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12 février 2019

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

Maternelle 4 ans : Des acteurs s’unissent pour contrer son déploiement universel

Lessard, Hivon, Grenon

©(Photo L'Action - Steven Lafortune)

Francine Lessard, Véronique Hivon et Valérie Grenon ont uni leur voix pour discuter de leur opposition face au déploiement universel de la maternelle 4 ans.

ÉDUCATION. Des acteurs du réseau de la petite enfance se sont mobilisés au CPE La Cabotine de Crabtree dans le cadre du mois d’actions contre la maternelle 4 ans. Leur objectif, par le biais d’une vaste tournée, est de contrer son déploiement universel par le gouvernement caquiste.

Parmi ce nombre se trouvait la directrice du Conseil québécois des services éducatifs à la petite enfance, Francine Lessard. Dans son exposé, elle s’est adressée non seulement aux CPE de la région, mais également aux intervenants et parents afin de propager leur message au plus grand nombre de personnes possibles.  

Son intervention se résumait à son questionnement sur la pertinence de la maternelle à 4 ans. « D’où vient cette commande? Quels sont les parents au Québec qui ont demandé cela? Qu’a-t-elle à offrir de plus que les services en CPE déploient déjà? Les CPE offrent des services de qualité, des interventions à la hauteur des besoins de développement de l’enfant et des milieux structurants », a-t-elle mentionné. 

Quant à la présidente de la Fédération des intervenants en petite enfance du Québec, Valérie Grenon a souligné qu’un sondage démontrait que 68% des répondants préféraient les CPE pour leur enfant de 4 ans plutôt que la maternelle. « Cette tournée se veut mobilisatrice. La maternelle 4 ans ne répond pas aux besoins de la population et ce que l’on veut, c’est de faire bouger le député », a-t-elle ajouté. 

Près de 17 500 signatures récoltées

Marraine du projet, la députée de Joliette, Véronique Hivon, a indiqué que cette tournée, s’échelonnant jusqu’au 20 mars et s’arrêtant dans une dizaine de régions, était importante pour l’avenir des enfants du Québec. D’ailleurs, si elle a accepté, c’est en partie parce que le sujet lui tient à cœur. 

« Ce n’est pas banal ce qui se passe présentement, a-t-elle lancé. On doit se mobiliser afin d’avoir réponse aux questions que l’on pose et surtout que le déploiement ne se produise pas. On n’est pas contre le progrès, mais on désire le bon progrès. » 

À ses yeux, le projet n’est ni souhaitable pour les parents qui désirent avoir la meilleure place possible pour leur enfant, ni même pour les tout-petits. « De plus, il n’est pas réaliste, car il y a un manque criant d’espace et d’enseignants. Il nécessitera 5000 nouvelles classes, ce qui est énorme », a-t-elle renchéri. 

L’incohérence du discours du gouvernement a également été rapportée par la porte-parole en matière d’éducation. Elle a relevé que le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a déclaré que le dépistage chez les jeunes enfants commence entre 12 et 18 mois, et non à 4 ans.  

Enfin, Mme Hivon a déposé à l’Assemblée nationale une pétition concernant l’opposition au projet de déploiement universel des maternelles 4 ans ainsi que la valorisation des services éducatifs à la petite enfance. Au moment d’écrire ces lignes, elle avait recueilli 17 436 signatures. L’objectif initial est de 25 000. 

Les intéressés ont jusqu’au 12 mars pour prendre part à la pétition, le formulaire électronique se retrouve à l’adresse suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7575/index.html

Un bouclier de protection budgétaire des services à l’éducation 


Toujours dans le domaine de l’éducation, Véronique Hivon a présenté à l’Assemblée nationale le jeudi 7 février, la Loi établissant un bouclier de protection budgétaire des services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse.  

Cette loi, comme le précise son titre, instaure un bouclier de protection en matière d’éducation et d’enfance. De cette manière, en cas d’aléas budgétaires ou de périodes difficiles, l’argent prévu pour ces sphères ne peut être coupé. 

« Dans la mesure où on décide collectivement de faire de l’éducation une priorité, il faut poser des gestes forts et c’est pourquoi c’est très important. Nos enfants doivent recevoir en tout temps les services auxquels ils ont droit, surtout les élèves en difficulté. S'ils ne sont pas au rendez-vous, c’est tout leur avenir qui est hypothéqué », a-t-elle fait savoir. 

Avec les années d’austérité durant le règne du gouvernement libéral, l’impact a été direct et irréversible. « Il ne faut plus revivre cette situation. On ne peut pas jouer au yo-yo avec nos enfants », a-t-elle conclu. 

Commentaires

13 fvrier 2019

Claudia Lupien

Elles ont raison. La population n'a jamais demandé ces maternelles 4 ans ! Au contraire !

19 fvrier 2019

Nathalie Biron

Et quand est il des milieux familiaux??? Ne sont ils pas représentés par la Fipeq?

19 fvrier 2019

Nathalie Biron

Quand est il des milieux familiaux , ne sont ils pas représentés par la FIPEQ

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