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28 juin 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Un événement festif pour célébrer la fierté identitaire autochtone

Journée nationale des peuples autochtones

Journée nationale Autochtones

©Jason Joly - L'Action

Les visiteurs pouvaient aller aux différents kiosques de nourriture et d’artisanat.

Malgré un temps gris, plusieurs personnes se sont réunies au centre-ville de Joliette dans le cadre de la Journée nationale des peuples autochtones. Présentées par le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL), ces festivités ont permis aux membres des communautés de la région de se retrouver et aux Allochtones de se rapprocher de la culture de leurs concitoyens.

Grâce aux différents kiosques de nourriture et d’artisanat, les visiteurs ont pu découvrir les traditions des peuples autochtones de la région. Des ateliers de contes et légendes ainsi que des spectacles, mettant en vedette plusieurs artistes tels que Mike Paul, Sakay Ottawa, Pascal Ottawa et Régis Niquay, ont permis de mettre encore plus d’ambiance à la programmation.

La directrice du CAAL, Jennifer Brazeau, était très heureuse de pouvoir remettre cette journée sur pied alors que les deux dernières éditions ont dû être annulées à cause de la Covid-19. « Cette année, nous avons organisé un plus grand événement. C’est une journée qui permet de fêter notre culture et de montrer nos plumes », déclare-t-elle. Elle a d’ailleurs observé une fébrilité au sein des organisateurs de la Journée. Plusieurs artisanes venues présenter et vendre des bijoux et des objets qu’elles ont confectionnés se disaient très excitées de participer à l’événement. Pour Emylou Lapalme, qui a pris part à l’organisation de cette journée festive, il s'agit d'un moment qui apporte « de la fierté, des couleurs et plein d’amour ».

Jennifer Brazeau

©Jason Joly - L'Action

Jennifer Brazeau, la directrice du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

Jennifer Brazeau approuve cette affirmation en disant que cette fête est aussi importante pour les communautés autochtones que la Saint-Jean pour l’ensemble des Québécois : « Nous sommes l’un des peuples fondateurs de ce pays et c’est une façon de démontrer notre fierté. »

Promouvoir la culture

Les visiteurs étaient au rendez-vous et ont pu en apprendre plus sur la culture autochtone grâce à la dizaine de kiosques présents sur place. Jennifer Brazeau remarque que tous sont très intrigués par la nourriture traditionnelle, comme des tacos indiens préparés avec de la bannique, un pain dont la recette provient des Écossais. « À un moment, les Autochtones ont reçu de la farine et ils ne savaient pas quoi en faire. Alors les Écossais leur ont montré comment l’utiliser et faire de la bannique. Ça fait maintenant un peu partie de notre culture », explique la directrice du CAAL.

Cette culture a également pu être transmise à travers les spectacles d’artistes provenant de communautés diverses. Pour l’artiste atikamekw, Pascal Ottawa, la musique est un véritable outil pour véhiculer des messages. « En tant qu’auteur-compositeur-interprète, je porte toujours attention à porter des messages qui visent des valeurs comme la faune ou l’environnement », précise-t-il en s’entretenant avec L’Action.

Grâce à ses chansons, il espère aussi enseigner la langue atikamekw pour s’assurer qu’elle ne disparaisse pas. M. Ottawa raconte avoir constaté que la langue évoluait énormément et que certains mots finissaient par changer de formes ou par s’effacer des conversations. La sauvegarde de la langue est « un combat de tous les jours » puisque plusieurs Atikamekw incluent de plus en plus de mots français dans leur discours. La structure des phrases est également modifiée pour ressembler à celle utilisée dans la langue de Molière. « En écrivant des textes, j’essaie de bien prononcer les mots et d’en ramener quelques-uns que nous avons délaissés », indique Pascal Ottawa.

Cette Journée nationale des peuples autochtones est donc une bonne façon pour les membres des communautés de se retrouver et de transmettre leurs traditions. Jennifer Brazeau souligne qu’elle permet de parler de la fierté identitaire autochtone sous un angle positif et non dans un contexte de drame ou de crise sociale : « C’est dans ce genre d’événement que nous pouvons développer des ponts entre nos cultures et échanger dans un espace respectueux ».

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