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14 avril 2022

Communiqué L'Action - infolanaudiere@lexismedia.ca

Le Festival Vues d’Afrique de passage à Saint-Damien

Rencontre et échanges sur le biochar

Gérard Le Chêne

©Photo gracieuseté - L'Action

Gérard Le Chêne, PDG international et cofondateur du Festival international Vues d’Afrique

L’équipe du Festival international de cinéma Vues d’Afrique, dont le PDG international et cofondateur Gérard Le Chêne, ainsi que la marraine actrice et réalisatrice Aïssa Maïga étaient de passage aux Jardins de l’Écoumène de Saint-Damien le 6 avril dernier.

Le Festival était sur place afin de participer à une démonstration du fonctionnement du biochar, un agent de fertilisation qui favorise le développement durable. L’entreprise Les Jardins de l’Écoumène serait une spécialiste en la matière.

Parmi les invités qui étaient présents, mentionnons les réalisateurs Amath Ndiaye, Moussa Ndoye, Babacar Sougou et Yoro Niang du Sénégal ; le réalisateur Gopalen Parthiben de l’Île Maurice et le réalisateur Jean-Jules Porquet de la Côte d’Ivoire.

Au Sahel, l’expérience montre que le biochar est un moyen efficace pour s’attaquer aux causes et aux conséquences de la désertification, en intégrant le biochar à la Grande Muraille verte, par exemple. Cela permettra de maximiser la séquestration de carbone et de grandement améliorer le niveau de vie des agriculteurs, tout en assurant une large part d’autofinancement de projet grâce à la vente de crédits-carbone.

Le biochar convertit par pyrolise la biomasse inutilisée en une forme solide inerte comme amendement du sol. Appliqué une seule fois en le mélangeant à la terre, il permet d’améliorer durablement la qualité des sols tout en y séquestrant du carbone. Les bénéfices agronomiques du biochar s’expliquent notamment par son très grand nombre de micro-alvéoles, qui lui permettent d’absorber de grandes quantités d’eau ensuite disponibles pour les plantes, particulièrement dans les sols sableux. Sur le plan climatique, le rapport spécial de 2018 du GIEC cite le biochar comme une technologie très prometteuse pour la séquestration de carbone à grande échelle dans la lutte contre les changements climatiques puisqu’il permet de stocker durablement en dehors de l’atmosphère du carbone initialement capté par les plantes.

Dans un usage plus ciblé, le biochar permet de créer au Sahel, (au Niger par exemple) des super potagers très productifs quelle que soit la saison et économes en eau. C’est un mode de culture à la fois intensif et écologique : sur un seul hectare de sol désertique, plus de 100 tonnes de légumes peuvent être produites annuellement. Avec un cycle entre trois et cinq semaines pour les cultures légumières, la production fournit les éléments nutritifs essentiels aux familles et la possibilité de vendre les surplus.

Le 38e Festival international de cinéma Vues d’Afrique se dit fier de valoriser l’utilisation du biochar pour favoriser l’agriculture subsahelienne afin de lutter contre la pauvreté et la malnutrition tout en créant un gigantesque puits de carbone et c’est pourquoi il a convié des invités à cette rencontre à Saint-Damien.

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