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13 janvier 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Une vingtaine de personnes se mobilisent devant le pénitencier de Joliette

Une opposition à des mesures disciplinaires

manifestation 13 janvier 2022

©Photo gracieuseté - UCCO-SACC-CSN - L'Action

Un groupe composé d’agents correctionnels et de représentants syndicaux ont bloqué l’accès au pénitencier de Joliette pour dénoncer la situation de deux de leurs collègues.

Des agents correctionnels se sont regroupés devant le pénitencier de Joliette le 13 janvier en appui à deux de leurs collègues. Celles-ci se voient menacées d’avoir des mesures disciplinaires pour avoir refusé de travailler 24h de suite. Ainsi, les manifestants comptent bloquer l’accès à l’établissement tant que la situation ne sera pas réglée.

Depuis tôt jeudi matin (12 janvier), les agents membres du syndicat UCCO-SACC-CSN affrontent la température glaciale pour se mobiliser contre la décision de leur employeur de vouloir imposer des mesures disciplinaires à deux agentes qui ont décidé de ne pas travailler plus que la limite légale de temps supplémentaire. « Le Syndicat a décidé de tenir une ligne pour bloquer l'accès au pénitencier et pour informer les gens de la situation, explique Éric Prince, conseiller en communication pour la CSN. Ils vont lever le blocage seulement si les agentes correctionnelles sont exemptées des mesures disciplinaires. »

M. Prince ajoute que la pandémie entraîne une hausse des demandes de temps supplémentaire. Selon la politique de l’établissement, les agents peuvent être demandés à faire du temps supplémentaire jusqu’à un nombre maximal de 16,5 h. Le président de la région du Québec pour UCCO-SACC-CSN, Frédérick Lebeau, souligne qu’au-delà de ce nombre, la fatigue peut affecter l’efficacité des employés : « Les agents de correction doivent exécuter des tâches, faire la surveillance des lieux, répondre à des alarmes ou à des tentatives de suicide. Donc, ils doivent être alertes et vigilants. »

Ainsi, après ce nombre d’heures, les agents ne sont plus considérés comme aptes au travail. M. Lebeau indique que la politique du service correctionnel demande aux agents qui sont contraints de travailler 16,5 h d’être reconduits à leur domicile à la fin de leur journée. Il leur est même interdit de conduire. Un horaire de 16,5 h est relativement fréquent selon le syndicat, mais il précise qu’il y a des situations urgentes et imprévisibles qui imposent à un employé de travailler plus que la limite légale. Frédérick Lebeau donne comme exemples des tentatives d’évasion ou encore des émeutes. « Mais lorsque l’on n’arrive pas à gérer nos quarts de travail efficacement et que l’on utilise le principe de situation d’urgence, ça ne fonctionne pas », estime M. Lebeau en faisant référence à la situation des deux agentes de Joliette.

Leur cas a commencé à la mi-octobre lorsque l’employeur leur a demandé de travailler 24h, soit beaucoup plus que les 16,5 h maximales. Des discussions ont ensuite eu lieu entre l’employeur et le syndicat. Selon le constat de ce dernier, la situation semblait réglée, mais le pénitencier a envoyé une convocation de mesures disciplinaires aux employées avant la période des Fêtes. Ainsi, pour faire changer d’avis l’employeur, les syndiqués se mobilisent contre cette décision et n’ont pas l’intention de fléchir. Frédérick Lebeau est, quant à lui, en discussion avec l’établissement correctionnel et a bon espoir qu’une entente sera instaurée entre les deux parties : « Ça devrait se régler rapidement. L’employeur semble comprendre qu’il avait fait une petite erreur administrative. »

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