Appeler un chat un chat

  • Publié le 13 avr. 2022 (Mis à jour le 8 avr. 2025)
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« Fillette violée pendant des années : la prison pour un touriste sexuel québécois » est le titre d’un article du Journal de Montréal publié le 6 avril 2022 et écrit par Michael Nguyen. Il y a, dans ce titre et dans le texte, une grande déresponsabilisation des agresseurs. 

Il est question ici d’un homme de 59 ans qui a violé une jeune fille pendant sept ans de son enfance, avec la mère comme complice. C’est un acte absolument cruel. Pour que les gens comprennent la cruauté de cet acte, il faut que les termes exacts soient utilisés, aussi déstabilisant que ça puisse être. 

Un homme qui viole à répétition une enfant est un violeur et un pédophile, pas un touriste sexuel. Il est primordial de donner à cet homme la responsabilité de ses actes. Il ne faut pas camoufler ce qu’il a fait à travers des faits qui pousseraient le public à « l’excuser », car ça ne fait que renforcer la culture du viol.

« Avec la bénédiction de la mère », ajoute l’auteur. Il n’y a aucune bénédiction à donner lors d’un viol, ni aucun autre crime. La mère de la victime est complice de l’agresseur, puisqu’elle n’a pas dénoncé les agressions sexuelles faites par l’homme et qu’elle a elle-même agressé sa fille.

Tant que les agresseurs ne seront pas appelés des agresseurs, ils ne seront pas traités comme tel. 

Donnons la responsabilité aux criminels. 

Carolane Gagnon

Étudiante en Sciences de la nature au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

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