À dix ans, il rêve de devenir champion du monde

  • Publié le 21 oct. 2026 (Mis à jour le 23 oct. 2026)
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Photo gracieuseté
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Le jeune karatéka de Notre-Dame-des-Prairies Charles Laprise représentera le Canada lors des Championnats du monde WKC 2026, qui se dérouleront du 24 au 30 octobre en Espagne. Pour le garçon de dix ans, cet événement représente la réalisation d’un rêve et le résultat de plusieurs années d’entraînement. 

« J’avais vu des gens revenir des mondiaux l’an dernier et je m’étais dit que je voulais y aller moi aussi. Je veux être champion du monde! Non, en fait, je vais l’être », a affirmé le jeune athlète, rempli de passion et de détermination.     

En entrevue avec L’Action, le Prairiquois a expliqué qu’il a obtenu sa qualification pour cette compétition d’envergure grâce à ses performances aux Championnats canadiens. Il y a notamment remporté une médaille d’or en kenpo. « Quand j’ai su que j’avais eu la première place, j’étais vraiment content. J’ai regardé mes parents et je leur ai dit : Je suis le meilleur au Canada! » Cette victoire lui a prouvé que, lorsqu’il travaille avec assiduité, ses efforts sont récompensés.  

Charles n’en était pas à son premier podium. Au contraire, il a accumulé tellement de médailles et de trophées depuis qu’il a commencé le karaté à l’âge de cinq ans qu’il manquera bientôt d’espace chez lui pour tous les ranger. « J’aime m’entraîner avec mes amis et me présenter en compétitions devant des gens. La saison dernière, je dois en avoir fait une vingtaine! » 

Peu importe l’ampleur de l’événement, l’athlète veut toujours donner le meilleur de lui-même et se surpasser, ce qui s’accompagne d’une légère nervosité. « Dans la file avant de performer, nous pensons à tout et nous sommes stressés, mais quand nous sommes en contact avec le tatami, on ne pense plus à rien d’autre! » 

Charles a d’ailleurs élaboré des stratégies, avec son père, pour mieux se concentrer et oublier les éléments extérieurs, comme la présence des juges. « Il m’aide en me faisant relaxer et respirer! » La mère de l’athlète, Emmy Masse, a ajouté qu’ils ont développé une grande complicité. « Parfois, il suffit qu’il regarde son père pour réussir à se recentrer. Ils se comprennent sans même se parler, c’est beau à voir! » 

Persévérance et discipline 

Les championnats mondiaux s’échelonneront sur sept jours, mais Charles prendra part uniquement aux compétitions de formes, et non de combats. Il participera aux catégories kenpo, classical et freestyle dans la division des neuf ans et moins. « Son entraîneur, Renshi Tommy Leduc, le juge prêt. C’est un excellent coach qui forme des champions », a précisé Mme Masse.  

Seuls les quatre premiers de chaque division, tous pays confondus, obtiendront leur place en finales. « J’ai hâte de monter sur le podium, mais surtout, j’ai hâte de voir les autres pays, car il y aura beaucoup de gens là-bas », a ajouté le jeune athlète. Il participera d’ailleurs à la parade des pays, vêtu de son uniforme du Canada, lors de la cérémonie d’ouverture.  

Charles vivra cette expérience inoubliable en compagnie de plusieurs membres de sa famille, dont ses parents, son frère, ses grands-parents, son parrain et sa marraine ainsi que d’autres athlètes qui fréquentent également le Complexe d’arts martiaux Le Duc. 

« C’est sûr que c’est un parcours dispendieux qui demande temps et investissement, mais nous aimons ça, nous aussi, les compétitions! Nous retrouvons les membres de l’école de karaté qui sont devenus comme notre deuxième famille », a mentionné Emmy Masse.  

Cette dernière a ajouté qu’elle a vu ses deux garçons acquérir de nombreuses qualités depuis qu’ils ont commencé ce sport. « Je suis fière de ce qu’ils font, je les vois travailler et je les trouve tellement bons! Ils se dépassent et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Ils ont développé de la rigueur, de la discipline, du respect et un bel esprit d’équipe. » 

De son côté, Charles a expliqué que le karaté lui permet de gagner en confiance et l’encourage à persévérer. « Parfois, le matin, ça ne me tente pas de m’entraîner, mais ce n’est pas grave, je le fais quand même, car je sais que c’est comme ça que je vais atteindre mon objectif d’être champion du monde! » 

Le Lanaudois s’entraîne environ une heure par jour, mais sa mère insiste sur l’importance de toujours le faire de bon cœur, « quand il n’y a plus de plaisir, on arrête! » Charles peut aussi compter sur le soutien de ses parents dans sa préparation physique et mentale. Ils ont notamment planifié des ateliers pour aider le jeune athlète à se recentrer. Il rencontre également une psychoéducatrice qui lui donne des outils, et reçoit des traitements de massothérapie. « Je ne pourrai plus mettre la faute sur personne d’autre, parce que mes parents vont avoir tout donné », a plaisanté le jeune garçon.  

Pour la suite, Charles nourrit l’ambition d’obtenir sa ceinture noire d’ici 2027, en plus de poursuivre son rêve de devenir champion du monde.  

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