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Chantiers de construction : assurer le confort des travailleurs en pleine chaleur

  • Publié le 19 août 2026 (Mis à jour le 19 août 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo gracieuseté
Photo gracieuseté

Chaque été, quand les vagues de chaleur s’installent sur le Québec, la chaleur devient un danger réel sur les chantiers de construction. Les températures élevées combinées à l’effort physique intense créent des conditions propices au stress thermique. Lorsque les canicules se multiplient, les risques pour la santé des travailleurs augmentent, tout comme la probabilité d’accidents liés à une baisse de vigilance.

Un danger bien réel sur les chantiers québécois

Des métiers particulièrement exposés

Les effets de l’exposition à la chaleur ne doivent pas être sous-estimés. Les métiers de la construction, en particulier les charpentiers et les couvreurs, figurent parmi les plus exigeants physiquement et se pratiquent souvent en plein soleil. Lorsque les températures grimpent, la capacité de concentration diminue de façon marquée, ce qui augmente le risque d’erreurs et d’accidents sur le lieu de travail.

L’impact sur la vigilance et la sécurité

En période de chaleur, le corps doit travailler plus fort pour maintenir sa température interne. Cette charge supplémentaire affecte directement les capacités cognitives et la coordination motrice. Sur un chantier, chaque tâche devient plus risquée lorsque la vigilance est compromise par la fatigue thermique.

Reconnaître les signes d’un coup de chaleur

Premier niveau : l’épuisement par la chaleur

Les premiers symptômes d’un stress thermique incluent :

  • Fatigue inhabituelle et faiblesse générale
  • Transpiration excessive
  • Étourdissements et vertiges
  • Crampes musculaires
  • Peau pâle et moite

À ce stade, une intervention rapide permet d’éviter l’aggravation. La personne doit cesser le travail, se réhydrater et se reposer à l’ombre ou dans un endroit frais.

Deuxième niveau : le coup de chaleur (urgence médicale)

Le coup de chaleur constitue une urgence médicale grave. Les signes à surveiller :

  • Propos incohérents ou confusion mentale
  • Peau sèche et chaude, absence de transpiration
  • Perte d’équilibre ou de conscience
  • Température corporelle dépassant 40 °C

Sans intervention immédiate, le coup de chaleur peut entraîner des séquelles permanentes ou le décès. Il faut alors appeler les secours sans tarder.

Mesures de prévention essentielles

L’hydratation : la première ligne de défense

L’eau est la première ligne de défense contre l’exposition à la chaleur. La CNESST recommande de boire de petites quantités fréquemment plutôt qu’une grande quantité d’un coup :

  • Boire dès le début de la journée, avant même de ressentir la soif
  • Environ 250 ml (un verre) d’eau fraîche toutes les 20 minutes
  • Ne jamais dépasser 1,5 litre d’eau par heure
  • Éviter l’alcool, le café et les boissons énergisantes, qui accélèrent la déshydratation

Pauses et zones de repos

Les pauses régulières à l’ombre ou dans un espace climatisé sont essentielles. Les mesures de prévention doivent inclure l’aménagement de zones de repos accessibles à tous les travailleurs. Pour les chantiers sans bâtiment fermé, des équipements de refroidissement temporaires permettent de créer rapidement un espace frais où les équipes peuvent récupérer.

Vêtements et équipements adaptés

Optez pour des vêtements légers, de couleur claire et en fibres respirantes comme le coton. Ces choix favorisent un meilleur confort thermique et permettent une évaporation efficace de la sueur. Planifiez les tâches physiques lourdes tôt le matin, avant que les températures n’atteignent leur pic.

Les obligations de l’employeur face à la chaleur

Fournir l’eau et les équipements

Selon les normes de santé et de sécurité, l’employeur doit fournir de l’eau potable fraîche en quantité suffisante et facilement accessible. Des fontaines ou des gobelets individuels doivent être disponibles en tout temps sur le lieu de travail.

Adapter l’organisation du travail

Les mesures de protection incluent l’adaptation du rythme de travail selon les conditions météorologiques. En période de chaleur intense, l’employeur doit :

  • Réduire l’intensité des tâches physiques
  • Augmenter la fréquence des pauses
  • Favoriser le travail en équipe pour éviter l’isolement
  • Surveiller particulièrement les nouveaux employés, moins acclimatés

Évaluer le niveau de risque

La CNESST met à la disposition des employeurs des outils pour évaluer le niveau de risque à l’aide de la température de l’air corrigée (TAC) ou de l’indice WBGT, qui combinent la température, l’humidité et l’exposition au soleil. L’acclimatation compte aussi : il faut environ cinq jours pour qu’un travailleur s’acclimate à la chaleur, et cette acclimatation se perd rapidement après quelques jours d’interruption. De façon générale, les mesures se resserrent à mesure que le risque augmente :

Niveau de risque Mesures recommandées
Faible Accès à l’eau fraîche en tout temps, information des travailleurs sur les symptômes.
Modéré Pauses régulières à l’ombre ou dans un endroit frais, surveillance de l’état des travailleurs.
Élevé Pauses prolongées et plus fréquentes, réduction de l’intensité des tâches, surveillance étroite.
Extrême Arrêt temporaire des travaux possible jusqu’à l’amélioration des conditions.

Des solutions de refroidissement adaptées aux chantiers

Sur un chantier, la gestion de la chaleur ne s’improvise pas. Lorsque les bâtiments ne sont pas encore fermés ou que la ventilation naturelle ne suffit pas, des équipements de refroidissement temporaires font toute la différence pour le confort et la sécurité des équipes.

Fort de plus de 40 ans d’expérience en chauffage, ventilation et air climatisé, Location CVAC propose des solutions de location de climatisation temporaire clé en main, livrées et installées partout au Québec. Ses climatiseurs portatifs et ses unités de climatisation sont conçus pour tenir le coup dans les conditions exigeantes d’un chantier, afin d’aider les employeurs à respecter leurs obligations tout en gardant leurs travailleurs au frais.