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10 questions au pilote de drift Jesen Lemarbre

Photo Marc-Antoine Lacourse
Photo Marc-Antoine Lacourse

Le pilote de Saint-Jacques Jesen Lemarbre figure parmi l’élite de la drift au Canada. Depuis trois ans, il se maintient dans le top 10 de Drift Mania Canadian Championship (DMCC), le plus important championnat de cette discipline au pays. Véritable mordu d’adrénaline, il est passionné par son sport et y consacre énormément de temps, d’énergie et d’argent. Le Lanaudois répond à quelques questions afin de faire connaître davantage cette discipline spectaculaire.

La drift pour toi, c’est… 

C’est plus que seulement un sport motorisé, c’est un mode de vie. Presque toutes mes décisions au quotidien sont influencées par mon auto et la saison qui s’en vient.  

Qu’est-ce que tu ressens juste avant de démarrer?  

C’est là que le stress est au plus fort, au start line, devant une estrade bondée, en sachant que ça va bientôt être à nous. Même après 11 ans de compétition, j’ai toujours le cœur qui veut me sortir de la poitrine, mais, un coup décollé, l’adrénaline embarque et on se concentre seulement sur le moment présent et sur ce qu’on a à faire.  

Tu penses à quoi quand tu es à quelques centimètres d’une autre voiture?  

Quand nous sommes vraiment porte à porte, j’essaie juste de me concentrer à essayer de rester le plus proche possible et d’anticiper ses prochains mouvements, car c’est ça que les juges veulent voir, un maximum de proximité. 

 Quel est le modèle de ta voiture?  

J’ai couru pendant les 12 dernières années avec une Nissan Skyline 1992, mais l’an dernier, j’ai acheté une Corvette z06 2019 pour la faire convertir en auto de drift. Elle va bientôt être prête et j’ai vraiment hâte d’essayer cela. 

Photo Marc-Antoine Lacourse

Tu estimerais à combien l’argent que tu as investi dans ta passion depuis le début?  

Heureusement, je ne tiens pas de registre de toutes mes dépenses et honnêtement, je ne tiens pas à le savoir exactement, mais je sais que ce sont plusieurs centaines de milliers de dollars. 

 Quelle est la dépense à laquelle les gens ne pensent pas?  

Les gens savent que nous brûlons des pneus, mais ne se doutent jamais que nous pouvons brûler une trentaine de pneus neufs par compétition, et c’est ce qui en fait notre plus grosse dépense. Une saison de six courses, plus une ou deux pratiques, nous amène facilement à près de 200 pneus neufs.

En tandem, tu préfères être en lead ou en chase? 

Je préfère être en chase run, car il est beaucoup plus dur d’être en arrière et de devoir s’ajuster parfaitement au pilote en avant, donc le challenge est vraiment plus élevé.

Est-ce que tu crains les blessures?  

Pas vraiment, les autos sont super sécuritaires car elles sont fabriquées avec des consignes et des règlements très stricts et nous portons de l’équipement certifié FIA comme la Formule 1 et beaucoup d’autres sports professionnels. 

 Ton moment préféré dans une journée de compétition?  

C’est sûr que quand la journée s’est bien passée et qu’on finit cela sur le podium, c’est assez dur à battre, mais aussi quand la journée est finie et que l’adrénaline est redescendue, arrive une période de détente et de calme, et c’est un des bons moments dans la journée. 

 Quel serait ton plus grand objectif ? 

C’est sûr que de gagner le championnat DMCC, qui est la série la plus prestigieuse au Canada, avant que j’accroche mon casque pour de bon, serait pas mal l’objectif ultime. 

Photo Marc-Antoine Lacourse

La saison 2026 du DMCC a débuté le 30 mai dernier du côté de Vallée-Jonction. Au total, cinq courses se tiendront tout au long de l’été dont la dernière, le 5 septembre, au Complexe Icar à Mirabel. Lors des événements, les pilotes sont d’abord évalués en qualification. Chacun doit réaliser le parcours imposé en contrôlant sa voiture le plus près des murs et des zones ciblées. Les performances sont jugées selon plusieurs critères dont l’angle, la précision, l’engagement, la vitesse et l’agressivité. Les 16 meilleurs s’affrontent ensuite lors de duels en tandem. Deux pilotes se retrouvent ainsi à drifter, côte à côte, dans une séquence synchronisée. Une voiture part devant (lead) tandis que l’autre doit la suivre (chase) en maintenant une proximité maximale. Les rôles sont ensuite inversés. Une chorégraphie exécutée à vitesse extrême qui exige énormément de précision. 

Entrez au cœur d’une compétition de drift dans cette vidéo!

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