Dans un contexte économique où les pénuries de main-d’œuvre se font encore sentir dans certains domaines, nous mettons en lumière des métiers en demande. Zoom sur le métier d’électromécanicien de systèmes automatisés. Entrevue avec Jérémie Gouin-Grimard, enseignant au DEP en électromécanique de systèmes automatisés au Centre de Formation Professionnelle des Moulins.
D’abord, le métier d’électromécanicien consiste à fabriquer, entretenir, réparer de la machinerie au niveau mécanique, électrique, hydraulique et pneumatique. Un électromécanicien va travailler sur tout ce qui touche à l’automatisation, explique M. Gouin-Grimard.
Au quotidien, les tâches varient beaucoup selon le domaine. Certains vont davantage travailler au niveau de l’entretien de machinerie, alors que d’autres se spécialisent plus en fabrication ou encore en installation. « Pour l’entretien, la personne pourrait faire de la maintenance préventive de machines afin de s’assurer qu’elles ne tombent pas en panne durant la production », rapporte M. Gouin-Grimard.
Parmi les compétences et aptitudes nécessaires pour exercer ce métier, on cherche notamment une personne qui aime comprendre, apprendre et résoudre des problèmes, mais aussi qui s’intéresse aux nouvelles technologies. Le programme s’adresse également aux personnes curieuses, autonomes et qui ont de bonnes habiletés manuelles, explique l’enseignant.
Durant la formation de 1800 heures s’étendant sur 16 mois, les étudiants apprennent à travailler avec des robots, des automates programmables, des variateurs de fréquences, etc. « On va travailler aussi au niveau de la mécanique des machines, des roulements, des courroies. De plus, on va beaucoup travailler le dépannage électrique », explique l’enseignant. Les cours, majoritairement pratiques, permettent aux étudiants d’être dans l’action.
Existant depuis le début des années 1990, le programme d’électromécanique de systèmes automatisés a beaucoup évolué au fil du temps. Dans la dernière version de la formation, il y a maintenant de la robotique industrielle. On a aussi axé les cours sur les tâches de maintenance et de dépannage, ainsi que sur les équipements automatisés.
À la fin de leur DEP, les étudiants ont un stage de 90 heures à compléter en milieu de travail. « En général, les étudiants n’ont pas de difficulté à trouver un emploi après leur formation », soutient M. Gouin-Grimard.
Afin de bien répondre aux besoins des entreprises, le programme s’adapte au marché du travail qui évolue avec le temps. Par exemple, la nouvelle version intègrera plus les nouvelles technologies, l’automatisation et la robotique, afin que les étudiants soient prêts à la réalité du marché du travail une fois leur formation terminée.
Les employeurs se retrouvent dans différents secteurs : manufacturier, alimentaire, fabrication, etc. Il est aussi possible de travailler dans le secteur public, par exemple dans une usine de filtration des eaux, des stations de pompage, au niveau des feux de circulation.
« Électromécanicien, c’est un métier assez large. On peut toucher à une grande variété de domaines : mécanique, électrique, hydraulique, pneumatique, automatisation, robotique… Ça permet aux étudiants d’essayer plusieurs choses s’ils ne sont pas certains de trouver un emploi dans le domaine qu’ils aiment le plus », conclut M. Gouin-Grimard.
Dans Lanaudière, le DEP en électromécanique de systèmes automatisés se donne au Centre de formation professionnelle des Moulins. La prochaine cohorte de jour débute le 24 août 2026 et se termine le 3 janvier 2028. La prochaine cohorte de soir débute le 21 septembre 2026 et se termine le 1er mai 2028.