée à Joliette le lendemain, le 26 juin. Sans attente particulière, elle a indiqué que quoi qu’il arrive, elle ne retirera que du positif.  

Elle a souligné avoir eu d’agréables surprises… à commencer par son lieu de travail, la bibliothèque Rina-Lasnier. « Je me suis exclamée « Non! La Ville n’a pas fait ça quand même! ». C’est tellement cool! En France, ça aurait hurlé pour qu'on ne touche pas au patrimoine! Moi je trouve ça génial et elle est trop belle en plus! », raconte-t-elle lorsqu’elle a appris qu’elle se trouvait à l’intérieur d’une église. 

Comme une enfant dans un magasin de bonbons 

Il n’y a pas à dire, Élisa Prot adore son nouvel environnement. Selon ses dires, son emploi estival cadrait parfaitement avec elle.  

« Pour une personne qui lit énormément depuis que je suis petite, je me sens comme une enfant dans un magasin de bonbons. Bien que l’endroit soit calme, ça bouge beaucoup. C’est plaisant de constater que même avec l’omniprésence de la technologie, il y a des usagers de tous les âges qui passent à la bibliothèque », relate-t-elle. 

En plus de son travail, elle s’implique dans le programme Ma tente à lire. Parcourant les parcs et lieux publics de la Ville, l’animatrice accueille sous sa tente des enfants de 3 à 12 ans afin de leur proposer des histoires et des lectures pour l’été. 

Cependant, après un petit moment d’adaptation avec le décalage horaire, un autre défi l’attendait; celui de la langue! « C’est surtout au niveau de l’accent et des expressions. J’ai dû me construire un lexique avec des définitions, parce que je ne comprenais rien! », lance-t-elle en riant. 

Pendant ses temps libres, elle a joué au touriste dans la ville, sillonnant son territoire à vélo et profitant des bonnes adresses. Avec sa famille d’accueil, elle s’est promenée à Louiseville, le Lac-à-l’Eau-Claire à Saint-Alexis-des-Monts, Trois-Rivières, Québec, Montréal, Shawinigan, ainsi qu’une fin de semaine de camping dans le parc de la Mauricie, une première expérience du genre pour la jeune femme. 

« Même que des membres de leur famille m’ont invitée à passer une fin de semaine à Ottawa. J’ai ainsi pu voir la résidence de la gouverneure générale ainsi que le Parlement », raconte-t-elle. 

 « Je ne veux pas rentrer » 

Aux yeux d’Élisa Prot, l’accueil et la gentillesse des Joliettains l’ont frappée depuis son arrivée. Un véritable contraste comparativement à ses homologues français.  

« La chaleur humaine qui se dégage, l’ouverture d’esprit… ça m’en a fait pleurer. Ça fait tellement du bien! Je me suis pincée souvent en me disant que je rêvais. Quelle chance incroyable j’ai eue! J’ai déjà au moins quatre ou cinq endroits où je serai accueillie les bras ouverts si je décide de revenir », confie-t-elle. 

Joliette a tellement eu une forte impression sur elle que maintenant, elle ne veut plus partir. Ce qui n’était qu’au départ un voyage pour combler un besoin de changer d’environnement s’est transformé en un véritable coup de foudre. 

« J’ai le cafard, je ne veux pas rentrer! Je me plais ici! Le Québec m’est véritablement rentré sous la peau. Je regarde même pour des offres d’emploi! », s’exclame celle qui devra rentrer à la maison le 21 août. 

Néanmoins, une fois de retour, elle n’a qu’un objectif en tête; revenir. « En traversant l’océan, je me suis dit que quoi qu’il arrive, je ne me ferai pas de faux espoirs et je me préparais à toutes éventualités. Alors un petit 4-5 ans ici, pourquoi pas! L’administratif me plaît bien et si un Québécois me convainc de rester ici… qui sait! Le premier hiver serait décisif! », dit-elle avant d’éclater de rire. 

Une chose est sûre, c’est que Joliette n’en a pas fini avec Élisa Prot. 

 

Une expérience formatrice 

Dans un même ordre d’idées, Joël Simard connaît bien Brive-la-Gaillarde pour avoir participé à ce même échange alors qu’il avait 18 ans. Il était un peu au fait de ce village français, puisque son frère avait vécu l’expérience 7 ans plus tôt. 

C’est en 1992 que l’évaluateur de profession a quitté le nid familial pour vivre cette aventure. « Je suis parti deux semaines plus tôt que ma consœur joliettaine pour voyager seul. J’ai visité Paris et assisté à un concert de B.B. King à Carcassonne. C’était incroyable », se remémore-t-il.  

À Brive-la-Gaillarde, il a passé son été à être moniteur dans un parc. Son mandat était de s’occuper des enfants que les parents laissaient le temps de leur quart de travail. Il pouvait travailler parfois jusqu’à six jours semaine. 

Ce qui l’a étonné lors de son passage est le style de vie des Français, qu’il qualifie de totalement différent. « Par exemple, ils prennent l’apéro à 16 h et peuvent être encore assis à 22 h à discuter avec d’autres personnes », se souvient-il. 

M. Simard ne s’en cache pas, son séjour en France a été une expérience formatrice. « D’apprendre à me débrouiller seul, pour moi, ça a été la transition vers mon passage à l’âge adulte. Ça m’a donné aussi la piqûre du voyage. Je suis retourné deux autres fois en Europe par la suite. » 

Au total, depuis sa création, pas moins d’une soixantaine de Joliettains et Brivistes ont participé à l’échange entre la Ville et Brive-la-Gaillarde. L’an prochain, cette union célèbrera son 35e anniversaire. 

Joël Simard

©(Photo gracieuseté)

Quant à Joël Simard, son séjour à Paris a été formateur.

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