Survivre, c’est d’être une femme

  • Publié le 3 avr. 2025 (Mis à jour le 23 mai 2025)
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J’entends souvent des histoires de violence conjugale, psychologique, d’abus sexuel, de « je me suis fait suivre hier dans la rue » ou même, « elle s’est fait tuer ». En 2023, 20 590 femmes ont été victimes de violence en contexte conjugal (Gouvernement du Québec, 2025), et ce chiffre me fend le cœur en 20 590 pièces.

Un article récent (juin 2015) de la revue Enfances, Familles, Générations fait référence aux chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2013). Celui-ci montre que, dans le monde entier, les femmes victimes de violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime représentent le tiers.

Quand tu dis que tu aimes ta mère, mais tu bats ton amoureuse, ce n’est pas d’aimer les femmes. Pour moi, c’est avoir de la haine, voire de l’animosité face à elles. À toi, qui respecte seulement les femmes que tu trouves belles, qui te disent toujours « oui », mais que dès qu’une te dit « non », tu la forces, la frappes, la tues, je te déteste.

Je parle de la violence conjugale faite aux femmes, mais les hommes sont victimes aussi. L’important, c’est de ne pas garder le silence. Peut-être faut-il penser à éduquer les imbéciles, tu sais, ceux qui me font peur quand je marche seule le soir.

La citation de Margaret Atwood, dans La Servante écarlate, n’aura jamais autant fait écho: « Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent. ». La peur ne devrait jamais dicter la façon dont nous, les femmes, vivons.

Léa-Jade Papineau

Étudiante en langues au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

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