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03 février 2022

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Gabriel Dufresne parmi les meilleurs au monde

Son rêve lui échappe malgré une saison impeccable

Gabriel Dufresne

©(Photo gracieuseté)

Au sommet de sa forme physique et mentale, le skieur de bosses lanaudois Gabriel Dufresne a connu sa meilleure saison à vie et s’est démarqué au sein de l’équipe du Canada. Il a participé à son premier championnat du monde et s’est ensuite hissé dans le top dix lors de la Coupe du monde de Mont-Tremblant. 

« Je suis content de la façon dont j’ai skié, de mon exécution et de ma progression. Je suis vraiment la meilleure version de moi-même en tant qu’athlète et en tant que personne», a commenté l’athlète de 25 ans.  

Ce dernier a fait ses débuts en ski à la station Val Saint-Côme alors qu’il était âgé d’un an et demi seulement. Depuis, sa passion s’est constamment développée et c’est vers l’âge de dix ans qu’il a commencé la compétition. À partir de ce moment, il a accumulé les exploits et a développé le rêve de participer aux Jeux olympiques.  

Un objectif qui a bien failli se concrétiser cette année, alors que le Joliettain était tout près d’obtenir son laissez-passer pour Beijing. En effet, la dernière des 16 places disponibles pour les hommes en ski acrobatique était chaudement disputée entre lui et deux autres athlètes. Il s’est défendu jusqu’à la toute dernière occasion, mais c’est le 14 janvier qu’il a compris qu’il ne serait pas sélectionné et qu’il a vu son rêve lui échapper.  

« C’est extrêmement décevant de ne pas avoir l’opportunité de montrer ce dont je suis capable dans le cadre de la plus grande compétition qui existe. J’avais ma place à 100% et j’ai vraiment l’impression que j’avais les outils pour faire des dommages en termes de résultats. J’ai le degré de difficulté en saut et je suis dans les plus rapides.» 

Gabriel Dufresne

©(Photo gracieuseté)

Des éléments hors de son contrôle 

Malgré cette vive déception, le Joliettain est très fier de ce qu’il a accompli cette saison. Il a le sentiment d’avoir fait tout ce qui était en son pouvoir afin d’atteindre son objectif, notamment lors des deux dernières compétitions avant la sélection finale. Il a d’ailleurs obtenu le meilleur résultat de sa carrière, en simple, à la Coupe du monde de Mont-Tremblant en récoltant une dixième place.  

Le skieur aurait toutefois espéré un top 8, ce qui aurait fait une grande différence dans ses chances de participer aux Jeux olympiques. «J’ai reçu beaucoup de support de la part de mes compétiteurs qui m’ont mentionné que j’avais été sévèrement jugé et que j’aurais dû participer à la super finale. C’est un sentiment un peu amer. Je suis fier, car j’ai réussi à skier de la façon dont j’ai toujours voulu et j’ai maîtrisé tous les éléments que je pouvais contrôler, mais j’ai l’impression que mon accomplissement n’a pas été récompensé comme il aurait dû l’être. »  

À partir de ce moment, il savait qu’il serait difficile de se qualifier pour Beijing. Lors de l’épreuve suivante, il a donc tenté le tout pour le tout, mais sa prise de risques a mené vers une erreur à la sortie de son premier saut, ce qui lui a valu une 28e place. 

Gabriel Dufresne

©(Photo gracieuseté)

Tout était encore possible lors de la Coupe du monde de Deer Valley, qui se déroulait les 13 et 14 janvier, mais après une chute lors de la première journée, Gabriel devait absolument monter sur le podium le lendemain afin d’être sélectionné.  

«J’ai fait une double vrille, un saut assez complexe, d’autant plus que la piste de Deer Valley est extrêmement difficile. Je l’ai bien réussi, c’était ma plus belle descente en carrière! J’étais vraiment content d’avoir su rebondir après mon échec de la veille.» 

Il espérait un bon score, mais ce dernier n’a pas été à la hauteur de ses attentes. « J’ai tout de suite su que ce n’était pas suffisant, c’était un moment très triste. Tu réalises que tout ce que tu veux et ce pour quoi tu travailles sans relâche depuis des années ne se réalisera pas. » Au moment de l’entrevue, l’athlète n’était pas certain de retenter sa chance pour les prochains Jeux. «C’est un long processus et un gros investissement de temps et d’argent qui est loin d’être garanti. De plus, le ski de bosses est un sport très exigeant pour le corps, alors je ne sais pas encore. » 

Moments marquants 

En plus d’avoir fait ses débuts en ski à la station Val Saint-Côme, Gabriel y a aussi vécu plusieurs de ses moments marquants. C’est notamment à cet endroit qu’il a rencontré deux athlètes qui ont eu un grand impact sur son parcours, Marc-Antoine Gagnon et Pascal-Olivier Gagné.  

« Ce sont eux qui m’ont donné le goût de faire du ski de bosses compétitif. J’ai eu la chance de les rejoindre sur l’équipe canadienne, un peu avant qu’ils prennent leur retraite, et de développer des liens avec eux. Aujourd’hui, ils font partie de mes meilleurs amis et ça, c’est l’une des plus belles choses qui ressort de mon parcours! » 

Il a ajouté que Marc-Antoine a été très présent pour lui dans tout ce processus vers les Jeux olympiques. « C’est toujours plaisant d’avoir le support d’un ami et d’un ancien coéquipier qui connaît bien le feeling dans des moments difficiles comme celui-ci. »  

C’est également à Val Saint-Côme que Gabriel a vécu sa première Coupe du monde FIS en 2016 et qu’il est devenu champion canadien en 2017.  

Parmi les autres moments marquants de sa carrière, le skieur cite également sa première victoire en NorAm, qui était aussi en 2017. « J’étais malade comme un chien et il y avait un blizzard! Les conditions n’étaient pas faciles et j’ai fini par gagner la course quand même, c’est un beau souvenir! » 

Gabriel Dufresne

©(Photo gracieuseté)

Processus de sélection 

Seulement 30 places pour les Jeux olympiques étaient disponibles pour les athlètes de ski acrobatique, et ce, toutes disciplines confondues (cinq au total). Gabriel Dufresne a expliqué que les bosseurs étaient un peu désavantagés dans ce processus de sélection, puisqu’ils sont le double d’athlètes et qu’ils ont eu moins de compétitions en raison de la pandémie. « Certaines disciplines ont eu un circuit de Coupe du monde presque normal, alors que nous avons seulement eu quatre opportunités d’aller chercher des résultats. » Pour la sélection, ce sont les trois meilleurs résultats des athlètes qui sont comptabilisés. Habituellement, ce sont principalement les résultats de la même année des Jeux qui sont éligibles, mais cette fois, les résultats de l’année dernière pouvaient aussi être pris en compte. Une procédure qui a désavantagé Gabriel qui a connu une excellente saison.  

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