L’univers de Michel Courtemanche se déploie sur scène

  • Publié le 21 nov. 2024 (Mis à jour le 26 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Le spectacle Michel!, inspiré de l’œuvre de Michel Courtemanche, sera présenté au Centre culturel Desjardins de Joliette le 30 novembre à 20 h. L’Action a eu l’occasion de s’entretenir avec l’artiste au sujet de cette création qui allie humour, cirque, danse, musique et théâtre.

Michel Courtemanche a rencontré le Journal lors du lancement de saison du Centre culturel. Il a alors raconté qu’il possède de nombreux souvenir de Joliette.

« Je me rappelle des vieux matchs d’impro qu’on faisait à l’époque et d’être venu avec les monstres de l’humour. Il n’y a pas si longtemps, j’ai fait La petite séduction à Saint-Liguori et je joue aussi au golf au Club de Golf Montcalm! »

La genèse du spectacle Michel! Remonte à de nombreuses années. « C’est une longue histoire. Quand j’ai fini ma deuxième tournée en 1994, on voulait trouver des gens qui allaient reprendre les numéros et partir en tournée, parce que moi je n’étais plus capable. Mais j’ai fait autre chose… »

C’est finalement 30 ans plus tard que le projet s’est concrétisé. « Sylvain Parent-Bédard et François Lapointe m’ont proposé de trouver des artistes pour refaire mes numéros. C’est le metteur en scène Daniel Brière qui a créé le décor, la musique et la petite histoire qui traverse le show, qui est un peu mon histoire quand j’étais jeune. »

En effet, le spectacle raconte l’histoire de Michel, jeune enfant, qui cherche refuge et liberté dans un monde imaginaire où les célèbres personnages de Courtemanche prennent soudainement vie sous les yeux du public.

L’humoriste raconte que le processus d’auditions a été long afin de dénicher les sept interprètes de la distribution. Il leur a ensuite donné une formation sur son métier, surtout au niveau du mouvement. « C’est une affaire de plusieurs disciplines en même temps et il fallait leur faire prendre conscience de leur corps. Ce n’était pas évident puisque moi-même, je ne savais pas comment je faisais quand j’étais sur scène! Je le faisais de façon naturelle et c’est vraiment en parlant avec des comiques et des clowns que j’ai compris ce que je faisais. »

L’artiste a trouvé très difficile de laisser aller ses numéros dans les mains d’autres interprètes. « Je gardais jalousement l’essence des numéros, mais je ne voulais pas avoir des interprètes de ce que je faisais, mais plutôt qui le faisaient à leur façon. Je voulais qu’ils prennent les numéros et les fassent à leur manière pour avoir du plaisir. J’ai aussi écrit des gags avec eux, ce qui leur a permis d’être plus investis dans les numéros, ça donnait de super bons résultats! »

Les numéros ont été ajustés, par exemple le téléphone à roulette a été remplacé par un modèle plus moderne, mais l’essentiel est demeuré. Seul le numéro du samouraï a été retiré, afin de répondre aux sensibilités actuelles, une chose que Michel Courtemanche a toujours de la misère à comprendre. « Ce n’est pas vrai qu’on n’a plus le droit de rien dire. Tout ce qui est woke, c’est une barrière psychologique et en humour, si tu ne vas pas vérifier où sont les limites, tu n’es pas un vrai humoriste! »

En conclusion, Michel Courtemanche souligne que pour lui, c’est mission accomplie en ce qui concerne la création Michel!: « La musique est bonne, les décors sont magnifiques, les éclairages sont vertigineux et les artistes sont bons! »

Pour informations : www.spectaclesjoliette.com.

ImageCrédit : Photo gracieuseté – Guillaume Morin
Michel Courtemanche lors du lancement de saison du Centre culturel Desjardins.

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