Saint-Zénon obtient gain de cause dans le dossier d’immigration de son employé

Photo gracieuseté
Photo gracieuseté

La Municipalité de Saint-Zénon peut enfin pousser un soupir de soulagement. Après plusieurs semaines d’incertitude et de démarches auprès des institutions provinciales et fédérales, le dossier d’immigration de son coordonnateur au service de l’urbanisme, Georges Marty, est désormais en règle.

Émile Beauséjour | infolanaudiere@medialo.ca 

Quelques jours auparavant, la situation inquiétait sérieusement la municipalité. Sans réponse des autorités avant le 3 août, Georges Marty aurait perdu le droit de travailler au Canada. Il aurait alors disposé de 90 jours pour quitter le pays avec sa famille, une perspective qui préoccupait autant la municipalité que l’employé lui-même.

« Derrière ce dossier administratif, il y a avant tout des êtres humains », rappelle le directeur général et greffier-trésorier de la Municipalité de Saint-Zénon, Éric Gilbert.

Originaire de la France, M. Marty est arrivé au Québec en 2024 grâce au Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Depuis son arrivée, il occupe le poste de coordonnateur du service de l’urbanisme, une fonction jugée essentielle au sein de cette petite municipalité de Lanaudière.

Selon Éric Gilbert, le principal problème n’était pas lié à des documents manquants ou incomplets. « Tout avait été fait et bien fait », affirme-t-il. La préoccupation de la municipalité concernait plutôt les délais administratifs et l’absence de réponse des autorités, malgré un dossier complet.

« Nous ne demandions pas un traitement de faveur. Nous souhaitions simplement qu’une décision soit rendue dans un délai raisonnable », précise-t-il.

Une expertise difficile à remplacer

Pour la Municipalité, perdre un employé aussi important aurait eu des conséquences sur les services offerts à la population.

Le coordonnateur est responsable, entre autres, de l’analyse des demandes de permis de construction, des lotissements et de l’application des règlements d’urbanisme. Des tâches qui exigent une expertise particulière.

« Les règlements d’urbanisme représentent des centaines de pages. Ce n’est pas un métier qui s’apprend du jour au lendemain », explique M. Gilbert.

Dans une équipe composée de seulement trois employés en urbanisme, son départ aurait exercé une pression importante sur ses collègues et entraîné des retards dans le traitement des dossiers des citoyens, des entrepreneurs et des promoteurs.

Le directeur général souligne également que le recrutement de professionnels spécialisés représente déjà un défi majeur pour les petites municipalités.

« Lorsqu’un employé qualifié choisit de s’établir chez nous, il devient rapidement un membre à part entière de notre communauté. Perdre une telle ressource en raison de délais administratifs aurait eu des conséquences bien réelles sur nos services et sur nos projets de développement », affirme-t-il.

Face à l’échéance qui approchait rapidement, la Municipalité a décidé de rendre la situation publique afin de sensibiliser les autorités.

La Municipalité a également sollicité l’appui de plusieurs élus. Éric Gilbert a notamment salué le travail du député fédéral, Gabriel Ste-Marie, qui a effectué plusieurs interventions auprès des autorités fédérales afin de suivre l’évolution du dossier. Il a aussi souligné l’implication de la ministre responsable de la région de Lanaudière, Caroline Proulx, qui a multiplié les vérifications auprès des instances provinciales.

Dans son communiqué annonçant le dénouement favorable, la Municipalité remercie également la ministre Christine Fréchette pour l’attention portée à cette situation ainsi que les fonctionnaires ayant participé au traitement du dossier.

Un soulagement pour toute la communauté

Heureusement pour le village, la décision est arrivée avant le délai du 3 août. Pour Éric Gilbert, cette conclusion dépasse largement le simple aspect administratif.

« Aujourd’hui, c’est un immense soulagement pour notre municipalité. […] Cette mobilisation démontre que lorsque les différents paliers de gouvernement travaillent ensemble, il est possible d’obtenir des résultats concrets au bénéfice de nos collectivités », a-t-il déclaré.

Le maire de Saint-Zénon, Karl Lacouvée, estime, lui aussi, que cette décision permettra d’assurer la continuité des services municipaux tout en envoyant « un message encourageant à celles et ceux qui choisissent de vivre et de travailler dans nos régions ».

Si cette affaire se termine positivement, Éric Gilbert espère qu’elle servira également à alimenter la réflexion sur les délais administratifs auxquels sont confrontés plusieurs travailleurs étrangers et les organisations qui comptent sur leur expertise.

Articles les plus consultés

Louise Loranger Généreux répond tous les jours aux questions de Virtuose pour rapporter son état de santé. (Photo Médialo – Jason Joly)
Actualités

Tout le soutien et la sécurité d’une résidence pour aînés à la maison

Le projet « RPA à la maison » vise à apporter un sentiment de sécurité aux aînés de la MRC de Joliette dans le confort de leur foyer.
La boutique mobile. Photo gracieuseté
Actualités

La ferme bio Tante Agastache prend racine à Saint-Damien

L'entreprise agrotouristique Tante Agastache franchit une étape majeure en faisant l’acquisition de terres agricoles.
Gabriel Ste-Marie, Geneviève Perreault, Pierre-Luc Bellerose, Karine Boivin Roy, Caroline Desrochers, François St-Louis, Isabelle Comiré et sœur Hectorine Boudreau. Photo gracieuseté - Julien-Mei (PAX Habitat)
Actualités

Deux projets majeurs en habitation se concrétisent

L'initiative des chambres étudiantes à l'ancien couvent des Moniales bénédictines ainsi que le projet Collectif Amélie-Fristel se concrétisent.