Le premier ministre sommé de répondre aux besoins des locataires

  • Publié le 13 févr. 2023 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) était de passage dans la région le 8 février et a rejoint Action-Logement Lanaudière devant le bureau de circonscription du premier ministre à L’Assomption. Composé aussi de représentants d’autres organismes communautaires, le groupe de plus de 50 personnes en a profité pour dénoncer le sous-investissement dans le logement social et pour sommer le premier ministre d’agir dès son prochain budget.

Les organismes rapportent que, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la situation des ménages locataires de Lanaudière est particulièrement alarmante. Le taux de logements disponibles est de 0,4 % à Terrebonne, de 1 % à L’Assomption-Lavaltrie, de 1 % à Joliette et de 1,2 % à Repentigny.

« Ces chiffres-là, dans la vraie vie, ça veut dire que les logements disponibles sont très rares. Quand il y en a, ils sont généralement hors de portée de la bourse des locataires. Les conséquences sont tragiques pour les ménages locataires de la région, de plus en plus nombreux à voir leur droit au logement compromis », explique Denis Courtemanche, coordonnateur général d’Action-Logement Lanaudière.

Selon les plus récentes données de Statistique Canada citées par le FRAPRU, seulement à Joliette, 1290 ménages locataires ont des besoins impérieux de logement parce qu’ils vivent dans un logement trop cher, trop petit ou en mauvais état. « Dans ce contexte, perdre son logement c’est être destiné à l’itinérance », déclare M. Courtemanche, qui constate également que les loyers sont de plus en plus chers.

En effet, les organismes indiquent qu’en 5 ans, le loyer moyen a augmenté de 24,8 % à Joliette, de 32,9 % à Lavaltrie, de 35,7 % à Repentigny, de 48,4 % à L’Assomption et de 52,3% à Terrebonne. « Ça n’a aucun bon sens! Alors que les reprises et évictions font rage en ce moment, trop de locataires risquent la rue ou vivent des stress inconsidérés. Pour répondre aux besoins, ça prend des logements sociaux et vite !», ajoute le porte-parole d’Action-Logement Lanaudière.

Le FRAPRU abonde dans le même sens en disant que le sort des locataires mal logés ou sans toit doit être au cœur des priorités budgétaires du gouvernement caquiste. Céline Magontier, organisatrice communautaire pour l’organisme, précise que « tout doit être fait pour accélérer la livraison de logements sociaux sans but lucratif; qu’ils soient portés par des coopératives, des OSBL ou des offices d’habitation qui veulent et peuvent répondre aux besoins de ces personnes ». Ainsi, Mme Magontier espère que le prochain budget du gouvernement de François Legault comprenne des investissements conséquents dans AccèsLogis. L’organisatrice communautaire rappelle qu’actuellement, aucun financement n’est disponible pour permettre aux projets d’habitation sociale d’aller de l’avant. En vue du prochain budget, le FRAPRU et Action-Logement Lanaudière demandent donc que Québec lance un grand chantier d’au moins 10 000 nouveaux logements sociaux par année, pendant 5 ans, pour répondre rapidement aux besoins dans toutes les régions.

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