Envie de vous lancer dans un projet de construction ou de rénovation, mais vous n’avez aucune expérience dans le domaine? Les filles de la construction proposent des formations et une communauté très engagée pour vous soutenir dans vos réalisations.
Lorsqu’elle a fondé Les filles de la construction, Marie-France Côté Nolet n’était pas une experte dans le domaine. Bien au contraire, c’est lorsqu’elle s’est lancée dans un projet majeur de construction en 2020 qu’elle a réalisé qu’elle n’était pas du tout outillée dans ce milieu. « Je me suis sentie vraiment incompétente ! J’avais l’impression d’avoir très peu de pouvoir et de me faire avoir », dit-elle.
Marie-France a donc démarré un blogue pour partager tous les conseils et les informations qu’elle aurait voulu connaître avant de se lancer. Rapidement, de nombreuses femmes dans le milieu se sont identifiées à ce qu’elle vivait et se sont jointes à la communauté. Aujourd’hui, Les filles de la construction regroupent plus de 1 500 membres, majoritairement des femmes de 25 à 75 ans qui viennent de partout au Québec, ainsi que 22 coachs spécialisées dans le domaine de la construction.
Pour une personne qui n’a aucune connaissance dans le domaine de la construction, cela devient rapidement mélangeant et stressant lorsqu’on se lance dans un projet. « Par exemple, les gens ne savent pas comment comparer des soumissions, à qui faire confiance, quoi leur demander, etc. Tout le monde partage de l’information contradictoire », explique la fondatrice. Un autre défi est que les clients ne sont pas capables d’obtenir des soumissions. Si la personne n’est pas prête ou si la vision de son projet n’est pas claire, l’entrepreneur passera à un autre appel.
Dans leur formation « Gérer et rentabiliser ses rénos », Les filles de la construction donnent des outils pour la gestion de projet. Lors de celle-ci, on apprend à gérer un projet du début à la fin, à comprendre toutes les étapes, à sélectionner les bons entrepreneurs, à bien négocier les contrats et à gérer son projet avec assurance afin de rentabiliser les travaux.
L’entreprise propose aussi une formation spécifique aux travaux manuels, notamment aux travaux de finition. « On parle de comment bâtir un mur non porteur, tirer des joints, poser de la céramique au sol et au mur, installer le plancher, construire une terrasse, etc. », explique Marie-France. Les membres peuvent ensuite avoir du coaching avec les experts de leur choix lorsqu’elles ont besoin d’aide dans leur projet. Selon elle, si on veut être propriétaire en 2026, il faut être capable de faire des travaux de construction soi-même. « C’est un outil d’indépendance très important. »
« Beaucoup de femmes nous disaient qu’elles ne pensaient jamais être capables de faire des travaux manuels elles-mêmes. Finalement, elles ont réussi à faire leur plancher, leur terrasse, leur céramique! », se réjouit Marie-France.
Outre les formations, Les filles de la construction offrent aussi aux membres un forum de discussion sur la plateforme. Ainsi, durant un projet, une personne peut poser une question à tous les autres membres et obtenir leurs conseils ainsi que ceux de l’équipe des Filles de la construction.
« Individuellement, dans l’industrie de la construction, on est tous de très petits clients. Mais toutes ensemble, on devient un très gros client pour les fournisseurs et on a un plus grand pouvoir de négociation », soutient la fondatrice. Également, le fait de faire partie de la communauté donne de la confiance : « Lorsqu’un entrepreneur fait affaire avec l’une de nos membres, il sait que, si ça se passe bien, il pourrait être référencé à toute la communauté », affirme-t-elle. Le contraire est vrai aussi : si ça ne se passe pas bien, le mot se passera.
Bien que la clientèle visée soit principalement les femmes, les hommes sont également les bienvenus dans la communauté. « On est là pour accompagner n’importe quelle personne qui souhaite se lancer dans un projet de construction et bien comprendre », conclut la jeune femme.
Mettre beaucoup de temps dans l’analyse et la planification de son projet. « Les projets de construction coûtent vraiment cher. Il faut prendre le temps d’analyser chaque étape et nos besoins, et de bien comprendre l’ampleur de notre projet, soutient Marie-France. Le budget, l’énergie et le temps qu’on met au début en planification, c’est quelque chose qu’on sauve après sur le chantier. Ce qui coûte le plus cher, ce sont les erreurs et les retours en arrière. »
Pour en savoir plus sur Les filles de la construction ou pour vous inscrire à leurs formations, rendez-vous sur leur site web lesfillesdelaconstruction.com