Les victimes du système

  • Publié le 8 avr. 2022 (Mis à jour le 8 avr. 2025)
  • Lecture < 1 minute

On voit finalement l’apparition d’un premier projet pilote de tribunal spécialisé en violence sexuelle et conjugale … il était temps. (« Violence sexuelle et conjugale : un premier tribunal spécialisé voit le jour à Valleyfield », Radio-Canada, 25 mars 2021)

Chaque année, plus de 10 femmes sont tuées par un conjoint ou un ex-conjoint. Tout ça, sans compter les suicides qui sont causés par la violence conjugale. Et c’est seulement cette année que l’on voit apparaître ce projet pilote? C’est un pas en avant, mais c’est aberrant.

Ce n’est pas seulement le manque de ressources qui pousse les victimes à se sentir seules et incomprises. C’est également le manque de rigeur de la part des intervenants. Les victimes ne sont pas prises au sérieux, on les accuse, on laisse le bénéfice du doute aux agresseurs, on leur dit : « avez-vous une preuve que votre agresseur a tenté de vous tuer? Comment pouvez-vous le prouver? » Et comment peuvent-elles le prouver, honnêtement? L’abandon est l’option la plus facile pour elles. Il ne faut pas blâmer les victimes pour ça, c’est en raison du système dans lequel nous vivons. Un système où le patriarcat et la masculinité toxique sont normalisés et presque vénérés. La plupart du temps, les victimes retournent vers leurs agresseurs à la recherche d’un certain confort dans leur inconfort et c’est la faute du système.

Certes, le tribunal a été créé dans le but de répondre adéquatement aux besoins et à la réalité des victimes, mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps? Peut-être que si les victimes étaient davantage des hommes, ce tribunal aurait existé bien avant.

Élisabeth Constant

Articles les plus consultés

Catherine Laporte assume le rôle de cheffe de la direction numérique et marketing chez RONA. (Photo gracieuseté)
Actualités

Le travail de la Joliettaine Catherine Laporte récompensé

Catherine Laporte, originaire de Joliette, a été nommée parmi les Marketers de l’année 2026 par le magazine Strategy pour la relance de RONA.
(Photo gracieuseté)
Actualités

Des travaux se mettront en marche sur le territoire charlois

Que ce soit pour des travaux de voirie ou de verdissement, plusieurs chantiers se déploieront dans les rues de Saint-Charles-Borromée.
La route 343 entre Sainte-Marcelline-de-Kildare et Saint-Côme. (Photo Médialo - Élise Brouillette)
Actualités

Les pires routes de Lanaudière selon CAA

CAA-Québec vient de dévoiler son palmarès des routes les plus mal en point au Québec. La campagne 2026 s’est déroulée du 18 mars au 13 avril.