Mobilisation contre la violence faite aux femmes à Saint-Jean-de-Matha

  • Publié le 10 févr. 2026 (Mis à jour le 10 févr. 2026)
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L'action du 4 février devant la caserne de Saint-Jean-de-Matha. (Photo gracieuseté)
L’action du 4 février devant la caserne de Saint-Jean-de-Matha. (Photo gracieuseté)

Le Comité de la Brigade des rubans blancs du Centre Au Cœur des Femmes de Saint-Jean-de-Matha a lancé un appel à l’action spontanée, le 4 février, à la suite de l’annonce d’un sixième féminicide en un mois au Québec. Plusieurs personnes se sont mobilisées rapidement devant la caserne d’incendie du village pour dénoncer l’inaction gouvernementale en matière de violences faites aux femmes.

Depuis le début de l’année 2026, six femmes ont été tuées par leurs partenaires ou ex-partenaires intimes en contexte de violence conjugale au Québec. Alors que les groupes de femmes appellent à l’action depuis plusieurs années face à l’augmentation des violences à leur encontre, les chiffres ne cessent d’augmenter. En 2025, il y a eu 16 féminicides au Québec.

Les manifestants scandaient : « Stop aux féminicides ! La prochaine est encore en vie ! », en bordure de la route 131, à l’heure de pointe.

Véronique Potvin, travailleuse au Centre Au Cœur des Femmes, a également déclaré : « Y’a le feu ! Il doit y avoir des actions maintenant pour lutter contre les violences faites aux femmes ! Pour que la prochaine reste en vie ! Pour que toutes les prochaines soient en sécurité ! ». L’organisme a choisi de tenir l’action devant la caserne d’incendie pour symboliser l’urgence d’agir.

 

Les centres de femmes, les maisons d’hébergement, leurs regroupements et autres groupes communautaires et féministes partout à travers le Québec réclament, depuis des années, des investissements massifs auprès des organismes communautaires qui travaillent en prévention et en soutien aux victimes de violences. En plus d’offrir écoute, soutien et accompagnement, le Centre Au Coeur des Femmes effectue un travail de sensibilisation et de conscientisation par le biais de l’éducation populaire autonome féministe intersectionnelle (ÉPAFI), ce qui permet de trouver des moyens d’actions visant la transformation sociale.

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