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29 mai 2017

Élise Brouillette - ebrouillette@medialo.ca

Le défunt Cabastran démoli

©(Photo Collection Jean Chevrette)

HISTOIRE. La grange, qui a autrefois été l'hôte de la boîte à chansons le Cabastran, et ensuite Tournesol, a été démolie le mardi 23 mai.

carreauté»C'est à l'initiative de René Malo entouré d'une dizaine de personnes qui voulaient fonder une troupe de théâtre amateur que la boîte à chansons a vu le jour au 1171, boulevard Base-de-Roc, en 1963. Son nom lui est venu d'un conte de Félix Leclerc.

En 1965, le groupe devient une association officielle et il reçoit sa charte de la Ville de Joliette. Ses buts sont d'être « une récréation et une instruction pour l'esprit et un délassement pour le corps et de développer le chant, la musique et le tourisme ».

Plusieurs chansonniers de renom ont laissé leur marque au sein de la petite salle qui pouvait accueillir quelque 200 spectateurs. Parmi eux, Claude Léveillée, Pauline Julien, Clémence Desrochers et Pierre Létourneau.

En 1967, la boîte à chansons passe dans les mains d'une autre association qui la baptisera Tournesol.

En plus des nombreux chansonniers, le lieu a accueilli un ciné-club et des soirées de jazz.

On raconte que le Cabastran possédait des tables, des nappes rouges carreautées, des filets de pêche avec des coquillages au mur en guise de décoration, des chandelles et de bouteilles de vin sur les tables.

Parfois, pendant les spectacles, ça sentait encore un peu la poule et le cochon, vestiges de l'ancienne vocation de l'endroit. On pouvait y donner jusqu'à trois spectacles chaque soir, du jeudi au dimanche. Une petite scène de deux pieds de hauteur avait été aménagée, de même que des loges dans les greniers. On y retrouvait un système de son avec micro et quelques lumières de scène. Une boîte à chansons sans luxe donc, mais ô combien chaleureuse.

©(Photo Collection Jean Chevrette)

Les vestiges de la boîte à chansons en 2002. L'escalier qui menait aux loges.

Un soir, Gilles Vigneault aurait chanté un duo avec un grillon qui lui répondait à chaque pause de voix.

Le Cabastran fut, pendant un temps, le centre de la vie culturelle de Joliette et il fallait arriver tôt pour y avoir une place. Sinon, on pique-niquait dans le gazon en attendant le spectacle suivant.

Les gens venaient de loin pour entrer au Cabastran.

À la fin des années 60, l'endroit a été transformé, pendant quelques années, en commune de la paix, un atelier en art visuel animé par des artistes.

Soulignons que depuis, les lieux avaient notamment servi d'entrepôt et étaient maintenant désaffectés.

La grange

©(Photo Collection Jean Chevrette)

Les vestiges de la boîte à chansons en 2002. Une vue de la scène.

La grange faisait partie de la terre agricole achetée par René et Clémentine Martin en 1943. La terre comportait une maison, une terre, une petite grange, une pinède et un vaste terrain propice à l'agriculture. La petite grange est démolie et reconstruite en 1946, à partir du bois de la pinède. Le bâtiment qui accueillera le Cabastran voit le jour. La terre sera ensuite revendue en 1949, et finira par devenir la propriété d'Henri Savignac. Après les années folles du Cabastran et de l'atelier d'artistes, M. Savignac loua sa grange à Claude Rivest, entrepreneur en plomberie, qui s'en servit comme entrepôt et qui finit par l'acheter en 1975. En 2002, ce dernier a vendu le site à Jean Ducharme, qui l'aurait également revendu depuis.

Avec la collaboration de Jean Chevrette. Avec les souvenirs de Jacques Martin, Huguette St-Martin, Gilles Loyer et Claude Marcel.

©(Photo Collection Jean Chevrette)

De gauche à droite: Badine, Jacques (fils de René Martin), Carlo, Pégase et Roland-Roch (fils de René Martin), devant la grange.

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