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02 décembre 2021

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Un ancien pensionnaire se dit déçu des services

Hébergement d’urgence Lanaudière

HUL

©Jason Joly - L'Action

Un ancien pensionnaire de l’Hébergement d’urgence Lanaudière dit avoir été déçu des services et de l’ambiance du centre.

Puisqu’il était à la fois en situation d’itinérance et en attente d’une opération, Francis Renaud a fait appel aux services d’Hébergement d’urgence Lanaudière il y a quelques mois pour y être logé. Il déplore toutefois les nombreux règlements et la surveillance accrue des pensionnaires, comparant même l’ambiance à une prison.

Francis Renaud souffre de graves problèmes de santé, dont au niveau des reins. Sa problématique l’a contraint à retourner près de sept fois à l’hôpital pour y subir une réhydratation des reins. Puisqu’il est également atteint de la maladie de Crohn, qui entraine toutes sortes de complications, il est en attente pour une opération de restructuration complète de sa paroi abdominale. L’hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne, lui a promis que son intervention chirurgicale se déroulerait en 2022. « Avec la Covid, ça devient très complexe de se faire opérer. Nous finissons tous sur des listes d’attente », explique M. Renaud.

En attendant le jour de l’opération, l’homme a fait appel aux services d’Hébergement d’urgence Lanaudière (HUL). Il espérait également que des intervenants sur place puissent l’aider à remplir deux conditions préalables à son opération, soit arrêter de fumer et perdre du poids. Le centre offre en effet du soutien aux bénéficiaires pour les aider dans différentes situations. « L’organisme collabore avec plusieurs institutions pour offrir les services d’intervenants provenant entre autres du Centre Intégré de santé et de services sociaux, du milieu carcéral et du centre de réadaptation en dépendance », explique Ann Soucy, présidente du HUL. Les employés du centre sont d’ailleurs tous des travailleurs sociaux, des éducateurs spécialisés ou même des travailleurs de rue de formation.

Un séjour interrompu

Ayant déjà fréquenté le HUL, Francis Renaud dit avoir été déçu de son retour au centre : « Je suis tombé dans un organisme qui est totalement différent de ce que je me rappelle. Sous un prétexte qu’ils n’ont plus beaucoup d’argent, les employés sont rendus avec des valeurs qui ne correspondent pas à celles du communautaire. »

Mme Soucy est surprise de cette affirmation puisqu’elle ne considère pas du tout que son organisme manque de financement. Elle assure que le centre n’a pas non plus de difficultés à trouver des employés et des intervenants ou encore à offrir des services aux pensionnaires : « L’organisme va bien! »

Francis Renaud explique qu’une liste d’une quarantaine de règlements à suivre est donnée à l’arrivée du bénéficiaire. L’homme énumère par exemple que les pensionnaires doivent se lever et se coucher à des heures spécifiques ou encore qu'ils doivent se soumettre à une  fouille à leur entrée dans le centre. « Lorsqu’il y a une règle qui est enfreinte par un pensionnaire, on lui met un avis. Donc, il faut consacrer notre première journée à apprendre les règles par cœur ». Après trois avis, les pensionnaires sont renvoyés du centre.

Ann Soucy précise : « Il est primordial de mettre des règles de vie afin de permettre aux personnes en situation d’itinérance de retrouver une certaine stabilité. Il y a des règles à respecter puisque les personnes qui fréquentent le centre sont là pour se prendre en main. » Elle précise également que les bénéficiaires sont mis au courant des règles à suivre dès le début de leur séjour et signent une entente dans laquelle ils s’engagent à respecter les règlements.

M. Renaud a été renvoyé du centre quelques temps après son arrivée. Il a reçu deux avis pour ne pas avoir participé à des réunions de groupe. La dernière infraction commise par l’ancien pensionnaire est le résultat, selon lui, d’un manque de communication du personnel. Il raconte s’être levé un matin et être allé déjeuner avant de retourner faire une sieste parce qu’il ne se sentait pas bien. Lorsque les employés de jour ont remplacé ceux de nuit, personne n’a été averti que M. Renaud s’était déjà levé pour le déjeuner. Ainsi, il a reçu son dernier avis, il a été évincé et a dû se trouver un autre logis pour y vivre.

Francis Renaud déclare donc avoir été déçu de son expérience à l’Hébergement d’urgence Lanaudière et considère que les conditions de vie et la communication entre les employés laissaient à désirer. Ann Soucy réitère que les employés du centre sont formés pour répondre aux besoins des pensionnaires. « Le but de notre mission est de soutenir et d’aider les personnes en situation d’itinérance qui le désirent, de leur donner les outils nécessaires pour qu’ils mettent toutes les chances de leur côté », conclut-elle. 

Commentaires

3 décembre 2021

Frank Du Canal

« L’organisme va (très) bien », madame la marquise! Aucun problème d'argent, ni avec les procédures? C'est quand-même un peu étonnant d'entendre ça, alors que les organismes communautaires autonomes se mobilisent pour dénoncer leur sous-financement depuis des années. Et il n'y a pas que cet ancien résident qui remet en question des façons de faire au HUL: https://www.laction.com/article/2021/01/26/nouvelle-approche-au-refuge%E2%80%AF-deux-visions-s-opposent

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