Le projet Bay du Nord : une fausse bonne idée

  • Publié le 10 avr. 2022 (Mis à jour le 8 avr. 2025)
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Lundi dernier, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a annoncé qu’il fallait plafonner les émissions de gaz à effet de serre d’ici trois ans pour que le monde reste vivable, ce qui signifie qu’il faut arrêter l’expansion des énergies fossiles. Malgré cette nouvelle alarmante, Ottawa approuve le projet pétrolier Bay du Nord. Cette décision démontre une fois de plus que l’environnement n’est pas une priorité pour le gouvernement.

Bien que ce projet puisse être utile pour raviver l’économie de Terre-Neuve-et-Labrador, il serait d’autant plus important que le gouvernement Trudeau commence à se soucier sérieusement de l’écologie. Ce n’est pas nouveau, l’argent ainsi que le pouvoir qu’il procure à ceux qui le possèdent priment sur presque toute autre valeur de la société, y compris l’environnement. Cependant, qui profitera de tout cet argent si la planète n’est plus en état de nous héberger? C’est une question à laquelle le gouvernement Trudeau devrait sincèrement réfléchir.

Le projet Bay du Nord pourrait effectivement avoir de graves conséquences sur l’environnement. Ce projet, si on suppose que 90% du pétrole y étant exploité soit brûlé, pourrait générer 116 millions de tonnes de gaz à effet de serre au moment où on utilise ses produits (« Bay du Nord devrait générer des dizaines de millions de tonnes de GES », Le Devoir, 9 avril 2022). Par conséquent, Bay du Nord participera inévitablement au réchauffement climatique et donc à la dégradation de l’environnement.

En prenant cette décision, le gouvernement Trudeau ne contribue pas au bien-être de l’humanité, mais plutôt à son extinction.

Maxim Cotineau

Étudiante en musique au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

 

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