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15 novembre 2022

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Un projet de longue haleine pour la SAQ

Agrandissement et automatisation

Luc Bourdeau

©Photo Élise Brouillette - L'Action

Luc Bourdeau, vice-président approvisionnement à la Société des Alcools du Québec, lors du dîner-conférence de la Chambre de commerce du Grand Joliette.

Lors du récent dîner-conférence de la Chambre de commerce du Grand Joliette (CCGJ), Luc Bourdeau, vice-président approvisionnement à la Société des Alcools du Québec (SAQ), a abordé l’importance de la chaîne d’approvisionnement pour l’expérience client, ainsi que tous les défis qui se sont manifestés au cours des dernières années. Il a aussi dévoilé les détails d’un projet majeur pour la société d’État.

M. Bourdeau a expliqué que la SAQ cumule 3,8 milliards de dollars de ventes chaque année. « Ce sont plus de 1000 employés qui œuvrent à la chaîne d’approvisionnement. »

Annuellement, l’approvisionnement de la SAQ représente 11 500 conteneurs et 7500 remorques. Le transport se fait à 65 % par voie maritime et à 35 % par voie terrestre ou ferroviaire. Les inventaires sont entreposés au sein de trois centres de distribution, deux à Montréal et un à Québec, pour un total de 1 216 000 pieds carrés.

M. Bourdeau a décrit les différents enjeux auxquels la société a été confrontée depuis deux ans et demi. « Le 26 mars 2020, au début du confinement, ce fut comme un deuxième Noël. Nos entrepôts étaient vides. » Le vice-président a aussi dévoilé que la main-d’œuvre était stable avant la pandémie, mais que c’est devenu un réel défi au cours des deux derniers étés, notamment avec la mise en place de la PCU.

Pendant la pandémie, au niveau de l’approvisionnement, la SAQ a été aux prises avec plusieurs difficultés, telles que la capacité maritime, l’explosion des coûts, l’engouement pour le site saq.com dans ce contexte particulier et les enjeux climatiques. « Certaines récoltes ont été décimées par le froid ou la sécheresse. Le métier de viticulteur est de plus en plus difficile. »

M. Bourdeau a expliqué que lorsque les gens ont recommencé à consommer, ce fut des biens durables au lieu de voyages ou de services, ce qui a causé des perturbations au niveau de la capacité du transport maritime et une explosion des coûts.

« La SAQ est passée d’un modèle hautement prédictif où il était facile de gérer les stocks serrés à un modèle complexe avec de la volatilité, des incertitudes et des ambiguïtés. Les équipes ont dû affronter ces défis tout en assurant l’expérience client. On est passé de « acheter juste à temps » à « acheter juste au cas ». »

C’est ainsi que la SAQ possédait 400 millions de dollars en inventaire en mars 2020 versus 600 millions en date d’aujourd’hui. « La SAQ a dû bonifier le rôle de l’entrepôt de Québec pour accroître les capacités d’entreposage et utiliser des cours externes pour entreposer des conteneurs. »

Toutefois, tranquillement, les choses sont en train de se replacer et Luc Bourdeau a dévoilé que la société revient à ses anciens paramètres de gestion de l’inventaire. « Il n’y a pas d’inquiétudes pour Noël prochain. Les stocks sont au rendez-vous. »

Le vice-président a annoncé que la SAQ œuvre sur un projet majeur, soit l’agrandissement de son centre de distribution de Montréal. La société veut notamment pouvoir répondre aux demandes des clients qui espèrent pouvoir se procurer tous les produits sur le site saq.com. « On veut passer de 2500 produits offerts à 20 000. Ce sera un agrandissement de 190 000 pieds carrés respectueux des nouvelles normes municipales et environnementales. »

La SAQ travaille aussi à la mise en place d’un système automatisé de vente libre-service à l’unité. Luc Bourdeau a parlé des façons dont la SAQ diminue les différents risques associés à cette transformation. « Il faut impliquer tout le monde autour de la table pour que ce soit un succès. Nous sommes allés chercher de l’expertise à l’externe et nous avons sélectionné des technologies et des processus qui ont été éprouvés. La société devance aussi tous les changements qu’elle peut pour éviter que tout soit mis en branle en même temps. C’est un projet de longue haleine. »

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