Armotetan fait découvrir les réalités autochtones sous différents regards

Un panel animé par Xavier Watso a eu lieu le 22 octobre. (Photo gracieuseté - Benoit Dupont | Dupont Photo)
Un panel animé par Xavier Watso a eu lieu le 22 octobre. (Photo gracieuseté – Benoit Dupont | Dupont Photo)

Se rapprocher est une chose, mais prendre le temps de se parler, de s’écouter et de mieux se comprendre en est une autre. C’est le pas de plus qu’a souhaité franchir le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) avec Armotetan – 30 jours pour se parler, une initiative déployée du 22 septembre au 22 octobre 2026.

Pendant un mois, le CAAL et ses partenaires ont invité la population à aller à la rencontre des réalités autochtones contemporaines à travers quatre rendez-vous où l’art, la mémoire, la culture et les expériences vécues sont devenus des points de départ pour la conversation. Armotetan avait comme volonté de créer des occasions concrètes de rapprochement, « où la curiosité, l’écoute et le respect permettent d’aller au-delà des préjugés ».

Quatre rendez-vous ont eu lieu au cours de ce mois. Armotetan s’est ouvert le 22 septembre avec un théâtre-forum présenté en collaboration avec le Centre culturel Desjardins. À travers des scènes inspirées de situations du quotidien, le public a été invité à réfléchir aux préjugés, aux stéréotypes et aux incompréhensions qui peuvent influencer les relations entre personnes autochtones et allochtones. Le 28 septembre, la vigile à la mémoire de Joyce Echaquan a offert un moment de recueillement et de solidarité. Puis, le 3 octobre, les arts visuels ont pris le relais avec le dévoilement de Kiwetinok [Nord], une nouvelle murale de l’artiste atikamekw Meky Ottawa, au Musée d’art de Joliette.

La dernière rencontre a eu lieu le 22 octobre, au Musée d’art de Joliette, sous la forme d’un panel animé par Xavier Watso. En s’appuyant sur les écrits et les expériences d’auteurs et d’autrices ayant contribué au recueil « Décolonialité et résistances queers », la rencontre a permis d’explorer des questions liées à la décolonialité, aux réalités queers et bispirituelles, à la résurgence culturelle et aux résistances autochtones

« On parle souvent des réalités autochtones sans nécessairement prendre le temps d’écouter les
personnes qui les vivent. Avec le Panel Armotetan, nous voulions donner toute la place à ces voix, à
leurs histoires et à leurs façons de voir le monde. Parler d’identité, de résistance et de bispiritualité,
c’est aussi reconnaître la diversité de nos parcours et l’importance pour chacun de pouvoir vivre
pleinement qui il est », souligne Jennifer Brazeau, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

Le CAAL tient à remercier les artistes, les personnes invitées, les partenaires et tous ceux qui ont contribué à faire vivre l’initiative. « Si les 30 jours d’Armotetan sont maintenant terminés, son invitation demeure entière : continuer de se rencontrer, de poser des questions, d’écouter les histoires des autres et de faire une place au dialogue. »

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