Dormir dehors l’hiver : inconcevable

  • Publié le 22 oct. 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Étudiant du Cégep à Joliette

En 2023, selon le Bureau du Coroner, 72 personnes sans-abri ont perdu la vie au Québec. À l’approche de l’hiver, il est primordial d’investir dans des ressources d’urgence en itinérance afin d’éviter que d’autres personnes déjà assez vulnérables perdent la vie.

À Montréal, le nombre de personnes itinérantes est estimé à environ 4690 et le nombre de lits en ressource d’urgence n’est que de 1600. Cela fait en sorte que la majorité de ces personnes doit dormir dehors, à leur risque, surtout en hiver. Il y a un manque criant de ressources qui se fait sentir partout dans la métropole et ailleurs au Québec. L’aide du gouvernement du Québec serait grandement apprécié des municipalités pour affronter l’hiver, qui pourrait faire d’autres victimes. Augmenter le nombre de lits en ressource d’urgence permettrait d’assurer de manière provisoire leur sécurité.

Lorsque le froid mord les joues en un mercredi matin de janvier, seulement se rendre à son auto semble insurmontable à cause du froid. Et sur notre route, nous croisons une personne qui a passé la nuit dehors car tous les refuges d’urgence étaient plein le soir précédent. C’est alors que notre situation nous semble soudainement plus tolérable. C’est notre responsabilité, en tant que société, de s’assurer que chacun ait un toit, même si c’est de façon temporaire, en cette période hivernale.

Avec toutes les connaissances que nous possédons, pourquoi ne sommes-nous pas en mesure de mettre en place des solutions et des ressources pour gérer la crise? L’hiver ne discrimine pas. Quand il fait froid, il fait froid partout et pour tous.

Alice Martin 19 ans
Étudiante en double dec sciences de la nature et musique au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

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